Archives de
Catégorie : Assemblée Générale

CR du 17/03/2017

CR du 17/03/2017

Tentative de dépôt de plainte pour vol de pancarte par des policiers :

Une personne est allée déposer plainte au commissariat de Waldeck Rousseau, pour des événements survenus le 9 mars dernier lors d’une manifestation place du Bouffay, vers 11h : elle a demandé à porter plainte pour « vol en bande organisée » pour la confiscation (toujours en cours à ce jour) de sa pancarte par des policiers, « abus d’autorité » puisqu’il s’agit de représentants de l’ordre, « moquerie » et enfin « intimidation » au moment de réclamer la pancarte.

Lae fonctionnaire qui l’a reçue a pris son nom, son numéro de téléphone afin de la recontacter et lui a suggérer d’écrire au directeur départemental de la sécurité publique pour exposer les faits et sa demande.

Sur la pancarte confisquée, on pouvait lire :

Là où la justice décline, la société déchoit.

Le groupe a travaillé à un texte dénonçant les violences policières suite aux agressions et à la répression subie par les lycéen.ne.s qui organisent des blocus de leurs établissements à Nantes ces dernières semaines. Rappelons que ces jeunes gens, qui n’ont pas le droit de vote, ont peu de moyens d’expression politique. Le blocage de ces lycées est un message politique : illes dénoncent les violences policières et l’injuste traitement qui est fait à leurs victimes par l’institution judiciaire.

La presse locale est remarquablement silencieuse ou lisse sur le sujet, ne parlant aucunement de la portée politique du geste de ces jeunes gens ni des violences subies, comme vous pouvez le constater ici. A l’entendre, de plus, seul un lycée est concerné. L’ironie de la situation, est que cet article bref et lissé, concerne le lycée qui aurait subi la répression la plus violente, probablement raison pour laquelle le journal s’est décidé à publier un article.

Nantes Révoltée relaie des informations bien différentes :

le mouvement concerne au moins les lycées Monge, Verne, Livet et Perrin.

le témoignage d’une lycéenne le 9 mars :

#BlocusPourThéo#PasDeJusticePasDePaix

Nantes jeudi 9 mars la répression policière s’abat sur les blocus lycéens.
Témoignage de Romane, lycéenne de Livet.
Vive la jeunesse de Nantes !
Solidarité!

« 5H. Le réveil sonne dans les chambres des internes ce matin du 9 mars au Lycée Livet à Nantes. On se faufile discrètement. On escalade la grande grille du lycée et nous voilà dehors. Nous sommes une quinzaine à l’appel du collectif « Boycott, sanctions, actions » pour bloquer notre lycée. Nous voulons protester contre les violences policières.

5H30. Les poubelles commencent à s’empiler dans les 3 rues menant au lycée.

6H30. Deux camions de CRS débarquent, tout le monde s’enfuit. Les élèves sont pourchassés dans les rues, l’un d’eux est emmené au commissariat. Les poubelles sont retirées par les forces de l’ordre.

7H30. Deuxième tentative. Les élèves affluent, et un blocus humain se crée plutôt naturellement. Une centaine d’élèves. Quelques poubelles donnent un peu de crédibilité au blocage. L’ambiance est festive, l’entrée n’est pas vraiment interdite. On laisse passer ceux qui le souhaite vraiment. Musique et rires, des slogans antifasciste sont lancés dans la foule. Quelques policiers plutôt tendus encadrent l’événement.

7H50. Plusieurs fourgons de CRS pointent leurs nez au bout de la rue. Les lycéens font face pacifiquement. Une rangée d’une quinzaine de CRS avance d’un pas déterminé. Au même rythme que leurs pas, ils frappent leurs matraques contre leurs boucliers. Cela ne décourage pas les lycéens qui restent droits, sans pour autant montrer d’agressivité. Les policiers ne s’arrêtent pas et chargent dans la foule sans aucune sommation.

L’administration du lycée ferme la porte principale, coupant toute voie de retrait. Certains élèves sont très violemment bousculés, piétinés, frappés. Les forces de l’ordre ne cesse de gueuler aux lycéens d’avancer alors qu’ils sont bloqués contre la porte, les poubelles et surtout contre leurs camarades.
Plusieurs coups de matraques dans la foule compacte, la nuque, les jambes – AVANCE ! – une jeune fille est poussée contre un mur. Le médecin diagnostiquera une contorsion du coude, de l’épaule et de la clavicule. Personne n’avait résisté ou montré signe de violence.

