Compte Rendu du 09/04/2016

Compte Rendu du 09/04/2016

Personnes présentes : Impossibilité de dénombrer : 300 ?

Rapporteur : Victor

Orateur 01
Résumé de la séance précédente consacrée à la démocratie (38 Mars)
Suite aux échanges très divers des jours précédents, l’orateur présente à la commission les thématiques principales qui ont été évoquées :
– Les outils de décision et de désignation (referendum, tirage au sort, volontariat, vote des lois et amendements par internet..)
– La question de la représentativité (lobbying, parité homme-femme, vote blanc, TAFTA..)
– La rédaction d’une constitution (objectif : souveraineté populaire, comment procéder ?, quel contenu ?, ..)
– Les différents types de démocraties (représentative, liquide, directe, en autogestion..)
– Les institutions (mairies, assemblées départementales, régionales…)
– Les principes démocratiques  régissant notre propre commission (tour de parole, prises de paroles non bridées mais devant respecter l’esprit d’une égalité de temps de parole, prise de parole inversée, vote..)

Invitation à des tours de paroles, sur cette question, autant qu’il sera nécessaire.
Orateur 02
Note que le tableau présentant les institutions est incomplet et qu’il serait bien d’ajouter : les institutions judiciaires, préfectures, différents types de tribunaux, les médias.
A propos de ces derniers, les médias, il note qu’ils devraient être libres et indépendants et appropriés par la population.
Orateur 03
Note que, dans un premier temps, nous devons collecter et écouter largement, la parole, les avis de chacun.
Ensuite, il s’agira de formuler les absences et carences de notre démocratie représentative.
Face à un prévisible mutisme du système actuel, il sera, à un moment donné, nécessaire de convoquer des états généraux pour rédiger une nouvelle constitution.
Orateur 04
Prend en exemple le cas de l’Islande
Pose la question de comment dépasser l’immobilisme du conseil constitutionnel ?
Indique qu’il va falloir faire bouger les lignes et dénoncer les conflits d’intérêts au sein de cette institution.
Orateur 05
Note que le thème ‘Constitution’ est intéressant. Cette thématique permet de se poser la question de ce que l’on voudrait d’autre.
Note que si l’on est pour la recherche d’une alternative, il faut se poser la question de la démocratie dans l’entreprise. L’entreprise est le lieu du rapport capital-travail. Le travailleur n’ayant pas la parole.
Ainsi, il serait souhaitable que chaque travailleur ait son mot à dire dans la production, car si le travailleur est dans la boucle de décision il pourra contrer la course au profit.
Orateur 06
‘Je me sens trop peu active’
Se demande comment peut-on faire pour faire discuter tout le monde.
Orateur 07
Note que la démocratie c’est ‘ferme ta gueule’ ! La démocratie représentative actuelle s’exerce en cercle fermé.
Indique que ça fait du bien que le mécontentement soit partagé en masse.
Orateur 08
Indique ne pas avoir de solution à la question démocratique. Une politique d’austérité est menée dans toute l’Europe.
Exemple en Espagne : les espagnols se battent, il faut donc rejoindre les différents mouvements à travers l’Europe et relayer tout ça au niveau Européen.
Indique que toutes les jeunesses européennes sont dans la même ‘merde’.
Indique que les Suisses, qui ne sont pas dans l’Europe, votent, eux, pour leurs lois par référendum.
Orateur 09
Indique être venu mardi dernier à la Nuit Debout de la place du Bouffay.
Explique que la démocratie, c’est le peuple qui doit la porter.
Relève une idée qui lui apparaît importante : revenir vers le bas (horizontalité) et s’unir, en Europe.
Orateur 10
Est étudiant en archéologie.  Souhaite expliquer la notion de démocratie liquide.
La démocratie liquide c’est donner sa voix, en arborescence, à une personne qui s’engage à faire ce qui à été décidé par la communauté.
Son mandat peut être retiré à tout moment. Ce système est basé sur la confiance, c’est un outil pour la démocratie.
Une autre personne de l’assemblée pose la question suivante : La démocratie liquide ne crée-t-elle pas une instabilité permanente dans le système ? Réponse, oui, ça peut être un risque

Orateur 11
Note que la démocratie devrait se vivre au niveau européen. Il faudrait considérer cette dimension.
Orateur 12
Remarque qu’il faut se décomplexer, il n’y a pas d’expert, nous sommes tous légitimes pour s’emparer de cette question.

