CR du 30/09/2016

CR du 30/09/2016

Effectif : une vingtaine

Thème : abri, anti-répression, lancement d’une soirée thématique et festive

Abri :

Un point de logistique a été brièvement discuté, concernant, par cette soirée pluvieuse, les moyens de s’abriter pour se retrouver. Le Comité On bloque tout a créé une Commission Lieu pour trouver un local et l’occuper légalement afin d’être le plus tranquille possible. Cette recherche prendra donc un peu de temps.

 

Réunion anti-répression :

La répression prend plusieurs formes :

  • les interdictions de manifester visant des personnes, pour un type de manifestation ou toute manifestation, et leur interdisent l’accès à certains lieux lors de ces événements ;
  • la présence policière importante qui peut couper les cortèges ou barrer l’accès à certains lieux ;
  • l’armement de la police, avec la réapparition du nouveau lance-cartouches six coups, ou PGL-65 à Nantes le 15/09 dernier, cette machine permet aux policiers/CRS de tirer à répétition et son calibre de 40mm (norme OTAN) laisse penser que cet engin qui est encore un lance-grenades lacrymo/fumigènes peut lancer sur simple décision politique des Balles de Défense ;
  • la répression médiatique, sous forme de silence médiatique, rétention ou biais d’information ;
  • la répression juridique enfin.

Elle vient étouffer les critiques et les revendications des personnes comme si elles étaient illégitimes, d’où sa violence, inhabituelle dans ces contextes. Elle vise donc les personnes dans leur liberté de circulation, dans leur chair et leur esprit, et surtout s’accroît : l’apparition du PGL-65 après les LBD 40, les interdictions de participer à un type de manifestation à tout type de manifestation, la pression policière pour obliger à l’effacement des images et vidéos prises par les journalistes ou manifestant.e.s, les violences sur les manifestant.e.s et les journalistes. Pour rappel, les observateurs.rices d’Amnesty International font désormais partie des défilés à Paris, et ce depuis le mois de juillet.

Face à cette escalade, comment faire entendre encore sa voix, si possible sans y laisser un œil au passage ? La réflexion porte sur des formes de lutte fines :

  • des actions brèves et impliquant des dispositifs temporaires pour éviter les accusations de dégradation de biens, type flash-mobs ;
  • le fait de jouer via les intitulés des événements sur la spécificité des interdictions de manifester, même si ce n’est probablement qu’une étape vers l’interdiction totale de manifester pour les personnes concernées ;
  • le délai entre l’annonce de l’événement et sa réalisation, ou son début et sa fin, peut aussi être un paramètre à moduler ;
  • développer la prise d’images en action. A titre d’exemple, les actions du mardi 27/09 au matin n’ont pas donné lieu à interpellation, même la manifestation sauvage, qui a pourtant fait déplacer un important dispositif policier. Il n’en a pas été de même l’après-midi et le soir même, et un appel à témoins pour dénoncer des violences policières circule actuellement.
  • Enfin, face aux habitudes très visuelles de la police, qui se fie beaucoup à la couleur de peau comme de vêtements, souligner l’hétérogénéité des personnes présentes, visuellement et par les gestes, contre la qualification abusive de « casseur » qui fait croire que seuls de petits groupes marginaux critiquent la gestion du pays et des personnes.

 

Nuit Debout – soirée à organiser :

Les personnes présentes étaient favorables à relancer le mouvement en fixant une date nationale pour rassembler les gens, remobiliser les syndicats mais sans forcément attendre qu’ils lancent le mouvement… tout en permettant aux interdits de manifestation de célébrer avec les autres. L’événement mêlerait des temps de communication sur des sujets précis, des temps d’échange et une ambiance festive avec un banquet (végéta*ien) et un concert.

Ont déjà été proposés : des interventions du groupe des Street Medics et de l’Assemblée des blessé.e.s sur le thème des répressions, une présentation de la « désescalade », la stratégie policière face aux manifestations mise en œuvre en Allemagne par exemple, un retour sur le traitement médiatique des manifestations des derniers mois. Des informations plus précises suivront à mesure que l’organisation de l’événement progresse, dans le courant de la semaine.

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