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Catégorie : Convergence des Luttes

Assemblée plénière conclusive des rencontres de Challain, 13/11/16

Assemblée plénière conclusive des rencontres de Challain, 13/11/16

à retrouver sur le pad des pads inter ND : https://pad.bombastus.duckdns.org/BwRgLAnADFAmEFoBsAzFUFgKxmAiSAxmAgEbBQDsAhlgMwCm8hsQA===#

Assemblée thématique de synthèse et éléments de calendrier des luttes

(rédaction : Pyo ; usage de la règle de proximité pour l’accueil en genre au pluriel ou formulation inclusive)

Comment déclencher la révolution ? faire la deuxième vague de ND, remobiliser les citoyen.ne.s ?

-Daniel, Paris-Répu : ND est ouvert et ne compte pas que des révolutionnaires ; cependant ND est révolutionnaire dans sa nature, dans la redéfinition et l’expérimentation des bases du système. Il faut remobiliser des gens pour être plus nombreux.ses. 2 possibilités complémentaires pour cela :
-s’adresser à tout le monde, au-delà des seul.e.s militant.e.s, pour susciter l’interpellation, la discussion…
-voir les foyers de lutte et les alternatives existantes avec lesquelles se coordonner.
Il voudrait proposer aussi deux groupes de travail, un sur la loi travail/les changements économiques, peu abordés ce week-end, et un sur la solidarité contre les répressions. La dureté du contexte amène à resserrer les rangs. Il faut mettre ces personnes en lien avec la coordination nationale sur la répression. Sur le travail, on constate en regardant les causes particulières que sont les ZEP, les hôpitaux, la sécurité… que nous sommes tou.te.s concerné.e.s. Il y a un travail à mener avec les syndicalistes et associations de chômeur.se.s précaires : le 3 décembre ; le banquet des migrant.e.s les 17 et 18 décembre, le procès des Goodyear en janvier…

-Katell, Nantes : pour la loi travail il existe un wiki de l’AG interpro de Nantes, qui est un recueil de témoignages sur les effets de la loi travail. Un wiki des luttes, ouvert.

-Yann, Poitiers : il y a un travail de sensibilisation à mener auprès d’un public pas convaincu, et un travail différent auprès d’un public déjà convaincu. En bref deux types d’actions : sensibilisation et convergence des luttes. Elles nécessitent des outils adaptés comme le jeu de la démocratie de Niort pour aller à la rencontre des badaux sans les rebuter.

-Alan, Paris-Répu : avant d’avoir un mouvement, il faut des outils pour le mettre en route. Il existe de nombreux moyens à exploiter qui pourront aboutir à de plus fortes mobilisations. La question est aussi de savoir comment relayer les alternatives existantes pour les porter à la connaissance de tout le monde. Le risque serait de passer à côté d’une alternative isolée mais efficace.

-Gilbert, Paris : ces histoires de deux tendances, deux actions nous éloignent du sujet. Notre thème est : comment agir à une échelle plus large ? On est dans du court terme, le long n’est plus envisageable et tout le monde est concerné.

-François, Paris-Répu : si l’on veut vraiment recréer cette dynamique de révolution, l’important est de remarquer les différentes formes de lutte, les unir, plutôt que de réunir : elles ont chacune leur terrain, il faut leur donner assez de visibilité pour créer une sorte d’osmose. Les domaines sont nombreux, il faut montrer où on se bat et comment les rejoindre. Proposition d’une cartographie des luttes qui rassemblent les localités en lutte, leur domaine d’action et leurs besoins et contacts. Il faut que les solutions concrètes viennent avant tout des localités.
=>Daniel, Paris-Répu, demande si ce n’est pas déjà le cas avec Démosphère ; Antoine, Paris, précise que Démosphère est plus un calendrier qui annonce des événements, la portée n’est pas la même.
Béa, Niort : cela existe déjà un peu dans la mesure où nous sommes au courant de l’existence de ces luttes. François, Paris-Répu : l’idée est aussi de changer d’échelle, de faire que toute la France puisse être au courant.

-Florian, Nantes : en tant que ND, on peut proposer une main-d’œuvre. Cartographier ne suffit pas à amener la nouvelle vague.

-Antoine, Paris : Est d’accord avec Yann, il y a deux types d’actions à mener. Le rassemblement des militant.e.s via la cartographie des luttes et la (re)mobilisation des non militant.e.s, qui l’intéresse personnellement. Il faut la développer à partir des expériences de chacun dans sa ville et non par une méthode globale, puis partager les expériences avec, par exemple, le pad.
Récit d’une expérience de recrutement d’un jury citoyen dans certains arrondissements de Paris pour faire connaître le concept de jury citoyen. Une trentaine de personnes ont participé. La même démarche pourrait être appliquée à d’autres problématiques comme le déni de démocratie.

-Roberto, Niort : pour faire le lien avec les rencontres de Paimpont, en forêt de Brocéliande, il y avait eu un essai de définition des contours de ND qui avait abouti à une sorte de nébuleuse ou de carte du ciel.

-Daniel, Paris-Répu : pour gagner du temps, il va essayer d’inviter les collectifs de convergence contre les répressions et AG interpro aux prochaines rencontres de ND, pour développer l’interconnexion entre les réseaux. Un calendrier sera créé sur le pad des pads, pour les luttes dans toute la France.

-Florian, Nantes : il ne sert à rien de tenter d’incorporer les gens hors ND, hors luttes en général ; Il faut essayer de les intéresser, ne pas être là pour les inquiéter mais jouer à fond sur l’éducation populaire et trouver une façon amusante, plaisante de le faire. Il faut que ces personnes puissent y prendre suffisamment plaisir pour avoir envie de revenir.

-Alan, Paris-Répu : ce week-end aura montré que nous sommes capables de nous lier ensemble, contre nos habitudes. On peut créer une force commune.

Katell, Nantes : même si on a passé pas mal de temps à s’engueuler, ce qui devait être fait l’a été. On a vu qu’il ne fallait pas se bloquer sur l’obtention d’un accord à tout prix, et qu’on pouvait travailler efficacement avec des désaccords. Bisous nantais aux parisien.ne.s.

-Roberto, Niort : pour communiquer et toucher les gens, les techniques artistiques lui parlent plus.

-Béa, Nantes : la stratégie de l’amusement ne marche pas toujours (expérience de la guerre contre la drogue), il faut préciser que l’on entend par là.

-Gilbert, Paris : il faut intéresser les gens à changer ce monde, ramener les citoyen.ne.s ers la citoyenneté. Il se dit assez inquiet pour la suite.

-Loïc, La Roche : proposer des attractions type bibliothèque debout, ateliers enfants… trouver ce qui intéresse les gens pour les fédérer, les faire revenir, de manière libre et simple.

