Compte Rendu du 09/04/2016

Compte Rendu du 09/04/2016

1° Le monde paysan vit une crise profonde, causée par un étranglement bancaire et fiscal des agriculteurs, qui sont obligés de se prêter à une fuite en avant dans l’investissement productiviste afin de payer leurs dettes. A ce problème d’ampleur nous proposons une vaste réforme agraire comportant :

– un rachat des grands terrains par l’Etat (via les SAFER) pour une redistribution des terres à bas prix, et à destination des personnes sans terre souhaitant s’installer comme agriculteurs.

– la mise en place d’un frein à la spirale de la dette en instaurant une pause bancaire et fiscale, et un rééchelonnement des sommes à payer par les agriculteurs surendettés.

– une réforme de la PAC, afin que celle-ci cesse de favoriser les grandes exploitations industrielles, et oriente ses aides vers les petites exploitations en agriculture biologique (AB) ou en conversion vers l’AB.

– assurer un accompagnement technique et financier massif afin de permettre aux exploitations conventionnelles de se convertir en AB.

– de monter progressivement la part des repas en restauration collective scolaire devant provenir de l’AB.

La participation de personnes du monde paysan (GAB 44, Confédération Paysanne) à Nuit Debout Nantes permettrait d’approfondir cette réflexion.

2° Promouvoir l’agriculture urbaine (AU) est aujourd’hui une priorité du fait de ses multiples vertus : donner aux citoyens des espaces propices au vivre-ensemble, les reconnecter à la nature, éduquer à l’environnement, améliorer la qualité environnementale des espaces urbains (qualité de l’air, pollution sonore…), fournir des produits alimentaires pour les personnes en situation de détresse sociale…

Pour cela, interpeller les équipes de quartier de Nantes Métropole pour proposer avec des associations (ex : Compostri, ECOS, Idéelles) la mise en place à court terme de jardins partagés, particulièrement dans les quartiers populaires où les espaces verts inoccupés ne manquent pas et où l’intérêt de l’AU est particulièrement évident (exemple de la ville de Détroit aux Etats-Unis, où les habitants des quartiers pauvres se sont réapproprié des dizaines d’hectares de terrains en friches afin de les cultiver, ou encore de la ville de Todmorden au Royaume-Uni d’où a émergé le mouvement des Villes en Transition).

Autre moyen d’interpellation : créer notre jardin potager Place du Bouffay ! Celui-ci devrait être mobile, afin de ne pas être détruit en journée par le service de nettoyage municipal ou les forces de l’ordre.

3° Promouvoir l’installation des supermarchés coopératifs et des GASE (groupements d’achat service épicerie) pour assurer l’approvisionnement à grande échelle de la population urbaine via des circuits courts les liant sans intermédiaire à des producteurs de produits de qualité.

4° La reconnexion avec la Nature apparaît pour un nombre croissant de personnes comme une condition indispensable du bonheur et de l’épanouissement individuel. Elle peut être amorcée par du wwoofing ou le visionnage de films comme « Demain » ou « La Planète Sauvage » (à projeter dans l’espace public si possible).

5° L’éducation à l’environnement progresse dans l’éducation nationale, mais doit être accentuée pour permettre une évolution profonde des consciences dans nos modes de consommation et notre relation avec les animaux (sortir de la vision de l’animal comme marchandise).

 

Conclusion : « La société de demain existe déjà aujourd’hui en germes, à nous de les faire pousser. »

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