Indique être intéressée par la démocratie liquide.
Indique que ce n’est pas le cadre, ici, pour faire une constituante. Il serait plus pertinent qu’un candidat dans le cadre des élections prochaines soit porteur de la mise en chantier d’une nouvelle constitution.
Orateur 13
Indique être intéressé par la constitution et indique être une défenseuse du tirage au sort.
Orateur 14
Demande plus d’explications pour bien comprendre ce qu’est la démocratie directe, démocratie liquide.
Indique que la tendance, jusqu’alors, était au repli, au découragement, au sentiment de persécution. ‘Il n’y a pas de solution magique’ mais cet orateur perçoit que les choses peuvent changer par petits bouts.

Orateur 15
Indique être juriste. Souhaiterait porter un éclairage sur la question démocratique.
Le peuple devrait  remettre légitimement en cause les juristes et l’expertise.
Il faudrait désincarner le pouvoir et les institutions, car la personnalisation du pouvoir est dramatique.

Orateur 16
Indique qu’une démocratie devrait être gérée localement. Quitte à ce que les remontées d’idées se fassent au niveau national et européen ensuite.
Question langage et médias : perçoit un véritable ‘bourrage de crânes’ du pouvoir qui impose ses idées.
La question médias-démocratie est intriquée.

Orateur 17
Indique avoir des propositions à formuler :
– Interdire le cumul des mandats
– Produire une nouvelle constitution : ‘je rêve d’un président qui fasse réécrire la constitution et qui s’en aille’
– Permettre un seul mandat et ensuite retourner à la vie civile : ‘les professionnels de la politique nous ‘bouffent la gueule depuis trop longtemps’.
– Faire porter les élections sur une personne qui a des compétences
– Les citoyens pourraient être tirés au sort

Orateur 18
Indique que les Français ne se fichent pas de la politique.

Orateur 19
Indique que le vote blanc n’est pas pris en compte. Pour cette raison, cette personne ne vote plus et à décidé de ne plus donner quitus à ce système.
Cette personne préfère que chacun d’entre nous soit au pouvoir par la désignation de la base.
‘Plutôt demander à quelqu’un un service que de choisir une personne qui propose ses services !’

Orateur 20
Trouve que les propos de l’orateur précédent sont intéressants.
Le vote, actuellement, est reçu par les élus comme un blanc seing donné pour leur mandature. Ceci est une forme dévoyée de démocratie.

Orateur 21
A propos de la démocratie liquide.
Avoue ne pas savoir si le vote est le meilleur moyen de désignation.
Indique qu’il serait bien que ce soit la communauté qui désigne le candidat et non le candidat qui se désigne.
Pense que ce serait un bon moyen d’action.

Orateur 22
Indique que, même si l’on pourrait avoir la meilleure constitution souhaitée, la pérennité de cette nouvelle constitution sera compromise si l’on ne prend pas la main sur les richesses créées.
Actuellement 1% se partagent plus d’argent que les 99% restants.

Les personnes au pouvoir souhaitent un désintérêt pour les questions politiques : ‘ils veulent rendre ça dégoûtant’. Ainsi, en créant le désintérêt pour la politique, ils tiennent le peuple.
Travailleurs, usagers,.. doivent reprendre le pouvoir, partout.

Orateur 23
Indique qu’il lui semble qu’avec la ‘personnalisation du pouvoir’ les élus sont accaparés par leurs fonctions. Ils font croire qu’ils sont surbookés et se rendent ainsi inaccessibles (rendez-vous à 2 mois).
Pour tout-un-chacun, même avec des vies bien remplies, nous sommes capables de passer d’un dossier à l’autre.
Il y a donc un problème.