8H10 : Certains s’enfuient par petits groupes, d’autres restent simplement là, abasourdis par la violence précédente. Les forces de l’ordre encerclent les lycéens restant. La nasse durera plus d’une heure. Quelques professeurs tentent d’extraire les blessés, face à la dureté des policiers. Une élève est quand même emmenée à l’infirmerie. Même à la professeure, il faudra plus de quinze minutes pour faire ouvrir les portes du lycée afin de prodiguer les premiers soins.
Les autres petits groupes vivent des courses poursuites avec les policiers dans les petites rues adjacentes pour être enfin encerclés. Ils fouillent les sacs et prennent tout les noms de ceux qui sont piégés.

9H45. Les forces de l’ordre se replient après avoir nettoyé les rues. Tout est fini, les élèves retournent en cours, mais restent choqués de la répression et de la violence de l’intervention des forces de l’ordre ce matin du 9 mars 2017. »

[Récit et photos : Romane Verchère]

D’autres photos du 9 mars. Et le blocus du 16 mars.

Des fonctionnaires de police ont donné un PV à une personne sans abri près de Moutonnerie, pour consommation d’alcool sur la voie publique.

Alors qu’illes contrôlaient des personnes sans abri pour consommation d’alcool sur la voie publique (des bières…), illes ont exigé qu’elles vident leur bière sur le sol. L’un.e d’elleux a refusé.

Alors certes, il est interdit de boire sur la voie publique, mais peut-être que les forces de l’ordre auraient mieux à faire que de verbaliser des personnes qui n’ont pas toujours le loisir ou les moyens de s’attabler en terrasse d’un bar ou d’un café pour y boire leur bière. Surtout que ces personnes n’ont techniquement aucune alternative à être présentes sur la voie publique en journée.

Discussion sur l’action non violente avec un militant présent à titre personnel :

L’action non violente est une forme de désobéissance civile. Elle consiste à enfreindre une loi de manière non violente pour exprimer une position politique et délégitimer la violence reçue, infligée par les institutions ou les agents des forces de l’ordre envoyé.e.s pour réprimer l’action non violente.

Nous avons parlé du dialogue et de la coexistence entre les différentes formes de lutte, non violentes et violentes, et les avis divergeaient sur ce point. Si l’on se place du point de vue de la perception extérieure de la coexistence des modes d’actions, les médias majoritaires et les politiques retiennent toujours la violence, associant de fait les groupes non violents à l’action violente. On peut craindre de se voir imposer un mode d’action que l’on ne cautionne pas ou n’est pas prêt à employer. Cependant, ne pas agir semble inacceptable que l’on partage ce point de vue ou non, ou agir sur d’autres lieux et à d’autres moments lors d’événements dont la date et le lieu sont déjà fixés et/ou symboliques.  De plus, le prisme médiatique est fortement sélectif, et une action non violente au sein d’une manifestation plus vaste est rarement relayé par les médias majoritaires.

La question reste ouverte.

Journée mondiale antipub le 25 mars 2017 :

Dans le cadre de la journée mondiale antipub qui a lieu chaque année le 25 mars, une réunion inter-organisations aura lieu vendredi prochain à 19h à B17 (17 rue Paul Bellamy, au fond de la deuxième cour entrée par l’escalier côté droit du garage) pour préparer cette journée.

Le 27 mars, Opération Bouton :
Il s’agit d’une mobilisation pour le désarmement nucléaire dont voici l’appel :

« Le 27 mars commencera à l’ONU les discussions pour un traité international visant à interdire les armes nucléaires.

La France fait partie des rares pays ayant voté contre la résolution organisant les négociations pour un traité d’interdiction des armes nucléaires (113 pays ont voté pour). La France a investi dans le renouvellement complet de son arsenal nucléaire.
Pensez-à ce que nous pourrions faire d’un total de 4 milliards par an dépensés pour l’arme nucléaire et son entretien !

Dans le cadre de la campagne « Le Désarmement c’est maintenant », les organisations partenaires appellent à une mobilisation forte des Français sous une forme ou une autre. Soyons inventifs !

