CR Morts de la rue, collage et voeux du 15/01/2017

CR Morts de la rue, collage et voeux du 15/01/2017

EDIT : Bruno Le Roux annonce lundi 16/01 midi le lancement du plan grand froid, précisant que aucune personne ne sera laissée sans hébergement, sdf ou migrant.e.

Ce plan grand froid était attendu depuis déjà longtemps. Fallait-il vraiment attendre de descendre sous les -10°C pour le lancer ? Fallait-il attendre 9 morts (chiffre officiel en deçà de la réalité) ?

Est-ce qu’on s’en contente ? Non !

La rue tue plus que le froid et elle tue toute l’année !

Il faut réclamer un logement pour tou.te.s, décent et stable, maintenant et sans condition.

Et nous comptons bien le lui rappeler…

CR du 15/01/2017

Nous avions été contacté.e.s par Sébastien, sans abri et membre de la commission SDF de Paris. Il nous avait communiqué des chiffres effrayants sur la mortalité des sans abris. La rue et l’indifférence tuent.

7000 personnes entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2016 d’après l’INSEE.

Plus d’une personne par jour depuis le 1er janvier 2017.

On meurt en moyenne 30 ans plus tôt à la rue, entre 45 et 49 ans contre environ 80 pour le reste de la population.

Ces données sont établies par l’INSEE et par des collectifs indépendants, ici le collectif des morts de la rue, qui recense, identifie quand possible, et organise des cérémonies pour les personnes décédées et un accueil pour leurs proches.

Des initiatives locales existent pour aider et pour informer, mais ces données ne dépassent pas le cercle de celleux qui sont déjà au courant du problème et engagé.e.s pour améliorer la situation. Nous avons donc décidé de suivre la suggestion de Sébastien, et de diffuser, à notre manière, ces données derrière lesquelles se trouvent des personnes que le pays des droits humains a laissé mourir.

Et comme en plus sa Majesté le ministre « retirons les couvertures aux migrant.e.s par -4°C » était de passage à Nantes, nous avons ajouté une petite dédicace…

Le monument aux morts des 50 otages nous a semblé un bon point de départ. Il permet d’envoyer le message à la préfecture et de rappeler que certaines morts sont invisibilisées.

Et de râler un peu. Quand même.

En parlant d’otages, on a trouvé Arnaud !

« Il faut libérer les Fr… »

Chut, Naunaud, tu te fais du mal pour rien…

Le tribunal, lieu de justice paraît-il, était une suite logique. Notez qu’on ne peut pas coller grand-chose par là-bas…

On s’est baladé.e.s…

Le cinéma Gaumont du centre avait une curieuse façade ce jour-là… TOUS ses écrans de séance affichaient le film de Dany Boon sur le RAID.

Heureusement on a trouvé des gens avec des idées sympas.

Et de l’amour !

On s’est un peu attardé.e.s place Royale… juste un peu… le temps de faire tout le tour.

Enfin, la maire ayant fait installer un arbre à voeux, nous sommes allé.e.s déposer les nôtres : que tou.te.s aient droit et accès à un logement (stable et décent bien sûr), sans condition !

200 affiches au total.

Les réactions des passant.e.s nous ont donné beaucoup d’espoir : illes ont montré un intérêt pour ces informations et beaucoup se sont arrêté.e.s pour les lire alors que nous collions.

Une solidarité est là, à réveiller.

Nuit Debout Strasbourg nous avait déjà fait connaître son action via le peuple des oubliés, que nous relayons donc : des cartes postales à imprimer et adresser au maire ! Cette démarche est une tentative de pallier à l’inertie de leur préfecture, normalement responsable de ces questions.

Et ce n’est qu’un début !

Petit CR avec le Forum de la Dignité le 17/01/2017 : https://www.facebook.com/faitesladignite/videos/1642662656036903/?hc_ref=NEWSFEED

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