Toute fonction de magistrat devrait-être collective.
Si l’on nommait 3 personnes pour chacun des postes actuels, ces personnes auraient à se mettre d’accord et seraient plus aptes à intégrer la complexité des questions et à écouter leurs concitoyens.

Aujourd’hui les ‘élites’, terme à remettre en question, ne sont pas crédibles.
Toute fonction représentative devrait être à temps partiel et formée de 3 personnes qui décident à 3.
‘Tout le monde est compétent, pour s’en convaincre, regardez la complexité de construire une maison : normes, savoirs, savoir-faire, règlements, économie, gestion du temps.. bref, c’est aussi complexe que de gérer l’état !’

Des ministres ont exercé avec un BEP, il y a donc quelque chose à explorer.
La cité athénienne fonctionnait par tirage au sort, il faut aussi s’en inspirer.
‘Nous devons ’vider’ les monomaniaques du pouvoir.’

Orateur 24
Indique que l’enjeu est d’inventer les méthodes pour la transformation de la démocratie représentative en démocratie délibérative.

Orateur 25
Souligne que le collectif est la solution.
Le collectif est plus apte à assurer une rotation progressive. Par exemple tous les deux mois on change d’acteur mais le groupe garde la connaissance des dossiers tout en se renouvelant qu’il soit tiré au sort ou issu d’un autre mode électif.
La question financière est primordiale.
‘Reprendre en main la question politique, c’est gagner sur tous les autres sujets’

Orateur 26
Indique que la démocratie représentative ‘c’est du bidon, nous ne sommes pas en démocratie’
Indique qu’en Grèce, il y a 2000 ans, le pouvoir était donné au peuple par tirage au sort (Agora)
‘Tout le monde était capable et élisait les plus légitimes pour chacune des questions à traiter.
Cette question est une affaire d’éducation populaire, évidemment, ce ne pourra être fait en 10 jours !’

Orateur 27
Indique qu’en Grèce il y avait le tirage au sort, mais aussi les dieux qui étaient aussi convoqués… !
La question du volontariat et du tirage au sort se pose.
En cous d’assise, le citoyen n’a pas le droit de refuser.
‘Pour un mandat, on ne devrait pas avoir le droit de refuser car il faut qu’il y ait tout le monde’

Concernant la loi qui a été en discussion au parlement pour changer les règles de l’élection présidentielle :
– temps de parole : ‘ a qui l’élu doit-il rendre des comptes, aux partis ou aux citoyens ?
– parrainages : n’a pas été convaincu par les opposants à ce point

Orateur 28
‘La politique c’est la production d’un rêve social ‘
Les élites proposent/imposent leur rêve.

‘La question du Savoir est capitale. Il ne doit plus y avoir d’exclus du Savoir, il faut un Savoir pour tous’
L’éducation devient payante, elle ne prend pas le bon chemin, c’est un gros problème démocratique.

Sur un autre sujet, l’orateur propose que le cercle qui s’est formé, ce soir, avec des personnes assises et qui forment un premier cercle ‘tournent’ et laissent la place à ceux de derrière qui sont debout.

Orateur 29
Evoque la question de la gestion d’une société et donne comme exemple la complexité du savoir boulanger, agricole…

Orateur 30
Cite Condorcet, ‘le parlement permanent’.
Indique que chaque citoyen pouvait s’exprimer et ainsi influer sur les choix, de même avec le contre pouvoir créé par la presse…
Actuellement, il faudrait un collège de personnes (tirées au sort) qui soit chargé de veiller à l’action de l’homme politique, au cours de son mandat. Il faudrait donc mettre en place une législation qui permette d’aller dans ce sens.