Synthèse des événements à venir :
-15/11 : action de ND Lille et de syndicats contre la loi travail.
-20/11 : anniversaire des un an de l’état d’urgence
-27/11 : action pendant les primaires de la droite
-03/12 : action chômeur.se.s et précarité
-10/12 : anniversaire de la déclaration des droits de l’homme de 1948
-17-18/12 : banquet (national) des réfugié.e.s/migrant.e.s et conférence à Paris sur l’islamophobie
-11/01 : procès des Goodyear à Amiens. Convergence.
-14/01 : manifestation nationale LGBTQI
-février : à Rennes, séminaire et semaine pour la démocratie ; Nantes, semaine « repeins ta ville »
-18-19/03 : Challains la Potherie, week-end de permaculture et journées locales de la nature
-31/03 : anniversaire de ND + rencontre interND

Rencontres de Challain, 11/11/2016

Rencontres de Challain, 11/11/2016

11/11/16 : Première assemblée plénière (avec des chatons et des chiens)

(rédaction : Pyo)

Des liens seront ajoutés prochainement.

 

Geneviève, notre hôtesse, présente les lieux.

Elle a repris ce lieu depuis quelques années et y organise des concerts, des thés anglais (anglophones), des expos, ainsi que de la location airBnB (pour les factures). Son objectif : organiser des événements comme celui de ce week-end pour faire vivre le lieu autour de projets qui lui semble importants.

Elle a créé une association de sauvegarde du patrimoine qu’elle appelle immatériel : naturel, historique, et de savoirs et savoirs-faires anciens. Elle organise des stages participatifs, des chantiers-écoles de ce patrimoine  qu’on risque de perdre. Une forme de résistance est nécessaire pour le préserver. Depuis peu elle accueille des événements nouveaux avec ND ou les radiophonistes militants du projet Utopies sonores. Les idées et projets sont bienvenus ainsi que les contributions libres pour aider à faire vivre le lieu. Enfin elle nous remercie d’être là et nous informe de la possibilité d’avoir des renseignements sur les lieux, anciens mais remarquablement conservés, et leur histoire.

 

(Mise en place du pot commun pour aider Geneviève et investissements des organisateurs. Total alim, gaz… 300-350€.)

 

Les discussions commencent par un bilan depuis les précédentes rencontres, à Paimpont.

 

Alexis de la Guette a accueilli les ND à Paimpont. Il y possède un lieu sur lequel il a tout construit sans autorisation. Il est en procès pour sa maison pour avoir posé des vitres sur le toit sans permission. La mairie a réclamé ~800€-950€ qu’il a pu payer. Il ne demande pas de soutien financier et s’inquiète plutôt de son expulsion, le maire ayant déclaré au procès vouloir raser les lieux. Il reçoit un peu d’aide des gens du coin, et les ND pourraient l’aider. Pour l’instant, il ne formule pas de besoins particuliers.

Ce prétexte des vitres est la nouvelle version d’une stratégie de harcèlement judiciaire. Mais il y a une nouveauté aussi dans la menace pendant le procès de voir son logement détruit. Le harcèlement et les menaces commencent à peser. Il faut rester à l’écoute pour organiser un possible rassemblement de soutien et de pression contre le maire. Ce dernier semble défendre les intérêts des riches propriétaires de Paimpont, attachés à une certaine image de Brocéliande, et qui aimeraient voir dégager les « écolos hippies » et autres « voleurs de poules » pour « transformer Brocéliande en Disney ». 90% de la forêt est privée. Dernièrement des gardes-champêtres ont été ajoutés, entravant la tradition d’usage de la forêt.

Alexis a une association : l’écologie pratique. Y adhérer est une possible forme de soutien, avec possibilité de faire des dons…

Toutes les aides possibles sont là ou prêtes, il lui reste à les contacter. Il a davantage besoin de soutien ; pour ça il est recommandé de le contacter par lettre à : Alexis Robert, domaine de la Guette, Paimpont, 35380.

 

  • Proposition: lui envoyer une carte de ces rencontres, comme cela a déjà été fait par ND Brives.

 

 

 

Message des rencontres de Paimpont, lecture partagée : https://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Paimpont/message_de_la_guette_V2

 

Remarque sur le faible contact qui existait alors entre les 135 Nuitdeboutistes participant.e.s.

Destinataires : ND et toute personne s’interrogeant/s’insurgeant contre les dérives de la classe dirigeante.

Contours de la nuit

L’agora et ses constellations : rotation des tâches et contrôle collectif – donner naissance et permettre la coordination d’initiatives autonomes.

La nuit en commun : apprendre à collaborer et coordonner des revendications à plus grande échelle

Horizons de la nuit : coordonner pour révolutionner. Difficulté de formulation commune du mouvement, très jeune. Améliorer communication.

Dépasser internet : outils en développement : communication et prise de décision en ligne + apprendre à s’organiser à l’ancienne, échanger des coordonnées, savoir qui contacter pour quoi. Les sites déjà existants peuvent être de très bons outils. Pb du focus parisien vs singularité des expériences locales. Objectif des territoires ruraux.

Changer l’organisation et la saveur de nos vies :

Abrogation :

Le droit à l’erreur et à la lenteur

Favoriser la désertion de l’économie marchande

 

Tour de parole libre :

 

Patrick-Merlin, Niort : veut soulever le problème de la violence. La rencontre avec ND Poitiers a été pour lui agréable et aussi très choquante lorsqu’il a entendu des slogans comme « dernière sommation avant insurrection », « un bon flic est un flic mort ». Il ne veut pas porter de jugement moral mais ne pense pas que ce soit la bonne action/communication. Il oppose les images de la place Tian An-Men en Chine et des lanceurs du cocktail Molotov dans une voiture de police (pas un fumigène ?). Les vrais ennemis sont les faiseurs de lois liberticides. Revenir au sketch de Coluche sur la police.

 

Katell, Nantes : ND ne prend pas position pour l’un ou l’autre. Il faut rappeler que les positionnements sont personnels, qu’il n’y a pas de discours ni de jugement partagés ou officiels. Le problème s’est vite posé à Nantes. Elle reconnaît qu’une lutte est une lutte et ND ne se mêle pas des avis personnels.

Le problème de savoir si les policiers sont dans ou hors système, méchants ou pas, est un faux problème. Ce qui compte c’est savoir ce que l’on fait en face. S’interposer pour calmer le jeu marche seulement si les gens en face en ont envie. Il faut savoir ce qu’on fait en fonction de la situation.

Bcp d’actions proposées dès aujourd’hui, une par mois, s’entraîner en ce sens.

