CR du 17/03/2017

CR du 17/03/2017

Tentative de dépôt de plainte pour vol de pancarte par des policiers :

Une personne est allée déposer plainte au commissariat de Waldeck Rousseau, pour des événements survenus le 9 mars dernier lors d’une manifestation place du Bouffay, vers 11h : elle a demandé à porter plainte pour « vol en bande organisée » pour la confiscation (toujours en cours à ce jour) de sa pancarte par des policiers, « abus d’autorité » puisqu’il s’agit de représentants de l’ordre, « moquerie » et enfin « intimidation » au moment de réclamer la pancarte.

Lae fonctionnaire qui l’a reçue a pris son nom, son numéro de téléphone afin de la recontacter et lui a suggérer d’écrire au directeur départemental de la sécurité publique pour exposer les faits et sa demande.

Sur la pancarte confisquée, on pouvait lire :

Là où la justice décline, la société déchoit.

Le groupe a travaillé à un texte dénonçant les violences policières suite aux agressions et à la répression subie par les lycéen.ne.s qui organisent des blocus de leurs établissements à Nantes ces dernières semaines. Rappelons que ces jeunes gens, qui n’ont pas le droit de vote, ont peu de moyens d’expression politique. Le blocage de ces lycées est un message politique : illes dénoncent les violences policières et l’injuste traitement qui est fait à leurs victimes par l’institution judiciaire.

La presse locale est remarquablement silencieuse ou lisse sur le sujet, ne parlant aucunement de la portée politique du geste de ces jeunes gens ni des violences subies, comme vous pouvez le constater ici. A l’entendre, de plus, seul un lycée est concerné. L’ironie de la situation, est que cet article bref et lissé, concerne le lycée qui aurait subi la répression la plus violente, probablement raison pour laquelle le journal s’est décidé à publier un article.

Nantes Révoltée relaie des informations bien différentes :

le mouvement concerne au moins les lycées Monge, Verne, Livet et Perrin.

le témoignage d’une lycéenne le 9 mars :

#BlocusPourThéo#PasDeJusticePasDePaix

Nantes jeudi 9 mars la répression policière s’abat sur les blocus lycéens.
Témoignage de Romane, lycéenne de Livet.
Vive la jeunesse de Nantes !
Solidarité!

« 5H. Le réveil sonne dans les chambres des internes ce matin du 9 mars au Lycée Livet à Nantes. On se faufile discrètement. On escalade la grande grille du lycée et nous voilà dehors. Nous sommes une quinzaine à l’appel du collectif « Boycott, sanctions, actions » pour bloquer notre lycée. Nous voulons protester contre les violences policières.

5H30. Les poubelles commencent à s’empiler dans les 3 rues menant au lycée.

6H30. Deux camions de CRS débarquent, tout le monde s’enfuit. Les élèves sont pourchassés dans les rues, l’un d’eux est emmené au commissariat. Les poubelles sont retirées par les forces de l’ordre.

7H30. Deuxième tentative. Les élèves affluent, et un blocus humain se crée plutôt naturellement. Une centaine d’élèves. Quelques poubelles donnent un peu de crédibilité au blocage. L’ambiance est festive, l’entrée n’est pas vraiment interdite. On laisse passer ceux qui le souhaite vraiment. Musique et rires, des slogans antifasciste sont lancés dans la foule. Quelques policiers plutôt tendus encadrent l’événement.

7H50. Plusieurs fourgons de CRS pointent leurs nez au bout de la rue. Les lycéens font face pacifiquement. Une rangée d’une quinzaine de CRS avance d’un pas déterminé. Au même rythme que leurs pas, ils frappent leurs matraques contre leurs boucliers. Cela ne décourage pas les lycéens qui restent droits, sans pour autant montrer d’agressivité. Les policiers ne s’arrêtent pas et chargent dans la foule sans aucune sommation.

L’administration du lycée ferme la porte principale, coupant toute voie de retrait. Certains élèves sont très violemment bousculés, piétinés, frappés. Les forces de l’ordre ne cesse de gueuler aux lycéens d’avancer alors qu’ils sont bloqués contre la porte, les poubelles et surtout contre leurs camarades.
Plusieurs coups de matraques dans la foule compacte, la nuque, les jambes – AVANCE ! – une jeune fille est poussée contre un mur. Le médecin diagnostiquera une contorsion du coude, de l’épaule et de la clavicule. Personne n’avait résisté ou montré signe de violence.

8H10 : Certains s’enfuient par petits groupes, d’autres restent simplement là, abasourdis par la violence précédente. Les forces de l’ordre encerclent les lycéens restant. La nasse durera plus d’une heure. Quelques professeurs tentent d’extraire les blessés, face à la dureté des policiers. Une élève est quand même emmenée à l’infirmerie. Même à la professeure, il faudra plus de quinze minutes pour faire ouvrir les portes du lycée afin de prodiguer les premiers soins.
Les autres petits groupes vivent des courses poursuites avec les policiers dans les petites rues adjacentes pour être enfin encerclés. Ils fouillent les sacs et prennent tout les noms de ceux qui sont piégés.

9H45. Les forces de l’ordre se replient après avoir nettoyé les rues. Tout est fini, les élèves retournent en cours, mais restent choqués de la répression et de la violence de l’intervention des forces de l’ordre ce matin du 9 mars 2017. »

[Récit et photos : Romane Verchère]

D’autres photos du 9 mars. Et le blocus du 16 mars.

Des fonctionnaires de police ont donné un PV à une personne sans abri près de Moutonnerie, pour consommation d’alcool sur la voie publique.

Alors qu’illes contrôlaient des personnes sans abri pour consommation d’alcool sur la voie publique (des bières…), illes ont exigé qu’elles vident leur bière sur le sol. L’un.e d’elleux a refusé.