Orateur 31
Voudrait parler de l’être humain, de ses faiblesses, (corruption ?).
Les enjeux sont tels, parfois, que les menaces ‘cassent’ les hommes politiques.
‘Comment, donc, fait-on pour créer un système qui dure et soit solide, exempt d’influences ? Je n’ai pas la réponse’

Orateur 32
Parle du cas de l’Islande, peuple guerrier qui avait pour tradition de poser les armes pour discuter.
Actuellement les habitants proposent et soumettent les lois, ceci permet de faire évoluer la société, sainement.

Orateur 33
Indique qu’avec le tirage au sort, cette mesure est limitée et ne change pas tout

Orateur 34
Souhaiterais répondre au camarade (31)
la faiblesse de l’Homme est une fausse idée, nous sommes une espèce coopérative, pour s’accroître il faut coopérer.

Regrette qu’en 1983, les festivités du bicentenaire de la Révolution française aient donné lieu à un spectacle de ‘clowns’ en lieu et place d’un large débat national.

Indique qu’il faut ajuster les besoins de la société aux enjeux écologiques. Note qu’il y a une prédation des ‘riches’ et une accumulation aberrante.

Constate, par exemple, qu’il faut, aussi,  mieux penser nos usages des appareils électroniques connectés, obsolescents, consommateurs de métaux rares et d’énergie. Les ressources que l’on gaspille et que l’on mobilise pour les construire (terres rares) nous transforment en prédateurs.
‘Il  nous faut donc exprimer ce que l’on veut voir. Nous sommes dans une impasse’

Orateur 35
Constate que nos politiques répondent à l’économie de marché et oublient leurs promesses. Il faut distinguer temps politique et temps économique.
Evoque le mandat impératif de Rousseau où l’on peut être mis dehors au cours du mandat si la parole n’est pas respectée.
Invite à réfléchir à une constituante.

Orateur 36
Voudrait parler d’environnement et de temps long.
Rappelle que la terre ne nous appartient pas. Les décisions, à son sujet, sont prises par des personnes qui auront disparu quand les effets de leur politique auront lieu. Ainsi, il est indispensable que l’on élise des groupes d’enfants, des philosophes pour traiter de ces question éthiques-écologiques de long terme.

Orateur 37
Voudrait faire référence au film ‘La belle verte’ de Coline Serreau.
Indique que sur terre nous sommes devenus esclaves de l’argent, et que l’on a inventé un système bancaire oppresseur (banksters). ‘Soit on lutte contre, soit on en change complètement’

Explique que humainement, tout est possible, le premier parti de France est l’abstention (22 millions d’abstentionnistes sur 44 millions de votants). Nos gouvernants n’ont aucune légitimité.

Relate qu’auparavant, les manifestations se passaient sans CRS, qui intervenaient  rarement.
Aujourd’hui, la pratique de séparation préventive des cortèges par les CRS est un nouvel exemple pour nous diviser et régner en maître.

Orateur 38
Constate que l’histoire bégaye et que l’on reproduit la même boucle.
Constate une victoire de la peur.
Constate que l’humain est faible.
Se questionne sur comment mettre en place un système vertueux.

Orateur 39
Impressionné qu’une agora, qu’une assemblée de citoyens se forme et soit un vrai contre-pouvoir (hors du jeu des partis).
Voulait réagir à la question de la peur : ‘l’élu n’a pas peur’
Indique que nous n’avons aucun pouvoir à part celui de les élire, sans pouvoir les contrôler.
‘Je ne suis pas fou de l’élection car élire un candidat c’est choisir un loup’

Orateur 40
Revient sur la démocratie liquide et pense que c’est intéressant.
‘Autant la spontanéité de la démocratie peut être dangereuse, autant la capacité à destituer l’élu est intéressante, bref, il faut de la durée et pas d’instantanéité ‘

Orateur 41
Indique que notre représentativité est certainement trop faible même si elle croît  (10% ?)
Propose que l’on trouve des liens ‘trans-courants’ et d’aller vers les autres pour se rassembler.