 

Daniel, Paris-République : C’est un débat important que celui de la police et de la violence. ND est plutôt pacifique mais c’est un espace d’accueil et de diversité, donc il rassemble des acteurs avec différentes méthodes, différentes chapelles : convergence des luttes et communication, porteurs de paroles, etc. Ce qui est regrettable est la prise de distance entre les gens plutôt que les liens qui se maintiennent.

Il voudrait faire un bilan : malgré une rentrée difficile ND existe toujours. Il se reconnaît dans le texte de Paimpont et rappelle de nombreuses initiatives : l’appel de ND Lille le 15/11, le banquet des migrants, etc…

Question de la communication : il faut faire jouer une logique d’entraînement, jusqu’à ce que ça accroche, et adopter des méthodes de travail communes et des outils communs pour mieux converger et coordonner. Il insiste sur son attrait particulier pour la convergence des luttes : créer des liens avec d’autres.

 

François, Paris-République : pour répondre à l’intervention de Patrick de Niort, il y a eu de nombreuses manifs de policiers. En tant que reporter debout, il les a suivis, a écouté leurs revendications. Ont-ils une vraie opposition aux partis politiques et aux syndicats comme ils le disent ? Sont-ils juste des citoyens qui pointent les défauts de l’Etat ?

Son impression a été que oui malgré un contexte peu rassurant. Dans un témoignage sur Périscope (lien) il retient l’idée de la mise au point d’une assemblée police citoyenne : des policiers en civils avec des personnes de la population suffisamment modérées pour discuter avec eux ; une démarche pour éliminer la rancœur. Il se dit interpellé par les défauts pointés par les policiers : attentats, manifs, critique des directives de l’Etat comme l’interdiction de sommations en manifs par Cazeneuve… qui nous fournissent de très nombreux aspects à exploiter contre le gouvernement.

Du texte de la Guette ressortent deux idées : coordination et production de contenu. Il y a besoin de construire en ce sens.

Proposition : instaurer un tour de parole ici pour donner nos attentes de ces rencontres ND et que tout le monde parle.

 

Matthieu, Rennes : il approuve le besoin de rappeler nos attentes.

Face aux médias qui n’ont suivi que pour parler de casse, ND Rennes a voulu évacuer la question une bonne fois pour toutes : ND n’en veut pas forcément mais c’est un mouvement citoyen avec une diversité de personnes ; la violence des policiers et de la société crée de la violence entre police et population.

Il revient sur l’écriture du texte de la Guette qu’il a rédigé dans ses grandes lignes, un peu seul, et a modifié en y intégrant des commentaires sur 4 versions. Le processus a été arrêté malgré l’absence de consensus et il aimerait maintenant un avis sur le texte. =>  en  réponse directe, les avis sont globalement bons.

L’énergie n’est plus la même qu’à Paimpont, il faut faire un bilan.

 

 

Gilbert, Paris-République : il revient aux violences policières, qui sont à prendre au sérieux. On peut avoir son propre avis mais il faut remarquer la gravité de ces affaires. Pour autant il ne pense pas que la bonne réponse soit la violence contre la police. La très grande majorité des manifestants est pacifique. Il suffit de quelques éléments agressifs des deux côtés pour déclencher des violences.

Faire la guerre à la police n’est pas la bonne formule ne serait-ce que par asymétrie des moyens et parce que cela fait leur jeu, leur donne des arguments. Il cite l’exemple de Podemos qui a choisi de ne pas faire la guerre à la police pour ne pas accepter violence. Il faudrait une stratégie commune. Propager comme acceptable d’utiliser la violence est pour lui inacceptable ; il a discuté avec nombreux policiers pendant les manifs, en s’adressant aux citoyens en eux. Il tient à rappeler que ce sont des citoyens comme nous, qui seraient prêts à mettre la crosse à l’envers au bon moment.

 

Alan, Paris-République : retour sur la police et sur Paimpont.

Il relève un premier frein : la difficulté de préserver la diversité des opinions. Le premier enjeu est donc de trouver un modèle pour préserver la diversité des villes et des opinions au sein des mouvements locaux ; à Paris, cet enjeu est compliqué par des disputes incessantes sur la ligne à prendre. Il pense que c’est en passant par les autres villes, par une meilleure coordination, que l’on trouvera cette ligne qui préserve la diversité.

 

Patrick-Merlin, Niort : Il est allé à la manif des policiers à Niort pour ne pas laisser la place aux fachos. Il y a vu peu de militants FN ou ils ne se sont pas manifestés. Il est d’accord pour dire que la richesse de ND réside dans la diversité. Rassemblement aujourd’hui par écho du texte de Paimpont. Sa question aujourd’hui est : ND va-t-il se transformer en énième micro-parti de gauche ? Ou va-t-il rester une force citoyenne ? (ND a un pouvoir bcp plus fort qu’un micro-parti de gauche mais la diminution du nombre entraîne un risque de devenir un groupuscule gauchiste ; ce qui serait dommage.)

 

Mise en place des réponses directes

 

Elisabeth A, Cholet : la police est ce que l’Etat veut qu’elle soit : exécutante d’un état liberticide ; la réponse à cette situation n’est pas la violence mais l’être humain a des limites. Elle est perplexe quant à ND, de nombreux gens pensent que le mouvement est mort : où en est-on de cette visibilité ? Comment faire savoir qu’on est toujours présent ? Elle exprime la peur d’un repli sur nous-mêmes, d’entre soi, d’échec de la propagation des idées à d’autres personnes. A Cholet on se voit désormais dans des cafés.

 

Josiane de Brives, ND Tulle : effectivement on n’est pas très visible. Les gens peuvent se poser la question de savoir si ND va rester ND car nous n’allons pas vers des actions fortes et communes. Elle propose de faire une photo sous la banderole d’aujourd’hui et de faire des actions communes comme le banquet des migrants. A l’approche des élections, elle revient sur les violences policières : elle est plutôt d’accord pour aller leur parler et essayer de les ramener à notre cause comme cela s’est fait il y a quelques années, même si c’était juste quelques-uns.  Mais elle reconnaît qu’elle n’est pas victime de violences policières elle-même.

 

Réponse directe de Robert, Niort : quelle référence ? => une mobilisation dans les années 1980 au moment de la guerre en Iran.

Réponse directe de François, Paris-Répu : il y a un enjeu stratégique, il suffirait que 30-40 policiers rejoignent une manif et les policiers ou gendarmes ne tireraient plus.

Réponse directe d’Aude, Niort : elle voit mal les policiers manifester en s’affichant dans les manifs avec ND.

