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Catégorie : Travail

Compte Rendu du 09/04/2016

Compte Rendu du 09/04/2016

Préambule : Nous avons souhaité faire un tour de table pour que chacun puisse nous définir sa vision ou définition du travail aujourd’hui. Dans un deuxième temps, les types de travail ont été abordés ainsi que les conditions de travail. Enfin, différentes pistes de réflexion ont été proposées pour une autre vision du travail à mettre en place.

I/ Qu’est-ce que le travail ? (Tour de table des participants) Le travail est la création de la valeur, qui est génératrice de revenus mais pas seulement. Le travail bénévole et/ou domestique est aussi considéré comme créateur de valeur, de richesse. C’est pour cette raison que l’on a dissocié le terme « travail » du terme « emploi ». D’ailleurs, pour certains, le travail est associé à quelque chose de convenable, tant le salaire que les conditions de travail en elles-mêmes. Le travail est aussi notre contribution à la société. Le travail reconnu est de plus en plus rare, à part dans l’économie solidaire, le travail a de moins en moins de sens. On a rappelé que l’étymologie du mot travail venait du latin « tripalium » signifiant torture. La question de l’évolution du travail voire de sa disparition a été évoquée via des échanges sur l’automatisation, la robotisation et le progrès technique. A contrario, on investit plus dans l’armée que dans l’emploi. « Avoir un travail n’est pas une chance car l’entreprise paiera un salarié toujours moins qu’il ne rapporte. »

II/ Les différentes déclinaisons du travail : elles ont été évoquées à travers de le type d’activité et le type de contrat juridique salarial. Le type d’activité : bénévolat, domestique, travail familial (exemple de famille d’agriculteurs où seul un membre de la famille est un travailleur déclaré) Le type de contrat : CDI ≠CDD≠ contrat intérimaire ≠ stage ≠ contrat de service civique. Ces types de contrats favorisent un changement des valeurs et une division entre statuts. Avant, on avait un métier. Ensuite, on a eu un poste. Aujourd’hui, on a un contrat.

III/ Les propositions/ Réflexions • Droits individuels rattachés à 1 parcours et non 1 emploi • Réduction du travail à l’activité rémunérée • Revenu Universel de Base pour les femmes au foyer par exemple • Réaffirmer la notion de contrat social • Redistribution des richesses, de l’emploi • Réduction du temps de travail à 32h/semaine • Repenser la propriété des outils de productions aux salariés et des biens communs.

Compte Rendu du 06/04/2016

Compte Rendu du 06/04/2016

Préambule : La commission a souhaité faire un partage d’expérience sur les différentes réalités du travail au vu des parcours et statuts des participants de ce jour. La veille, nous avions évoqué la théorie de la pratique du travail. Ensuite, nous avons abordé la notion de travail au 21ème siècle et ses dégradations. De ces 2 premiers sujets, nous avons fait des propositions pour améliorer les conditions de travail. Enfin, au vu de la complexité de la notion de travail, nous avons décidé de créer des sous commissions plus techniques au sein de la commission « travail », où chacun pourra travailler en profondeur sur un thème où il se sent à l’aise ou a des choses à dire. Pour finir, nous souhaitons solliciter différentes « personnes ressources » comme des inspecteurs du travail, des conseillers Pôle-Emploi, (etc.) pour poser un cadre afin de peaufiner notre réflexion.

I/ Partage d’expériences de différents acteurs du monde du travail 

  • Petits Entrepreneurs :

Pas de moyens d’actions, subissent la crise. Les entreprises d’industries et les artisans sont les plus touchés. Les « syndicats patronaux » ne servent pas les petites PME mais sont nécessaires à ces dernières pour se faire un réseau (« l’argent appelle l’argent »). Concernant les cotisations sociales, a été pointée la différence entre grosses entreprises exonérées et petites entreprises étouffées. Les problèmes de sécurité sociale professionnelle des petits patrons ont aussi été évoqués.

  • Femme de chambre :

Á travers cette expérience, c’est aussi toute la convention collective de l’hôtellerie et de la restauration qui est montrée du doigt. Les mutuelles d’entreprises, payées pour moitié par les salariés donc en moins sur leurs salaires nets, sont obligatoires mais les garanties sont minimales. Á charge alors du salarié de souscrire une autre mutuelle ayant une meilleure couverture. Résultat, le salarié est doublement pénalisé car il voit une baisse de son salaire et doit malgré cela, investir dans une autre mutuelle à titre privé pour pallier le manque de la mutuelle professionnelle. Les temps partiels de 24h/semaine mais 35h/semaine réellement travaillées (pour environ 800-900 euros par mois) illustrent les conséquences de l’annualisation du temps de travail et la flexibilité tant vantée aujourd’hui. Ces choix de temps de travail imposé sont extrêmement précarisant pour le salarié (jours de récup plutôt que paiement d’heures supplémentaires). L’absence d’intéressements ou d’augmentation de salaire dans un groupe faisant 1 milliard de chiffres d’affaires peuvent excéder et engendrer des difficultés dans la vie personnelle (logement, finance, maladie …).

II/ Le travail aujourd’hui

 Le libéralisme, théorie ambiante, prône la spécialisation du travailleur pour optimiser la productivité du salarié. Or cette notion est paradoxale car aujourd’hui, en matière d’emploi, c’est la prime à la polyvalence. Avant, on avait un métier. Ensuite, on a eu un poste. Aujourd’hui, on a un contrat.