Orateur 42
Trouve regrettable qu’économie et politique soient inséparables.
‘Des personnes louent leur force de travail, ainsi, tant qu’il y aura des classes sociales et une division capital/travail, ce sera toujours la même domination. Etes-vous d’accord pour l’existence de clauses sociales ?’

Orateur 43
Explique que le capitalisme est un mode de production. ‘Nous avons un problème de redistribution des richesses’.
Explique que nous avons aussi un problème de renouvellement des élites qui sont sclérosées’.
Se présente comme ‘lanceur d’alerte’ : ‘des gens, qui, dans le cadre de leur métier, révèlent un disfonctionnement majeur’
Cite quelques exemples : Antoine Deltour (Luxleaks), Irène Frachon (Médiator)
Explique qu’il y a une véritable trahison : des politiques, des médias (presse muselée : 90% des médias détenus par 7 personnes) et des associations, dans le soutien à ces lanceurs d’alertes. Ainsi, les lanceurs d’alerte ont créé leur propre collectif sur facebook : ‘Le lobbying citoyen’ (https://www.facebook.com/lobbying.citoyen/?hc_location=ufi)
Indique que ‘nos vies sont ‘pulvérisées par la lutte, que nous sommes des petits et beaucoup d’amour pour le mouvement nuit debout’

Orateur 44
Explique que l’Etat est en train de créer un devoir de vote pour masquer l’abstention massive.
Indique que le système ne sait plus quoi faire pour s’imposer. Il en est à vouloir créer sa propre réalité.
Prend en exemple le cas de la LRU, loi sur l’autonomie de l’université, où, seuls, 400 postes sont créés au lieu des 1000 annoncés… ‘Une façon, pour l’état de créer du réel en s’imposant’, ‘mais c’est la fin’

Orateur 45
Explique que’ le jour où le vote blanc sera considéré par la démocratie française,  le jour ou l’on pourra ‘mettre ce que l’on veut dans l’enveloppe’ pour voter et que ce soit visible, ce sera super !’

Orateur 46
Explique qu’on a tous des idées différentes pour un programme à construire et que la prise en compte du vote blanc serait une bonne chose.

Orateur 47
Revient sur le Savoir.
Explique qu’avec internet, depuis dix ans, on a le pouvoir d’apprendre ce que l’on veut (tutoriaux..). Nous avons le pouvoir de voir comment l’argent est géré et comment les 395 milliards d’euro sont dépensés.

Revient sur la question du temps.
Le temps c’est ce que l’on peut choisir de dépenser comme l’on veut.

Orateur 48
Revient sur les ‘gens qui n’ont pas le pouvoir d’aller voter’
Revient sur les promesses de François Hollande non tenues.

Orateur 49
Insiste sur le pouvoir de délibération qui permettrait de tirer au sort n’importe qui afin de former une commission qui aurait pour rôle de contrôler les élus et de veiller à ce qu’il fasse ce pourquoi ils ont étés élus.

Orateur 50
Explique que le pouvoir économique c’est deux temps différents.
‘Le politique doit dire ce que doit faire l’économie et non l’inverse’ ‘Ceux qui produisent sont les travailleurs’.

Orateur 51
Explique qu’actuellement on élit des dirigeants et non des représentants du peuple.
Explique qu’il faut contester et annuler la loi El Khomri.
Explique que la population est ‘obligée’ au ‘métro, boulot, dodo’ et qu’on ne peut pas être heureux.
Explique qu’on nous ‘oblige’ à voter pour le moins-pire, ‘je dis non,  je veux voter pour quelqu’un qui peut me rendre heureux, je veux voter pour quelqu’un qui peut me donner du bonheur’
Se demande quand on pourra avoir du plaisir à aller voter ?
L’orateur explique qu’il est fier de dire ‘merde’, ‘c’est fondamental’

Orateur 52
Revient sur la connaissance sur internet.
‘Internet n’est qu’un outil, le contenu, c’est nous, la connaissance c’est nous qui l’avons et qui la partageons’.
Demande qu’enfin les entrepreneurs, qui nous pistent pour vendre leurs ‘merdes’, soient stoppés par la mise en place de cryptages ad ’hoc.