Notre objectif est clair : interpeller les candidats à l’élection présidentielle, futurs détenteurs du fameux bouton rouge à se positionner sur le désarmement nucléaire de la France et pour cette initiative internationale. »

La pétition : http://labombe.wesign.it/fr

Le kit de mobilisation : http://www.francesansarmesnucleaires.fr/IMG/pdf/Kitdemob.pdf

Ce samedi a eu lieu la Manifestive :
DANSONS DANS LA RUE POUR LA LIBERTE D’EXPRESSION !
RENDEZ-VOUS LE 18/03 A NANTES, TOULOUSE, PARIS et MARSEILLE !
Le 18 mars, c’est le printemps techno, un mouvement de protestation qui s’élève de tout la France pour défendre la Fête Libre.
A MARSEILLE, PARIS, TOULOUSE, NANTES, retrouvons-nous pour faire entendre notre ras-le-bol de la répression.
Amateurs de techno, sound systems, DJs, livers, décorateurs, performers… tous unis derrière les chars des sons qui défileront ce jour-là.
Ce même jour, deux de nos membres seront à Rennes pour la journée d’études sur le racisme institutionnel organisée par la Coordination Ouest sans papiers (CR à venir). Illes sont parti.e.s avec la présentation du programme Un chez soi d’abord dans leur besace et ont distribué nos derniers flyers de présentation.
Pendant ce temps, deux autres membres seront au week-end des Alternatives Concrètes à Challain, en partie dans le même but.
Enfin, nous relayons un appel des Faucheur.se.s de chaise ! Au programme : mettre la BNP sur le banc des accusé.e.s « pour sa participation active à l’évasion fiscale, au crime climatique et aux violations des droits des peuples. »
TOP Départ pour la saison 3 des faucheurs de chaises
 

Cette fois c’est Florent Compain, président des Amis de la Terre qui va passer en procès le 11 avril prochain à Bar-Le Duc suite à une autre plainte de la BNP pour une action de réquisition citoyenne de chaises menée à Nancy le 6 novembre 2015.

Les Faucheurs de chaises ont décidé de relancer une série d’actions dans la perspective de ce procès. Ces actions visent non seulement à mobiliser largement pour le jour J, mais aussi à susciter de nouvelles actions non-violentes et de désobéissance civile dans les agences de la BNP, pour continuer de diffuser nos messages sur l’évasion fiscale, la justice sociale et la transition écologique, et mettre en lumière le rôle joué par des banques comme la BNP Paribas dans l’industrie de l’évasion fiscale ainsi que dans les financements de projets d’extraction ou d’exploitation des énergies fossiles.

Comment participer depuis NANTES ?

 1) Pour la phase d’action  entre aujourd’hui et le 7 Avril, il vous suffit de remplir le formulaire suivant .

2) Aller à Paris le 11 Avril, jour du procès de Florent Compain, et montrer le rapport de force entre cette banque et la société civile, merci de remplir ce formulaire.

Week-end Solidarité Logement

Week-end Solidarité Logement

Petit aperçu périscopique d’une journée d’information à Paris République :

le samedi 4 mars à République, les forces de l’ordre étaient en surnombre comme d’habitude, mais ne sont pas venues participer, comme d’habitude.

Et il faisait un vrai temps de merde, soit dit en passant.

L’association Share a ouvert le bal et introduit le DAL, le Droit au Logement : https://www.periscope.tv/w/a4wqtzFQbUtxWGdkV25ZUW98MVprS3pFV09ZcnJ4dnPx_qaL340LPY3rYmOH745qf2DgxLxgxTKsh4j4bL8T

Alex et Fanny du collectif Place à la Solidarité : elles maraudent et organisent des repas, dont repas de fêtes de fin d’année pour tou.te.s, collectent et distribuent des vêtements et produits d’hygiène, tous les 15 jours place de la République : https://www.periscope.tv/w/a4wq0TFQbUtxWGdkV25ZUW98MWxER0xSTmFFb1l4bQn7LLKpbu4uLP_u1gRyhnDeIzAwa5Kl_sv1P2VQ62cU

Notre présentation du programme Un Chez Soi d’Abord : https://www.periscope.tv/w/a4wq9zFQbUtxWGdkV25ZUW98MVprS3pFV1ZBakx4dpG0WKK5_yTi7m3Z7NM3rzI9Q1f-yMrs7eqQLWnvHVA0