 

 

Nico, St Nazaire : à propos de l’essoufflement de ND, dernièrement ils étaient 2-3 à St Naz et ont décidé d’arrêter de se réunir sur la place car illes ne sont plus sur des discussions citoyennes. Illes préfèrent organiser des rendez-vous plus espacés. Il ne faut pas confondre le mouvement ND et les noyaux de ND : les noyaux=les gens qui se sont contacté.e.s et sont devenu.e.s des militant.e.s en réseau. Les citoyen.e.s ne se présentent plus sur les places. Le temps n’est plus à la discussion citoyenne, les élections arrivent, la situation a évolué. Le réseau de militant.e.s est fait.

 

Matthieu, Rennes : retour sur les policiers.ières. Il est normal de leur parler mais il ne faut ne pas s’imaginer qu’illes vont nous rejoindre. Il a été écœuré par certaines de leurs revendications et par le décalage avec les revendications des autres citoyen.ne.s : il y a six mois nous étions dans la rue pour nos conditions de travail et illes nous matraquaient, aujourd’hui illes veulent qu’on les soutienne pour les leurs. Discuter, oui, mais il va falloir mettre les choses au clair.

Il propose de faire bilan un peu plus tard pour savoir si ND existe encore ? Le terme « ND » le dérange aujourd’hui, car ce qu’il désignait n’existe plus : pour lui ND consistait en des discussions citoyennes et il ne reste qu’un noyau.

 

Daniel, Paris-Répu : bonne idée de faire un tour des villes ; Paimpont, 120 personnes et 43 villes. Il y a une vertu renforçante de ce genre d’événements et de bilan. De plus il est curieux de la situation des autres villes depuis. Qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui ne marche pas localement ? Il perçoit deux orientations qui peuvent se combiner ou se concurrencer : la convergence des luttes et faire émerger un mouvement citoyen.

Vertu de l’ordre du jour pour rassembler des gens et faire venir d’autres forces. Il rappelle l’existence des autres AG non ND, etc. certaines veulent faire aussi réunions nationales. Il faut que les réunions nationales ne soient pas que le fait de ND, il faut montrer de la solidarité face aux diverses répressions.

 

Nico, St Nazaire : mais on n’a pas du tout le même mode de fonctionnement.

 

 

 

Tour des visions/paroles sur ND :

 

Rennes : 3

 

Céline, Rennes : elle ne fera pas de topo sur Rennes pour permettre à tout le monde de parler. Ses attentes : revoir les gens de Paimpont, profiter du côté humain. Décider d’un sens pour s’orienter : il faut continuer mais vers où et comment ? Elle aime bien la proposition de Nantes du banquet des migrants ; globalement il faut se mettre d’accord pour faire des réalisations collectives et réalistes.

 

Matthieu, Rennes : La situation est particulière à Rennes : les ND n’ont pas été investies par les AG intepros et les étudiant.e.s qui sont resté.e.s extérieur.e.s au mouvement. C’est dommage, car illes sont des éléments essentiels. Dès occupation de la maison du peuple le 1er mai, il y a eu convergence sur une dizaine de jours mais cette date a aussi marqué la fin des grandes ND. A la place de petits effectifs se sont réunis pour travailler sur des sujets ciblés, des actions plus collectives. Le banquet de rentrée a réuni une centaine de personnes, curieuses mais sans implication ultérieure. Les AG ont été arrêtées pour des questions de conditions matérielles et en raison du trop peu de gens qui y viennent. Des actions sur la démocratie, à restituer ici, ont eu lieu de juin à septembre-octobre.

Récemment, plusieurs questions se sont posées : faire une réunion de bilan, le problème de légitimité du nom de ND (trop peu nombreux.ses) mais qui permet sa reconnaissance. L’outil Framavox, sorte de forum interne à mettre en place. Il constate en effet que les gens vont spontanément, à partir d’un calendrier, vers des actions extérieures à rejoindre et sur lesquels illes font des CR à relayer sur le Framaox . Cette ND rassemble 25 personnes environ même si elles ne se rassemblent plus sur une place. Pour le bilan, il propose de faire une bouffe sur l’espace publique avec surtout les gens du premier cercle, les actif.ve.s, les impliqué.e.s. 19 personnes composent ce premier cercle, ce qui est plutôt positif. Il a observé un crash de la dynamique de manif avec des échecs de départ en manif la semaine après Paimpont, par manque de préparation : la manif n’a jamais eu lieu et cela a généré un sentiment dur d’écrasement.

Question : Framavox n’est pas publique, même si on n’y refuse personne. Pour y être il faut être au courant. Il n’y a pas de troll pour l’instant.

Une maison de retraite squattée par le collectif « un toit c’est un droit », héberge 160 migrant.e.s, mongols, afghans, dont de nombreux.ses enfants. Manif pour réclamer du chauffage (30000€ nécessaires pour relancer le chauffage), gens très concerné.e.s.

Parloirs sauvages et expliqueurs.catrices de mots : des escabeaux ont été utilisés pour parler avec les personnes détenues dans des centres de rétention aux grilles masquées par des bâches, pour prendre les noms, la durée de rétention, les besoins, l’ambiance. Cela permet d’obtenir un parloir collectif qui sert à apporter une nourriture appropriée et bonne. Les centres de rétention sont des prisons sans jugement.

 

Niort : 6.

 

Roberto, Niort : le banquet après Paimpont a rassemblé très peu de monde. Illes ont perdu du monde sur la place publique mais il a du mal à renoncer à la présence sur l’espace publique, car on est tou.te.s arrivé.e.s comme ça à ND. Il ne peut pas parler de premier cercle ou de cercle. Il est devenu plus militant au contact de la rue et notamment grâce à ND. Il a toujours espoir de voir le groupe être rejoint sur la place publique ; les militant.e.s se retrouvent à Niort au coude à coude avec d’autres militant.e.s sur des actions plus précises comme les jardins partagés… illes sont aussi beaucoup sur la place publique parce qu’illes se sont peu emparé.e.s des outils technologiques.

 

Patrick-Merlin, Niort : Mais c’est le premier vendredi depuis le 31 mars qu’il n’y a plus de ND sur la place publique à Niort. On y installait un tipi avec « paix » écrit en plusieurs langages, et une criée citoyenne. Importance du thème de la paix. Le climat ne peut excuser l’absence des réunions publiques, c’est d’autres raisons qu’il faut mettre en avant. Cette remarque ne se veut pas une critique de ce qui se fait ailleurs.

 

Aude, Niort : il y a un contexte assez exceptionnel où les autres organisations (partis de gauche, syndicats, assos) sont bien disposées envers ND et ont semble-t-il envie de faire des choses ensemble ; création d’un Collectif Citoyen 79 pour le concrétiser ; c’est encourageant de voir cette convergence des luttes qui démarre. Les réunions sont publiques et semi-publiques, dans des lieux privés.

Question : la place investie à Niort n’est historiquement pas fréquentée le soir surtout l’hiver : est-ce le bon lieu à investir ?