Orateur 53
Indique que l’économie souterraine, dans les quartiers est une manière d’être ‘contre l’Etat’, et ce, depuis un certain temps.
Demande à l’assemblée s’il y a des personnes des quartiers populaires ici, car si on arrivait à faire venir dans l’assemblée des jeunes des quartiers ce serait bien. ‘Je sais qu’ils ont leur place ici, c’est à vous d’aller les chercher !’

Orateur 54
Indique que le système que l’on pratique ce soir, se sont ‘des couches’, ‘on ne va pas plus vite, mais beaucoup plus loin.’ On élit pas des politiques mais des dirigeants, ce qui n’est pas convenable.’
La vision médiatique est faussée à dessein :’à Toulouse on était 300 et non 100 selon les médias’

Orateur 55
‘Les traités européens nous privent des choix, François Hollande applique les traités.
C’est un diktat à la concurrence. Ça prive de débat, en France, sur les choix économiques’

Exemple en Grèce : L’UE a empêché le changement politique promis aux Grecs. L’UE doit se reconstruire.

Revient sur le tirage au sort : ‘La démocratie, c’est la politique des idées pour changer la vie. C’est donc sur les idées que l’on doit se positionner. Le tirage au sort est-ce vraiment la solution ? ‘
Explique aussi qu’il faut simplement élire des personnes qui défendent l’intérêt de la population !
Orateur 56
Indique avoir passé 4 ans à la ZAD (Zone à défendre de notre Dame des Landes).
Explique que ‘c’est un espace d’expérimentation et de mise en pratique d’une Autogestion.
La ZAD existe et est ouverte à tous. Là-bas, on fait de la politique en temps réel. On a du pain, des légumes… J’invite tout le monde à passer à la ZAD. C’est ici, c’est présent, vive la ZAD !’
Orateur 57
Explique qu’on critique le tirage au sort en disant que ce n’est pas démocratique, mais c’est une idée fausse.
‘Actuellement, en France, 60 millions de personnes sont représentées par 500 députés ce qui fait 115 000 personnes par député…C’est vraiment difficile que tout Perpignan ‘soit dans la tête’ d’un député.
J’ai aussi du mal à croire que cette personne : riche, blanche, ‘hétéro’ puisse me représenter !’

Orateur 58
Explique se retrouver à donner son vote à des professionnels du pouvoir. ‘ Nombre d’entre nous sont au chômage et nous sommes beaucoup à avoir des connaissances et un esprit critique. La force du collectif démontre notre capacité à prendre le dessus’

Orateur 59
Explique que ‘la question de la démocratie n’est pas la bonne question à se poser.
La question du vote, est un enjeu insuffisant pour accéder au pouvoir.
Le vote blanc, ça ne suffit pas, non plus, pour changer le pouvoir.’

Orateur 60
Constate que ‘la démocratie représentative actuelle permet de représenter le 1%, ce n’est pas la population’.
‘Vote ou pas vote, il y a une dimension qui n’est pas débattue : nous avons la grève. Grace à la loi El Khomri ça permet de stopper les illusions, les engagements ne seront pas respectés.’
Explique que ‘se battre pour le vote blanc n’est pas suffisant,’. ‘la société ce n’est pas faire du fric mais résoudre les besoins des gens.’
Trouve que ’c’est bien de s’emparer de ces questions de grève générale, d’apprendre à proposer, à organiser une perspective nouvelle, à discuter pour pouvoir changer réellement la société.

Orateur 61
Explique que ‘si l’on crée un mouvement, le plus important est de réunir tout le monde.
Evoque le vote blanc
Indique que ‘nous ne sommes pas compétents en tout, nous pourrions donc nous désister si nécessaire.
Indique que nous pourrions réunir beaucoup de monde pour construire avec nous.
Regrette les cadeaux aux patrons et demande 10% d’augmentation des salaires.
Indique que les activités de proximité sont des sources de création d’emploi.