Le 115 du Particulier : pour pallier à l’insuffisance d’une action sociale limitée le plus souvent en France à de l’hébergement de nuit : https://www.periscope.tv/w/a4wrEjFQbUtxWGdkV25ZUW98MXluS09XZFlZTXlLUgcVwzSVMeMbpEHL3pcnT1D2dPo69sX-NURtqkJwoaTl

Fin de la soirée en musique : https://www.periscope.tv/w/a4wrLjFQbUtxWGdkV25ZUW98MXZPR3dZUnFieW14Qub5fWhcTzNVNcjYpNxTV3ownkQwFmRjfvIivuOedaRo

et ce n’était pas le 4 mars à cet endroit mais en bonus :

Un Toit c’est Un Droit : https://www.periscope.tv/w/a4wpuDFQbUtxWGdkV25ZUW98MXlvS01lWXdiUXpLUa4NLiGXhhbcvgZzWAUezpX1RMwatIVhWyIsBUDSpe5M

Lien et urgence sociale : Tout En Attente-Le Carillon, Guide de l’urgence sociale

Lien et urgence sociale : Tout En Attente-Le Carillon, Guide de l’urgence sociale

Tout En Attente – Le Carillon

Nous avons rencontré des membres de deux associations implantées à Nantes, qui proposent une aide participative aux personnes précaires et sans abri. :

Le Carillon, proposant initialement des services gratuits.

Tout en attente, proposant initialement des produits en attente, payés par des consommateur.rice.s.

Les deux associations sont très liées à Nantes où Tout en attente sert de base pour lancer le Carillon. Elles sont en train de fusionner : le principe du produit suspendu, de Tout en attente, est intégré au processus du Carillon.

« Le Carillon permet d’améliorer les conditions de vie des personnes à la rue et de recréer du lien social avec leurs concitoyen.ne.s à travers un réseau de commerçant.e.s et d’habitant.e.s engagé.e.s. »

Et ce de deux façons :

  • En proposant gratuitement des services, identifiés par des pictogrammes. Le ou la commerçante affiche les pictogrammes correspondants aux services qu’iel offre grâce à un sticker sur sa porte ou vitrine, aux horaires qui lui conviennent. Et la liste s’allonge de plus en plus 🙂
  • En bleu, les services gratuits, en blanc, les services accessibles sur présentation d’un bon.
  • Ces services intègrent le principe des consommations en attente pour faire participer les consommateurs.rices en leur permettant d’offrir une consommation en attente. Exemple : vous voulez prendre un café ? Vous en payez deux (ou plus si le coeur vous en dit !) et le ou la commerçante réserve ce deuxième café pour une personne dans le besoin. Mais vous pouvez aussi offrir une coupe de cheveux, un repas…

A Nantes, nous avons rencontré des membres de l’équipe du Carillon, Thomas, qui le coordonne (ci-dessous), Marie et Nikita, bénévoles. Vous pouvez contacter l’équipe de Nantes via la page facebook du Carillon/Tout en attente en laissant votre contact à l’intention de Thomas, ou directement via : thomas@lecarillon.org

Un livret récapitulatif des commerçant.e.s solidaires sera diffusé par tou.te.s les acteur.rice.s ; des événements réguliers seront organisés pour les participant.e.s et les bénéficiaires.

L’asso comprend des bénévoles sans abri : ce sont les ambassadeur.rice.s, porteur.se.s de la légitimité du projet. Leur mission est de faire changer les regards sur les un.e.s et les autres : les personnes à la rue et les commerçant.e.s.

Les Soupes impopulaires sont une façon de le faire. En effet, vous connaissez les soupes populaires, où les associations vont apporter un repas chaud aux sans abri. Mais avez-vous déjà imaginé des sans abri offrant un repas chaud aux commerçant.e.s et habitant.e.s d’un quartier ?

Les bénévoles sont attaché.e.s à un lieu, un quartier, et capables de s’impliquer au quotidien pour sensibiliser tou.te.s les acteur.rice.s au projet du Carillon.