 

Elsa, Niort : elle partage une  citation pour exprimer ses attentes : « ce n’est pas la révolution que nous voulons, c’est la libération », John Trudell (militant amérindien).

 

 

Christian, La Roche sur Yon-Les Sables : nous étions une quinzaine au banquet, maintenant en Vendée il n’y a plus personne. Attentes : savoir quelles actions mener ensemble, coordination. Illes travaillent à la création d’une monnaie locale, à des actions sur des jardins partagés. Une personne travaille sur internet, il y a aussi des gens qui discutent mais ne font rien.

Il se propose pour un covoiturage ce soir et laisse du pain pour le repas.

 

Angers : 5 (le noyau dur d’Angers)

 

Séverine, Angers : illes ont construit une yourte, une « flexyourte », pour rester sur les places. ND a lieu Place du ralliement. L’esprit a été très convergence des luttes dès le mois de mai. Il n’y a pas forcément eaucoup de gens qui rejoignent sur la place mais ND est accompagnée par les autres collectifs et les accompagne aussi. Les gens du Cercle 49, né au moment des Indignés, travaillent sur les migrant.e.s d’Angers, et ont proposé de construire la yourte dans leur squat. Illes sont entre 5 et 15 NuitDeboutistes, qui se réunissaient mercredi et samedi, illes sont récemment passé.e.s au mercredi seul + actions. Participation à des cafés-repères ? repair ?

 

(Un classeur de documents de ND Paris circule, de Daniel, Paris-Répu.)

 

Téva, Angers : l’idée de la yourte décorée sur une place en béton servait à montrer aux gens qu’illes étaient encore là ; côté forces on y compte le collectif du cercle 49, les collectifs de demandeur.se.s d’asile et sans papier, assez peu de liaisons avec les syndicats, entre autres.

Question de François Paris-Répu : plan de la yourte ? => le plan est disponible sur le net, opensource (lien), et n’est pas leur invention. La yourte a l’intérêt de ne compter aucun clou ou élément en métal, elle est toute en bambou et bâches. 15 personnes en une journée suffisent à monter une yourte de 6m de diamètre. Le plus difficile concerne le revêtement en couvertures/bâches épaisses, difficiles à trouver.

 

Jimmy, Angers : la fédération est très efficace quand on a des projets de construction matérielle. ~50 personnes sont venues aider à la construction de la yourte alors qu’aux rassemblements il y a beaucoup moins de monde. Nouveaux projets de ce type : éoliennes, fours solaires, jardins partagés…

Le nom de ND n’est plus légitime, illes sont trop peu nombreux.ses. Mais il n’a pas de solution.

Franck, Nantes : les ancien.ne.s combattant.e.s de ND ? x)

 

Nantes : 6

 

Katell Nantes : ND a commencé très fort et est en diminution constante depuis. Avant l’été la réunion était quotidienne. Actuellement on est 6 sur la place le vendredi seulement. On s’en fout parce qu’on a d’autres projets. Il faut tenir la place parce que notre présence casse les pieds à la maire. Le nom n’est pas un problème, les gens le repèrent et ne posent pas plus de questions. Changer de nom n’est pas un problème non plus, si une proposition concrète est faite avec un autre collectif, c’est ok. On court les réunions pour faire la convergence des luttes ; elle est attachée à l’idée que toutes les manières de lutter sont bonnes quand elles convergent sur un but commun.

Deux grands rôles de ND : éducation populaire et convergence des luttes. L’éducation populaire ne rassemble pas de monde. Côté convergence on a des contacts et un potentiel de 150 personnes si on est sur une action bien préparée en amont.

Travail avec le Gasprom et le collectif des MIE sur le banquet de noël des migrants du 17 au 18 déc.

Constat d’une situation particulièrement bloquée à Nantes : la plupart des procédures sont bloquées par la juge des enfants qui suit systématiquement les recommandations du parquet, déclarant majeur.e.s des enfants qui n’ont alors plus accès aux aides. De nombreuses associations font le travail à la place de l’état : projet de bulletins de salaires symboliques pour les bénévoles, à montrer à l’état.

Deuxième chantier : TAFTA-CETA. Contact avec le collectif Stop TAFTA, on essaie de les connecter avec le  collectif Copain 44. A fond sur convergence des luttes et profiter des contacts pour pousser les gens à travailler ensemble sur des buts communs. Toutes les manières et les collectifs sont bons.

 

Florian, Nantes : d’autres choses aussi sont issues du rassemblement de Paimpont, comme les questions de savoir comment intervenir sur les élections et la démocratie : un projet dans les bacs est une méthode de réécriture collective, sans limite de nombre, mais à tester d’abord sur un petit échantillon de personnes. Pour toucher des gens hors ND voire hors lutte, des citoyen.ne.s lambda, expérience d’écrire un texte fondateur d’une démocratie directe, type déclaration des droits de l’homme très réactualisée. Aurait dû commencer le 1er nov, léger retard.

A aborder plus tard : les méthodes de la démocratie en action.

 

Marine,  Nantes : action particulière sur les migrants/MIE : constat de l’existence de nombreuses associations qui manquent de contact. Une asso de psychologues, idée des associations du diocèse, etc. Il y a un travail de mise en relation des associations existantes, ND peut servir de relais, d’intermédiaire et traiter certaines informations utiles que les membres de ces associations, débordé.e.s, n’ont pas le temps de traiter.

Il pourrait être intéressant, au moins pour de la comm’, de faire fusionner les thématiques économie-migrants : on met en place des traiter pour la libre circulation des biens et on enferme les personnes aujourd’hui !

 

Ludovic,  Nantes : le 26 novembre la paroisse Ste Catherine du petit port et la communauté musulmane font un après-midi crêpes d’accueil des migrant.e.s, pour les personnes volontaires.

 

Katell, Nantes : rappel, le GUD, branche violente de l’extrême droite réessaie de se ramener à Nantes, et probablement dans toutes les villes. Contre manif demain, actions le 12, en parallèle de l’aide au logement.

 

Poitiers : 2

 

Oihiba, Poitiers : réunions quotidiennes ont duré jusque mi-juillet avec beaucoup de monde puis l’affluence a diminué jusqu’à 5 personnes aujourd’hui. Attente : savoir justement ce que l’on fait, chercher force et dynamisme.

 

Yann, Poitiers : il existe déjà des mouvements proposant de la démocratie directe, un renouvellement de constitution, la primaire.org, la constituante d’Alexandre Jardin… il souhaite que le mouvement se positionne sur ces options. Il faut rester sur les places pour entretenir la flamme mais il y a besoin de concrétiser (hors des places, donc).