 

Orateur 62
Explique qu’il vient du quartier voisin.
‘On ne s’intéresse pas vraiment à la politique, en fait on n’arrive pas à s’y intéresser’.
‘Notre quartier, on ne va pas dire que c’est la favela, mais c’est du tous les jours ! Les petits n’ont rien à voir, les enfants se font embarquer pour rien, ça ne se sait pas.’

Orateur 63
Intervient par rapport au tirage au sort.
‘Le problème au quotidien, que ce soit le tirage au sort des personnes, c’est que ce soit très très très local.
Les besoins sont locaux. Il serait préférable que le gouvernement vienne chez nous’

Orateur 64
Indique que ‘beaucoup de personnes avec qui il échange s’en tiennent à la politique ‘Paris Match’, ce n’est pas de la politique.’
‘Il faut s’emparer des sujets. Ce n’est pas parce que l’on ne sait pas, que l’on ne peut pas s’intéresser aux sujets !’

Orateur 65
Se demande comment on fait pour fédérer ? Comment fait-on pour faire grossir le mouvement ?
‘Juste une question qui se pose’

Orateur 66
Souhaitait intervenir sur les referendums.
‘En Suisse, par referendum, on a établi que l’on pouvait expulser du pays pour un délit, on a aussi établi que l’on pouvait déchoir de la nationalité… Je n’aurais pas envie que ce soit possible ici.
Nous ne sommes plus assez formés à la politique, il faut donc s’emparer des sujets pour comprendre les problèmes… Tout est simplifié, il faudrait arrêter de simplifier’

Orateur 67
Indique que la vrai démocratie, c’est une forme d’anarchisme.
‘Si je ne vais pas voler mon voisin, il ne viendra pas me voler.’
Indique que ça passe par l’éducation. ‘En tant que lycéen les professeurs m’obligent à étudier des sujets inintéressants. Si les sujets pouvaient être choisis par les lycéens, ce serait plus appropriable.
Tout le monde doit apprendre à s’autogérer et à se respecter.

Orateur 68
Explique qu’il est un immigré.
Dans les trains, dans les supermarchés, cette personne croise des rires ‘qui ne sont pas des rires du cœur mais des ‘rires de la bouche’.
Explique que pour mieux faire appel aux gens, il faut les aimer et les écouter.

Orateur 69
Présente l’espace autogéré B17, à Nantes.
Cet espace demande l’effort de chacun (réfrigérateur, nettoyage, vaisselle..) mais en s’en donnant les moyens, l’autogestion ça fonctionne.

Orateur 70
Explique qu’il est un demandeur d’emploi et qu’il est pointé du doigt par les médias.
Explique le fonctionnement des droits rechargeables (‘cette saloperie’) : 26 euros par jour – jours retirés dans certains cas. Ce système rend les petites missions inintéressantes. ‘Je privilégie donc les missions longues et je suis obligé de faire du travail au noir pour survivre…’

Orateur 71
S’interroge : ‘A-t-on besoin de l’Etat ?’
‘Une vie sans eux, autogestionnaire, une vie ou l’on n’attend plus que l’on nous jette des miettes ?’
‘Un mouvement social sert à exiger.’ ‘Il veulent nous isoler’. ‘Il faut les envoyer Valser !’

Orateur 72
Explique qu’il est au chômage. ‘On me propose des stages, il y a un gros problème au niveau de l’emploi.’
‘Il y a beaucoup de choses à refondre’

Orateur 73
Indique, en guise de clôture des échanges, pour ce soir, que nous avons pu explorer plein d’idées, un bouillon de culture d’idées riches, sans voter. Nous allons donc les transcrire par écrit afin de les transmettre pour  les séances prochaines. N’oubliez pas, la démocratie, c’est ouvrir nos cœurs !, bonsoir à tous.’

Clôture de la séance

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