Le prochain événement du Carillon à Nantes, aura lieu le 21 mars au Café de la Ribine : https://www.facebook.com/events/186348018523224/

Enfin, la ville de Nantes édite un Guide de l’urgence sociale en 4 langues (français, anglais, arabe et russe). Ce petit guide rassemble des informations pour :

  • Les urgences : domiciliation information et boîte mail/l’accueil de jour/l’accueil de soir et de nuit/laverie-vestiaire/consignes à bagages/toilettes publiques/bains-douches/vétérinaire
  • Le quotidien : accueil/hébergement/accueils spécialisés
  • La santé : urgences diverses et soins sur rdv.

Avec les différentes adresses, les plans d’accès et conditions d’accès s’il y en a, et une carte résumant ces services.

Vous pouvez le télécharger et l’imprimer : guide-urgence-sociale-2017

 

Dossier logement : Un chez soi d’abord

Dossier logement : Un chez soi d’abord

Un chez soi d’abord

C’est un programme expérimental, social et scientifique, de logement et de soins à des personnes sans abri souffrant de troubles psychiques sévères ou d’addictions, inspiré des expériences Housing First nord-américaines.

Les programmes Housing First ou « logement d’abord » consistent à loger d’abord, sans condition, et ensuite apporter un suivi ou des soins aux personnes sans abri, renversant la logique habituelle (traitement d’abord) qui leur est appliquée.

Ces programmes ont des résultats spectaculaires en termes de stabilité du relogement, d’amélioration de la santé et des conditions de vie des personnes, ainsi que d’économies réalisées par la communauté.

Nous présentons ici une histoire rapide et globale du programme et ses résultats intermédiaires, après deux ans d’étude en France. Ils sont très similaires aux résultats des programmes américains. Cette synthèse n’engage pas la responsabilité des personnes et des associations et institutions qui ont participé à Un chez soi d’abord.

En quelques mots, Un chez soi d’abord, c’est :

  • 4 villes différentes, 700 personnes réparties en deux groupes : un groupe témoin (suivi classique) et un groupe UCS (suivi expérimental) dans chacune entre 2011 et 2014.
  • Une équipe de suivi qui respecte et valorise les choix des personnes, intègrent des travailleur.se.s qui ont été sans abri et ont l’expérience de vie avec les mêmes troubles psychiques et fait participer les personnes aux prises de décision du programme.
  • L’équipe est en contact intense avec les personnes. Des visites et des astreintes urgences sont organisées.
  • Les personnes du groupe expérimental recourent moins aux systèmes de soin et aux structures d’hébergement. Leur logement permet d’améliorer leur santé, de faciliter leur accompagnement et leur traitement.
  • Cette différence se traduit par une économie de 17500€ par an et par personne par rapport au suivi classique. Cette économie compense totalement le coût de l’intervention expérimentale qui est de 14000€ !
  • Au total, pour une personne du groupe expérimental, le coût à l’année est de 25000€ : 14000€ pour l’intervention expérimentale + 11000€ pour les services hors l’intervention expérimentale.
  • Au total, pour une personne du groupe classique, le suivi à l’année est de 28500€, uniquement en service, +/- le coût de l’intermédiation locative quand la personne souhaite accéder à un logement.

Note : il s’agit du coût sur le premier essai de ce programme. Pour le pérenniser, ces coûts seront ajustés au maximum : l’économie sera encore plus importante.

Un peu plus en détails : la naissance du programme expérimental en France et ses résultats à mi-parcours

Un rapport est remis en 2010 par des médecins sur la santé et l’accès aux soins des personnes « sans chez soi » au gouvernement, suite à une expérience de ce type menée dans un squat autogéré de Marseille entre 2007 et 2008.

Sur cette base et la connaissance d’expériences du même type à l’étranger, l’Etat accepte le lancement d’un tel programme à plus grande échelle : le programme Un chez soi d’abord (UCSA) modelé d’après une expérience canadienne de 4 ans, « At home –Chez soi » avec laquelle les équipes française ont directement coopéré.

Les résultats de nombreuses autres expériences menées aux Etats-Unis sont considérés comme probants : près de 30% des personnes sans abri de longue date étaient restées dans le logement après les expériences.

Pour celles présentant de graves troubles psychiatriques, le suivi et l’accompagnement au sein de ce logement permettent de réduire de manière importante le besoin et la durée des hospitalisations et des incarcérations. Les résultats sont encore plus spectaculaires :

« Selon les sites, 70 à 80 % des personnes sont encore dans leurs logements après 4 ans. Les économistes de la santé ont prouvé que ces programmes étaient rentables et présentaient un rapport coût-efficacité supérieur à toutes les autres solutions classiques. »

De plus, en France plusieurs études socio-médicales (Inserm, Invs, Samu social…) convergent pour estimer la proportion des personnes sans abri souffrant de troubles sévères à plus d’un tiers ; il s’agit de « troubles psychotiques, troubles anxieux, troubles sévères de l’humeur » et cette proportion est en augmentation.