 

St Nazaire : 3

 

Nico,  St Nazaire : illes ont tenu la place pour rien plusieurs fois et c’est épuisant. Illes préfèrent maintenant des rendez-vous mensuels autour de soirées thématiques. Le 25/11, le rendez-vous aura pour thème l’éducation populaire. La dynamique pourrait reprendre sur les places au printemps, si c’est pertinent. Ce n’est pas sûr mais lâcher la place est un sacrifice. 15-20 personnes gravitent autour du groupe.

Remarque sémantique : il faudrait parler de réfugié.e.s plutôt que migrant.e.s qui est un terme politicien. Dossiers chauds de St Brévin et NDDL.

(Aude, Niort : certaines associations tiennent le même raisonnement, mais inversé : « migrant.e » serait plus inclusif et lutterait contre l’idée qu’il existerait de bon.ne.s et mauvais.es migrant.e.s.)

 

Régis, St Nazaire : illes ont eu une forte activité avec la ZAD où sont parties 4 personnes. Contacts avec de nombreux comités dont le dernier en date : le collectif ICAR, de contact aux réfugié.e.s hébergé.e.s par l’Etat, et l’UCIJ, union contre l’immigration jetable. A St Brévin, la manif contre la manif du FN a été un succès avec 400 personnes. Il existe un noyau militant à ND et des contacts autour. Illes ont organisé une soirée d’éducation populaire sur la loi travail et son suivi avec les syndicats et les partis politiques de la gauche de la gauche (le débat éclate de suite sur la présence de partis) : il précise qu’il s’agit de militant.e.s non carriéristes qui se retrouvent sur de nombreuses thématiques. La situation est particulière à St Naz : la CGT a joué un rôle important pour ND tandis qu’il n’y a pas d’étudiant.e.s qui ont rejoint ND à Cholet.

 

Cholet : 2

 

Elisabeth A, Cholet : MIC, mouvement d’initiative citoyen. ND aborde aussi des thématiques nationales, pas que locales. Illes sont 5 à 15 personnes, tous les 15 jours, sur l’éducation populaire. Projet de travail sur les migrants, prise de contact avec des mouvements comme le Nid…

 

Tulle : 2

 

Josiane, Tulle : il n’y a plus personne à ND Tulle. Un rassemblement au lieu-dit « le Battement d’ailes » a rassemblé une quarantaine de personnes issues de plusieurs villages : les gens y ont décidé que les élections n’auraient pas lieu…Josiane est aujourd’hui présente comme sympathisante des autres ND.

 

Yann, Poitiers : le même problème existe à Poitiers : des groupes phagocytent le mouvement qui disparaît quand ils s’en vont.

 

 

Paris : 6

 

François, Paris-Répu : un peu les mêmes problèmes que partout : froid, vent, moins de monde, recherche de lieu pour les assemblées de coordination en intérieur avec différents collectifs dans Paris, elles se déroulent le mercredi avec ~30 personnes ; week-ends thématiques avec jusqu’à une centaine de personnes. Projet de transformation des commissions en collectifs, pour éviter les problèmes de hiérarchies et parce que le travail s’est déplacé vers d’autres lieux.

Multiplex : tous les premiers vendredis du mois, une interAG où tout le monde peut se connecter et écouter et participer. Cet outil peut aider à la coordination nationale entre villes.

Le nom de ND n’est peut-être plus légitime localement du fait du nombre de personnes présentes mais avant de l’abandonner, il faudrait montrer la présence nationale (Mumble peut y aider). Le nom a une histoire et est reconnu.

Accueil de la marche des jours heureux avec de nombreux collectifs, manif féministe du 07/11 pour l’égalité salariale… selon les thèmes on parvient encore à organiser des événements qui rassemblent parfois des centaines de personnes.

Attentes : se retrouver et mettre au point une méthodologie de travail commun et collaboratif pour travailler ensemble sur les mêmes thèmes. Ex des pads nationaux.

Importance de la campagne de communication sur les réseaux sociaux ; il faut jouer dessus (les gros médias choisissent leurs sujets sur les réseaux : c’est pour rester médiatique), créer un cercle de référent.e.s par villes, chargé.e.s de la communication sur les réseaux pour la coordination. Proposition de commission « t’as qu’à faire ça » pour former aux outils numériques, s’il y a assez de personnes pour la faire tourner. Le but n’est pas de modifier mais de mieux intégrer l’existant, d’ensemencer les villes des outils nécessaires pour compléter la toile des ND.
Alan, Paris-Répu : partant de l’idée que les réseaux sociaux ne mettent pas suffisamment en valeurs les petites villes, il faut dynamiser la visibilité des villes sur les réseaux sociaux en utilisant le site nuitdebout.fr pour que chacune y publie du contenu, en plus de ses sites/réseaux. Création d’un nouvel outil : rédaction et diffusion debout, pour accompagner la communication. Respecter et valoriser la sensibilité locale de chaque ville, identifier ce qui marche et ce qui ne marche pas, et transmettre ce savoir.

 

François, Paris-Répu : proposer des news pour une newsletter hebdomadaire et horizontale avec vote des contenus. Décentraliser.

[Réactions un peu vives : décentraliser quoi ? on a déjà des outils, etc.]

 

Daniel, Paris-Répu : il faut bien faire la distinction entre les ND d’Ile de France et celle de la place de la République : Ménilmontant, St Denis, place des fêtes… qui ne sont pas celle de République, sont en Île-de-France mais avec peu de contacts entre elles. Au total 15 à 30 ND, plus de relations depuis l’été. Tentative de s’adresser à ces différentes ND. Long retour sur l’historique de leurs ND et de la diversité des évolutions et des opinions qui compliquent le travail collectif.

 

Antoine, Paris, Jury citoyen : il organise et participe à des conférences avec des expert.e.s, des films pour l’éducation populaire, et des contacts avec des mouvements comme La Belle Démocratie, les jours heureux, Ma voix, Vote Blanc… Il aimerait (re)proposer le concept de jury citoyen à la télé. Il y a aussi d’autres projets de mobilisation sur cent propositions thématiques : contre-mobilisation sur les primaires de la droite, aménagement de la place de la République, travail autour du concept de coup d’état citoyen : avoir une visibilité pour peser sur 2017.

 

Medhi, Paris : ex-TV debout. Actif sur la place, il travaille avec l’équipe du Mediacenter, sur lequel il aimerait faire un point. La commission Economie politique a lancé une tribune contre le CETA, signée par plusieurs ND et autres personnes. Le Collectif « Maintenant » a pour objectif de créer des éco-villages et des jardins pédagogiques dans des lieux abandonnés à réhabiliter. La Cantine est partie avec quelques personnes à Stalingrad et Jaurès pour aider les migrant.es qui reviennent y chercher de la nourriture. Un camp de passage au nord de Paris est en cours d’organisation, pour 400 places.