Coucou la commission Education

La précarisation de l’emploi et de la polyvalence exigée pose la question de l’acquisition des compétences, notamment l’importance du diplôme et de ses valeurs. La validité du diplôme post-bac est évoquée en rappelant l’obligation du stage à l’étranger, surcoût dans une scolarité déjà onéreuse.

On est dans la reproduction sociale dans le système éducatif qui lui-même, amène au monde du travail. Le système des prêts étudiants précarise les jeunes avant même leur entrée dans le monde du travail.

Enfin, les missions de services civiques, dont les salaires n’excèdent pas 600 € pour un temps de travail important et qui s’apparentent surtout à un stage déguisé.

III/ Les propositions-réflexions 

  • Plus de transparence dans la gestion de la formation
  • Taxe foncière : plus de prise en charge par les TPE/PME
  • Droits sociaux attachés aux individus et non à l’entreprise
  • Rejoindre la commission communication extérieure
  • Rencontre étudiants/ salariés : 1 fois/ semaine ?
  • Spécialisation en sous-commissions techniques
  • Ouverture des commissions avec d’autres sur des sujets transverses
  • Les caisses de cotisations peuvent-elles garantir le salaire à vie ?
  • Démolition d’une partie de la société engendre :

Résignation : comment communiquer ?

Discours ambiant : feignants, divisions entre fonctionnaires et travailleurs du privé

Déconstruction nécessaire de la communication

IV/ Les thèmes des sous-commissions 

  • Formations des travailleurs et étudiants
  • Place des syndicats
  • La communication
  • Les travailleurs dans la fonction publique
  • Uberisation du travail
  • Vers un contrat unique de travail
  • Le travail des étrangers
  • Chômeur = ancien et/ou futur travailleur
  • L’état d’esprit de la jeunesse = difficulté de se projeter dans le monde du travail

 

To be continued…

Compte Rendu du 05/04/2016

Compte Rendu du 05/04/2016

                               COMMISSION « TRAVAIL »

                        (Verbatim des échanges du 05.04.2016)

 

Préambule : La notion « travail » étant un concept tellement complexe, nous avons choisi un ordre du jour. Dans un premier temps, nous avons souhaité définir la notion de travail puis dans un deuxième temps, évoquer le droit du travail (Prud’hommes et bien entendu, la loi Travail défendue par Mme El Khomri. Enfin, forts de nos différents échanges et points de vue, nous avons clôturé notre première commission « travail » par les perspectives que nous voulons et/ou pouvons mettre en place pour repenser la notion de travail.

           I/ Définition du travail

 Le travail est une activité de différents types :

  • Physique et intellectuel : une activité physique est également intellectuelle (réfléchir à des stratagèmes pour supporter des charges lourdes par exemple).
  • Salariat : associé à l’idée de l’exploitation par dépendance juridique de par le lien de subordination.
  • Auto entreprenariat : Exploitation par la dépendance financière (ex : uberisation).
  • Activité de produit ou de services.
  • Activité d’épanouissement, à l’instar du sport ou de l’art ≠ du travail.
  • Activité domestique non rémunérée.

 

Le travail est une notion qui a évolué dans l’Histoire :

  • Le travail comme outil de socialisation.
  • Le travail comme outil d’émancipation.
  • Le travail comme outil de reconnaissance sociale.
  • Le travail comme outil de précarisation de la société.

 

L’étatisation a été évoquée, de même que le travail public et privé, ainsi que la notion de valeur d’usage et d’échange. La propriété d’usage des moyens de production a posé la question de la démocratie.

 

         II/Droit du travail/Prudhommes/Loi El Khomri

 

Les notions évoquées sont les suivantes :

  • Le rapport de force entre salarié et patronat non corrigé (code du travail favorable au salarié).
  • Le risque de moins de recours aux Prud’hommes.
  • Le stress, la précarité ≠productivité d’où la question « que peut-on faire à la place de l’exploitation? »
  • Le code du travail doit rendre vivable quelque chose d’anormal.
  • Le code du travail, retiré de ses défenses, suit le chemin proposé par le MEDEF (On emploie alors le terme de « Gauche Medef », qui se définit alors par un rapport de dictature venant du monde du profit.
  • « La loi ne passera pas, mais sa philosophie survivra ».
  • Le travail d’explication est à faire quant à ce texte de loi car le recul du droit des salariés (congés, astreintes, heures sup…) tend à favoriser l’horizontalité via les négociations au sein de l’entreprise. On peut imaginer les licenciements économiques facilités pour cause de désinformation sur les filiales françaises ou étrangères.
  • Augmentation du temps de travail sans compensation= annonce des chantages à l’emploi (risque de jobs précaires, à l’instar de l’emploi en Allemagne ou en Grande Bretagne).
  • Les salariés ne connaissent pas leurs droits : quelle représentativité du salarié ?
  • « Petits patrons » qui souffrent mais qui ne rejoignent pas notre mouvement.
  • Loi qui veut contourner les syndicats mais surtout les conventions.
  • Problème d’accès au travail : Complexité de l’administration et de ses accès (besoin d’assistance, notamment les bénéficiaires d’aide souvent incriminés).

 

         III/Perspectives

 Réécriture d’un code du travail favorable au salarié via une refonte du lien entre le patron et le salarié.

  • Volonté d’une lutte variée : mouvement spontané, greffe des syndicats, étudiants, chômeurs, agriculteurs…
  • Incitation à se syndiquer.
  • Faire différents niveaux de propositions et savoir différencier l’urgence.
  • Obtenir une sécurité professionnelle ou un salaire à vie en l’inscrivant comme un principe de valeur constitutionnalisé.
  • Baisser le temps de travail pour plus d’emplois.

 

To be continued…