Ces données épidémiologiques soulignent la dégradation importante de l’état de santé du fait de se retrouver à la rue.

Le programme UCSA a été mis en place dans quatre villes avec le concours d’acteurs locaux associatifs et publiques : Paris, Toulouse, Lille et Marseille. Une centaine de personnes devait être prise en charge pour chaque ville ; l’équipe de suivi se composait d’un.e psychiatre coordinateur.rice, d’infirmier.ère.s et de travailleur.se.s sociaux.ales.

Une partie des travailleur.se.s sociaux.ales était composée de travailleur.se.s pair.e.s : des personnes concernées qui travaillent aux côtés des autres acteurs à aider les concernées, notamment en qualité de médiatrices. Leur expérience personnelle et directe des difficultés rencontrées par les personnes retenues pour l’étude est en effet précieuse et indispensable pour que le programme ait toutes les chances d’aboutir. L’OMS leur reconnaît le statut d’usager.ère.s expert.e.s. Des études européennes ont montré qu’elles sont à l’origine d’une meilleure adhésion et d’une meilleure insertion sociale des personnes incluses dans le programme.

La participation des usagers.ères ou des personnes incluses dans l’étude a encore été encouragée par des groupes d’entraide mutuelle et la participation aux comités de pilotage et recherche. De fait, elle a été importante. Le contact entre les personnes retenues pour l’étude et l’équipe est intense : « jusqu’à 2 rencontres par jour, 6 jours sur 7, 12h par jour, ainsi qu’une disponibilité 7jours/7, 24h/24 via un système d’astreinte pour les crises et les urgences ».

La philosophie originelle d’orientation des soins psychiatriques est celle du « rétablissement » : rétablir une autonomie sociale voire une citoyenneté pleine et entière des personnes. C’est inhabituel en France où les soins visent une stabilisation médicale avant tout, et a fait l’objet de critiques d’acteur.trice.s plus traditionnel.le.s.

Le projet de recherche devait évaluer l’efficacité de ce mode nouveau de prise en charge et réaliser l’analyse coût-bénéfice pour la société, un argument économique souvent décisif pour lancer une politique publique d’envergure. Lancé en janvier 2010, le programme UCSA démarre pour de bon en janvier 2011 pour une durée de trois ans. Trois années de plus sont consacrées à l’analyse et à la publication des résultats. Ils sont disponibles à cette adresse :

http://www.gouvernement.fr/publications-documents-de-la-dihal

(voir le thème « Un chez soi d’abord ») et sont ajoutés à cet article.

Organisation du programme :

Dans ce programme les personnes vivant depuis longtemps dans la rue et ayant une pathologie psychiatrique dite sévère (schizophrénie ou trouble bipolaire) peuvent :

  • accéder directement depuis la rue à un logement ordinaire, sans obligation initiale de suivre un traitement ni d’être dans une démarche d’abstinence quant aux consommations de substances psychoactives ;
  • se maintenir dans leur logement à la condition d’être accompagnées selon des modalités spécifiques par une équipe médico-sociale.

Une des forces du programme a été le caractère très scientifique de son organisation qui fournit des données solides pour évaluer son efficacité ainsi que son coût. Les critiques usuelles (insuffisance du niveau de preuve) sont beaucoup plus difficiles à lui appliquer.

Elle inclut en effet tous les critères scientifiques de comparabilité (multicentricité=plusieurs sites, comparaison) et d’interprétabilité (randomisation par un groupe contrôle –une opération statistique visant à éviter les biais, prospection=projection dans le futur, nombre de personnes inclues dans l’étude) que l’on rencontre habituellement dans les études médicales et scientifiques à grande échelle :