Relais et soutien de la commission féministe pour la manifestation du 07/11 sur les inégalités salariales #16H34 des Glorieuses et de Paye Ta Shneck.

Diffusion de films militants le samedi soir qui ramènent 2 à 40 personnes selon le thème.

Week-end dernier : accueil des Jours Heureux et éducation populaire sur la sociocratie qui a eu un certain succès (en attirant de nouvelles personnes) et donnera lieu à une nouvelle commission.

 

Gilbert, Paris : présence d’une personne de la commission Economie politique  à la fête de l’humanité. Il est là pour discuter politique et révolution.

 

Point technique : Florian, Nantes, sur les ateliers de lendemain.

 

Reprise des tours de parole :

(Après bientôt 5h d’échanges non stop, les esprits sont fatigués et un peu plus à vifs.)

 

Céline, Rennes : il serait bien d’aborder les questions des outils de comm et du Médiacenter dans un atelier pour ne pas envahir les assemblées plénières avec. Ne pas trop uniformiser les outils : les propositions doivent venir du local et du global. Même si l’intention est bonne, il y a un côté un peu prescriptif de ND Paris. D’autres villes ont aussi des propositions.

 

Régis, St Nazaire : reste la nécessité de s’interroger sur comment on coordonne, qui aura et dirigera les moyens de comm. Les autres ND n’ont pas le même rythme que Paris. L’expérience d’interND a montré qu’imposer des formats très balisés peut être violents pour les autres ND. Partager, mais ne pas concentrer les outils sur quelques personnes.

 

Matthieu, Rennes : la question se résoudra par la mise en relation des personnes et les outils suivront : les personnes choisiront avec qui et comment elles travaillent ensemble. On choisit un mode de fonctionnement et on s’y tient un moment. Remarque validée par Régis, St Nazaire.

 

François, Paris-Répu : il faudrait distinguer les outils de travail collaboratif, horizontaux, ouverts à tou.te.s et partagés, et les outils de communication administrés par quelques personnes. Validé par Daniel, Paris-Répu qui se pose la question de l’outil le plus efficace.

 

Katell, Nantes : insiste sur la priorité de s’accorder sur les contenus.

 

Caroline, Rambouillet/Paris : se définir comme ND globale plutôt que des ND ?

 

Katell, Nantes : non, l’organisation par villes est la réalité.

 

Aude, Niort : il faut des outils si le but est de créer des contenus ensemble sur un seul mouvement ; la communication n’est une fin en soi pour personne.

Marine, Nantes : on est vite dépassés par le nombre des outils et des infos qu’ils véhiculent. On pourrait limiter le nombre d’outils et insister sur la logique de partage, pour sortir du paradoxe de vouloir valoriser la diversité des ND avec des outils communs uniformisés.

 

Matthieu, Rennes : il y a une richesse locale à cultiver mais il faut quelque chose d’unificateur : un commun politique. Il faut définir précisément les rôles des outils : communication, diffusion hors cercles militants. Chaque ville fait sa tambouille avec des référent.e.s et contacts. Limiter aussi le nombre de correspondant.e.s (ou proposition de nouveau nom par François : l’interface) dans chaque ville qui assurent la diffusion de l’info, et faire tourner les rôles. Objection de Nico de St Nazaire : ça recrée une gestion de bureau local.

 

Alan, Paris : les outils proposés par François et Matthieu n’ont rien à voir avec le relais qu’il propose. Objectif de circulation d’information.

 

François, Paris-Répu : expression d’une frustration devant sentiment qu’il n’y a pas de réel désir de se coordonner, voire une accusation de centralisation/imposition d’un mode unique de fonctionnement envers Paris. Annonce démonstration du pad après le repas.

 

Le repas a fait retomber fatigue et tension. Les ateliers culinaires des jours suivants ont été particulièrement efficaces pour ça.

Rencontres des #NuitDebout – Forêt de Paimpont

Rencontres des #NuitDebout – Forêt de Paimpont

Nuit Debout Rennes organise des rencontres inter Nuit Debout, du 13 au 15 août !

Le 9 juillet dernier, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une rencontre entre collectifs Nuit debout réunissait des participants au mouvement venus d’une trentaine de villes.

Pour prolonger les échanges, nous avons convenu de nous retrouver plus longuement un mois plus tard, pour un week-end d’échanges et de réflexion inter #NuitDebout.

Ces rencontres auront lieu sur un éco-lieu en forêt de Paimpont, entre Rennes et Vannes/Lorient. Le collectif Nuit debout Rennes se charge des aspects matériels de cette première rencontre, et est ouvert à toutes les bonnes volontés qui veulent contribuer.

Les détails sont précisés ici et . Vous pouvez les contacter directement via contact@rennesdebout.bzh. Pour faciliter l’organisation, il est préférable de s’inscrire avant le 7 août.

Compte Rendu du 13/04/2016

Compte Rendu du 13/04/2016

Le mouvement parle de différentes inégalités.

Le bon sens nous dicte qu’évidement il faut être solidaire, éviter les injustices, etc… et pourtant dans la réalité, et cela malgré des conventions qui à la base vont dans le sens du peuple, il y a de plus en plus d’abus, de non respect des citoyens et de leurs lois.

Par conséquent, il serait intéressant de mettre en confrontation les textes et leurs détournements abusifs.

Actions proposées :

  • soirée AMAP et « burger bio » devant le Mac Do (sensibilisation à la malbouffe…)
  • semaine de boycott (grandes firmes, marques…), et mettre ceci en lien avec le buy-cott où l’on pourra promouvoir les commerces qui conservent ou se lancent avec une éthique certaine.
  • idée ! Pourquoi pas en faire une semaine national en nous mettant en lien avec les autres villes ?

A débattre :

  • que devons nous faire face aux nouvelles lois que le gouvernement tente de faire passer : lois EL Khomri, loi de modernisation électoral, CETA en cours de finalisation…

 

Violence/Casse

 

La violence a cours lors des manifestations mais jamais lors des Nuits Debout, c’est important de le rappeler.

Quelle est la différence entre les « casses» des vitrines de commerçants et celles des abris-bus ou encore celle des banques ?

Quelle(s) idéologie(s) mettent les « révoltés » derrière ?

Comment pouvons nous en tant qu’activistes du mouvements Nuit Debout répondre à ces actions ?

 

Nota Bene à propos des commerçants  : ils ne sont pas dédommagés lors des casses par leurs assurances, ils doivent payer les réparations de leur poche ; a contrario il est plus aisé pour une banque d’assumer des réparations.

 

 Actions proposées :

  • cibler une rue et remplacer toutes les affiches publicitaires par des affiches Nuit debout
  • ramasser les résidus de lacrymogène et autres qu’on se prend dans la figure lors des manifestations (qu’on soit totalement pacifique ou non…), puis les déposer ensuite sur une éventuelle « Balance de la Justice » (à voir avec la commission bricolage) face à la Constitution des Droits de l’Homme.