Alors certes, il est interdit de boire sur la voie publique, mais peut-être que les forces de l’ordre auraient mieux à faire que de verbaliser des personnes qui n’ont pas toujours le loisir ou les moyens de s’attabler en terrasse d’un bar ou d’un café pour y boire leur bière. Surtout que ces personnes n’ont techniquement aucune alternative à être présentes sur la voie publique en journée.

Discussion sur l’action non violente avec un militant présent à titre personnel :

L’action non violente est une forme de désobéissance civile. Elle consiste à enfreindre une loi de manière non violente pour exprimer une position politique et délégitimer la violence reçue, infligée par les institutions ou les agents des forces de l’ordre envoyé.e.s pour réprimer l’action non violente.

Nous avons parlé du dialogue et de la coexistence entre les différentes formes de lutte, non violentes et violentes, et les avis divergeaient sur ce point. Si l’on se place du point de vue de la perception extérieure de la coexistence des modes d’actions, les médias majoritaires et les politiques retiennent toujours la violence, associant de fait les groupes non violents à l’action violente. On peut craindre de se voir imposer un mode d’action que l’on ne cautionne pas ou n’est pas prêt à employer. Cependant, ne pas agir semble inacceptable que l’on partage ce point de vue ou non, ou agir sur d’autres lieux et à d’autres moments lors d’événements dont la date et le lieu sont déjà fixés et/ou symboliques.  De plus, le prisme médiatique est fortement sélectif, et une action non violente au sein d’une manifestation plus vaste est rarement relayé par les médias majoritaires.

La question reste ouverte.

Journée mondiale antipub le 25 mars 2017 :

Dans le cadre de la journée mondiale antipub qui a lieu chaque année le 25 mars, une réunion inter-organisations aura lieu vendredi prochain à 19h à B17 (17 rue Paul Bellamy, au fond de la deuxième cour entrée par l’escalier côté droit du garage) pour préparer cette journée.

Le 27 mars, Opération Bouton :
Il s’agit d’une mobilisation pour le désarmement nucléaire dont voici l’appel :

« Le 27 mars commencera à l’ONU les discussions pour un traité international visant à interdire les armes nucléaires.

La France fait partie des rares pays ayant voté contre la résolution organisant les négociations pour un traité d’interdiction des armes nucléaires (113 pays ont voté pour). La France a investi dans le renouvellement complet de son arsenal nucléaire.
Pensez-à ce que nous pourrions faire d’un total de 4 milliards par an dépensés pour l’arme nucléaire et son entretien !

Dans le cadre de la campagne « Le Désarmement c’est maintenant », les organisations partenaires appellent à une mobilisation forte des Français sous une forme ou une autre. Soyons inventifs !

Notre objectif est clair : interpeller les candidats à l’élection présidentielle, futurs détenteurs du fameux bouton rouge à se positionner sur le désarmement nucléaire de la France et pour cette initiative internationale. »

La pétition : http://labombe.wesign.it/fr

Le kit de mobilisation : http://www.francesansarmesnucleaires.fr/IMG/pdf/Kitdemob.pdf

Ce samedi a eu lieu la Manifestive :
DANSONS DANS LA RUE POUR LA LIBERTE D’EXPRESSION !
RENDEZ-VOUS LE 18/03 A NANTES, TOULOUSE, PARIS et MARSEILLE !
Le 18 mars, c’est le printemps techno, un mouvement de protestation qui s’élève de tout la France pour défendre la Fête Libre.
A MARSEILLE, PARIS, TOULOUSE, NANTES, retrouvons-nous pour faire entendre notre ras-le-bol de la répression.
Amateurs de techno, sound systems, DJs, livers, décorateurs, performers… tous unis derrière les chars des sons qui défileront ce jour-là.
Ce même jour, deux de nos membres seront à Rennes pour la journée d’études sur le racisme institutionnel organisée par la Coordination Ouest sans papiers (CR à venir). Illes sont parti.e.s avec la présentation du programme Un chez soi d’abord dans leur besace et ont distribué nos derniers flyers de présentation.
Pendant ce temps, deux autres membres seront au week-end des Alternatives Concrètes à Challain, en partie dans le même but.
Enfin, nous relayons un appel des Faucheur.se.s de chaise ! Au programme : mettre la BNP sur le banc des accusé.e.s « pour sa participation active à l’évasion fiscale, au crime climatique et aux violations des droits des peuples. »
TOP Départ pour la saison 3 des faucheurs de chaises
 

Cette fois c’est Florent Compain, président des Amis de la Terre qui va passer en procès le 11 avril prochain à Bar-Le Duc suite à une autre plainte de la BNP pour une action de réquisition citoyenne de chaises menée à Nancy le 6 novembre 2015.

Les Faucheurs de chaises ont décidé de relancer une série d’actions dans la perspective de ce procès. Ces actions visent non seulement à mobiliser largement pour le jour J, mais aussi à susciter de nouvelles actions non-violentes et de désobéissance civile dans les agences de la BNP, pour continuer de diffuser nos messages sur l’évasion fiscale, la justice sociale et la transition écologique, et mettre en lumière le rôle joué par des banques comme la BNP Paribas dans l’industrie de l’évasion fiscale ainsi que dans les financements de projets d’extraction ou d’exploitation des énergies fossiles.

Comment participer depuis NANTES ?

 1) Pour la phase d’action  entre aujourd’hui et le 7 Avril, il vous suffit de remplir le formulaire suivant .

2) Aller à Paris le 11 Avril, jour du procès de Florent Compain, et montrer le rapport de force entre cette banque et la société civile, merci de remplir ce formulaire.

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