Compte Rendu du 05/04/2016

Compte Rendu du 05/04/2016

                               COMMISSION « TRAVAIL »

                        (Verbatim des échanges du 05.04.2016)

 

Préambule : La notion « travail » étant un concept tellement complexe, nous avons choisi un ordre du jour. Dans un premier temps, nous avons souhaité définir la notion de travail puis dans un deuxième temps, évoquer le droit du travail (Prud’hommes et bien entendu, la loi Travail défendue par Mme El Khomri. Enfin, forts de nos différents échanges et points de vue, nous avons clôturé notre première commission « travail » par les perspectives que nous voulons et/ou pouvons mettre en place pour repenser la notion de travail.

           I/ Définition du travail

 Le travail est une activité de différents types :

  • Physique et intellectuel : une activité physique est également intellectuelle (réfléchir à des stratagèmes pour supporter des charges lourdes par exemple).
  • Salariat : associé à l’idée de l’exploitation par dépendance juridique de par le lien de subordination.
  • Auto entreprenariat : Exploitation par la dépendance financière (ex : uberisation).
  • Activité de produit ou de services.
  • Activité d’épanouissement, à l’instar du sport ou de l’art ≠ du travail.
  • Activité domestique non rémunérée.

 

Le travail est une notion qui a évolué dans l’Histoire :

  • Le travail comme outil de socialisation.
  • Le travail comme outil d’émancipation.
  • Le travail comme outil de reconnaissance sociale.
  • Le travail comme outil de précarisation de la société.

 

L’étatisation a été évoquée, de même que le travail public et privé, ainsi que la notion de valeur d’usage et d’échange. La propriété d’usage des moyens de production a posé la question de la démocratie.

 

         II/Droit du travail/Prudhommes/Loi El Khomri

 

Les notions évoquées sont les suivantes :

  • Le rapport de force entre salarié et patronat non corrigé (code du travail favorable au salarié).
  • Le risque de moins de recours aux Prud’hommes.
  • Le stress, la précarité ≠productivité d’où la question « que peut-on faire à la place de l’exploitation? »
  • Le code du travail doit rendre vivable quelque chose d’anormal.
  • Le code du travail, retiré de ses défenses, suit le chemin proposé par le MEDEF (On emploie alors le terme de « Gauche Medef », qui se définit alors par un rapport de dictature venant du monde du profit.
  • « La loi ne passera pas, mais sa philosophie survivra ».
  • Le travail d’explication est à faire quant à ce texte de loi car le recul du droit des salariés (congés, astreintes, heures sup…) tend à favoriser l’horizontalité via les négociations au sein de l’entreprise. On peut imaginer les licenciements économiques facilités pour cause de désinformation sur les filiales françaises ou étrangères.
  • Augmentation du temps de travail sans compensation= annonce des chantages à l’emploi (risque de jobs précaires, à l’instar de l’emploi en Allemagne ou en Grande Bretagne).
  • Les salariés ne connaissent pas leurs droits : quelle représentativité du salarié ?
  • « Petits patrons » qui souffrent mais qui ne rejoignent pas notre mouvement.
  • Loi qui veut contourner les syndicats mais surtout les conventions.
  • Problème d’accès au travail : Complexité de l’administration et de ses accès (besoin d’assistance, notamment les bénéficiaires d’aide souvent incriminés).

 

         III/Perspectives

 Réécriture d’un code du travail favorable au salarié via une refonte du lien entre le patron et le salarié.

  • Volonté d’une lutte variée : mouvement spontané, greffe des syndicats, étudiants, chômeurs, agriculteurs…
  • Incitation à se syndiquer.
  • Faire différents niveaux de propositions et savoir différencier l’urgence.
  • Obtenir une sécurité professionnelle ou un salaire à vie en l’inscrivant comme un principe de valeur constitutionnalisé.
  • Baisser le temps de travail pour plus d’emplois.

 

To be continued…

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