 

Actions dont nous débattons :

– aller voir les commerçants et leur demander s’ils souhaitent mettre en vitrine des affiches      « Nous soutenons Nuit Debout » ou simplement « Nuit Debout ». Ceci reste complexe car il n’est pas question pour nous d’une dérive « mafieuse » et que ceux qui ne mettent pas ces affiches se trouvent ciblés par les « indignés ». Le but n’est pas de faire un appel à la violence mais de continuer à exister un peu partout, y compris sur des affiches afin que des curieux puissent venir voir ce que l’on fait.

Média

 Certains médias manipulent l’information, nous l’avons notamment constaté lors de l’agression d’un homme place du Bouffay dans la nuit de lundi à mardi, agression qui a été mise en relation avec le mouvement alors qu’elle en était totalement indépendante.

De quelle façon les médias influencent l’opinion public ?

Les médias ciblent leurs publics, les grandes chaînes sont souvent corrompues, ce qui peut influencer évidemment l’opinion des gens et formater des mentalités.

Certaines générations n’ont pas changé leur fonctionnement pour s’informer depuis des années et passent à côté des nouveaux outils d’informations et a fortiori de ce nous faisons en ce moment, conséquemment certains peuvent avoir du mal à saisir les « symboles » et les idées que prône la Nuit Debout.

 

Actions proposées

soirée thématique sur les différents médias (leurs influences, les différentes lois qui les régissent, les journaux « corrompus »…)

–   dénoncer les informations erronés ou manipulées

–   créer une plate-forme en format WIKI où les comptes-rendus et autres informations pourraient être facilement accessibles.

–     mise en avant des médias alternatifs ( The Guardian, le Fil D’actu, Médiapart, Osons Causez, Usul, La Quadrature du Net…)

– le rôle de l’humour, de la satyre comme moyen d’interpellation (en lien avec la commission communication )

  • transmettre la sémantique aux médias afin d’éviter les amalgames

 

Actions à débattre :

  • établir un système de sondage auprès des gens (cela reste encore complexe au niveau des prises de position, de la liberté de la vie privé…)

 

Sensibilisation

 Un habitant de Malakoff a pu rapporter que le mouvements n’était pas vraiment connu dans les « quartiers » et que les habitants de ces dits quartiers ne sont pas vraiment informés de nos actions du moment.

Objectif : sensibiliser les gens au mouvement, tout le monde y a sa place !

Nous avons tous quelque chose à raconter, nous apprenons tous en écoutant nos voisins et nous sommes enrichis de pouvoir nous rencontrer ainsi et d’agir ensemble tout en restant dans la bienveillance.

 

Appel :

–    qui aimerait organiser un concert de sensibilisation à Malakoff ?

  • recherche de »médiateurs », c’est à dire des personnes motivés par l’envie d’aller rencontrer les habitants de Malakoff et leur parler du mouvement Nuit debout.

 

Économie

 appel : qui peut venir nous informer relativement clairement sur le revenu de base ?

 

Vie politique/Élections

 Les mandats ne devraient pas être renouvelables et plus courts.

 

A débattre :

La question du vote blanc a été abordée, le souhait étant qu’il soit comptabilisé.

  • personnifier le vote blanc, en votant pour un représentant qui l’illustrerait et démissionnerait aussitôt ; mais cela reste risqué puisque nous souhaitons sortir du système pyramidale afin de tendre à quelque chose de plus horizontal.
  • faut il faire une campagne pour le vote blanc ?

Appel :

Nous aimerions tendre à un autre modèle, il y a déjà quelques exemple en Espagne avec Podemos, en Islande avec le Parti Pirate qui obtient 43% d’estimation de votes favorables pour les prochaines élections, ou encore l’assemblé fédérale en Suisse…

  • qui peut nous parler des systèmes autogérés ou horizontaux qui sont déjà en place ?

 

Compte Rendu du 12/04/2016

Compte Rendu du 12/04/2016

La commission comptant de nombreux nouveaux venus, il a d’abord été fait la demande d’un rapide exposé des sujets, enjeux et précédentes délibérations de la commission.

Les débats de la soirée se sont concentrés autour de trois axes :

L’ensemble des participants a exprimé le besoin d’entendre des témoignages de toutes les luttes, afin d’apprendre à les connaître et à se connaître les uns les autres pour lutter ensemble.

Quelqu’un a proposé d’inviter les syndicats de différents secteurs afin de créer une mobilisation générale. D’autres préféreraient que les personnes apportant leur témoignage parlent toutes à titre personnel, syndiquées ou non.

Une participante a rappelé l’importance et la portée des actions symboliques, la sensibilisation du plus grand nombre étant importante dans la lutte. Elle a soulevé l’idée d’un boycott visant les multinationales et/ou la grande distribution qui contribuent à la précarité.

Le débat s’est porté sur la manière de mener une telle action, et les lieux adéquats. L’intervention d’un camarade travaillant pour McDonald’s a soulevé l’idée que viser, par exemple, cette entreprise, permettrait une sensibilisation sur plusieurs domaines : les conditions de travail et la pression sociale, la malbouffe, l’optimisation fiscale et le monopole des multinationales. La discussion n’a pas fixé de mode opératoire précis, mais il a été évoqué l’idée de monter un marché bio devant, afin d’intégrer à la lutte les commerces et producteurs locaux, qui pourraient notamment fournir leurs invendus.

Le troisième débat s’est porté sur Panama Papers, et plus largement la question de l’évasion fiscale. Le sujet monopolisant l’actualité mondiale, il est important de s’en saisir et de faire entendre la parole du peuple sur le sujet. Il a été émis l’idée d’y dédier une soirée d’informations et de débats qui pourrait toucher un grand public. Certains ont proposé d’y inviter des organismes comme Attac, qui ont étudié le sujet. Nous pensons aussi développer des actions concernant les banques.

 

PROPOSITIONS DE LA COMMISSION :

  • Organiser une soirée « témoignages des luttes », avec éventuellement des invités, afin que chacun puisse exprimer sa souffrance et comprendre celle des autres.
  • Réfléchir à une action de boycott d’une semaine, coordonnée au niveau national avec les autres Nuits Debout, médiatisée (invitation de journalistes).
  • Rebondir sur l’affaire Panama Papers pour organiser une soirée « paradis fiscaux », et réfléchir à des actions symboliques concernant les banques ; toute personne ayant une idée est bienvenue à la commission pour la soumettre.
  • Il a également été proposé des diffusions de films : Merci Patron, Volem Rien Foutre Al Païs, Demain, Les Nouveaux Chiens de Garde, Les Jours Heureux, Discount.