« Il a été décidé d’évaluer cette innovation sociale en utilisant un design à fort niveau de preuve, à savoir une étude randomisée, comparative, multicentrique (4 sites : Marseille, Lille, Paris, Toulouse), et prospective, incluant une évaluation quantitative et qualitative. Plus de 700 personnes ont intégré l’étude. La moitié d’entre elles appartiennent au groupe dit ‘témoin’ [350 personnes] ; l’autre moitié au groupe dit ‘expérimental’ Un chez Soi (UCS) [353 personnes]. Le groupe témoin est suivi selon les offres habituelles (OH) des services existants en matière d’hébergement et de logement, de santé, d’action sociale. »

Résumé des résultats à deux ans :

  1. B. : les abréviations M6, M12… correspondent à la durée d’inclusion dans l’étude en mois. 6 mois, 12 mois, 24 mois…

Le financement de l’intervention UCS a été assuré par l’Etat à hauteur de 14000€ par personne inclue dans le programme et par an, ceci comprenant les salaires des travailleur.se.s impliqué.e.s et le coût des structures mobilisées (loyers, suivi médical, judiciaire… voir p9 du rapport intermédiaire quantitatif). S’y ajoute le coût des autres services utilisés par la personne (environ 11000€ par an).

« L’intervention a un effet direct important sur la réduction de la fréquentation des structures d’hébergement, ainsi que sur le système de soins. L’intervention a une influence également sur les autres types de services (judiciaires et sociaux) mais dans une moindre mesure. Elle n’a eu en revanche très peu d’effet sur la perception d’aides sociales. »

Plus précisément, certaines améliorations sont apparues dans les deux groupes :

  • Recours aux hospitalisations et urgences : baisse significative dans les deux groupes qui ont une moyenne de 25 jours sur les 6 derniers mois avant d’entrer dans l’étude.
  • L’accès au logement personnel et aux services d’hébergement : groupe témoin et expérimental.
  • Rétablissement des schizophrènes (amélioration de la qualité de vie et de l’autonomie des personnes schizophrènes dans l’étude) : deux groupes.
  • Recours aux consultations médicales en cabinet de ville ou au sein de structures médico-sociales (CMP, PASS, centre soins dentaires) : augmentation dans les deux groupes.
  • Services judiciaires : nette baisse dans les deux groupes, sans toutefois que l’on puisse observer de différence significative entre UCS et OH.
  • Structures médico-sociales (aides et banques alimentaires, associations d’entraide et d’écoute, structures bas-seuils, le 115, services d’accueil et orientation) : diminution du recours dans les deux groupes.

Mais on a observé de meilleurs résultats dans le groupe expérimental par rapport au groupe témoin :

  • Recours aux hospitalisations et urgences : « en moyenne les participants du groupe UCS recourent significativement moins à l’hospitalisation que leurs homologues du groupe témoin (37 jours vs. 103 jours; p<0,0001). C’est plus spécifiquement sur les hospitalisations en psychiatrie que la différence est significative (24 jours vs. 79 jours; p<0,0001). »
  • L’accès au logement personnel et aux services d’hébergement : « L’accès au logement personnel est à la fois plus rapide et plus important dans le groupe UCS par rapport au groupe OH. Une différence apparaît dès M6, statistiquement significative (126 nuits passées en logement personnel, vs15 nuits), qui se maintient à tous les temps jusqu’à M24. Cette occupation du logement permet une réduction importante des nuits passées à l’hôpital, ou dans d’autres structures. »
  • Rétablissement : amélioration (évaluation sur échelle RAS) significative dès le 6è mois et qui se maintient pour les schizophrènes.
  • Réduction des symptômes : amélioration supérieure dès 6 mois.
  • Qualité de vie (échelle S-QOL, instrument qui évalue la qualité de vie à travers 8 sous-échelles: bien-être psychologique, estime de soi, relations familiales, relations avec les amis, résilience, bien-être physique, autonomie, et vie sentimentale) : amélioration significative pour les schizophrènes du groupe expérimental dès 6 mois et confirmation à deux ans.
  • Recours aux consultations médicales en cabinet de ville ou au sein de structures médico-sociales (CMP, PASS, centre soins dentaires) : « Les participants du groupe UCS recourent moins souvent aux consultations externes, sans que cette différence soit significative aux différents suivis ».
  • Services d’hébergement : « Les individus du groupe UCS occupent de façon stable leur logement (plus de 150 jours sur 180 jours à M24), et ne séjournent qu’à titre exceptionnel (quelques jours dans les six derniers mois) dans les structures d’hébergement d’urgences (tels que les CHRS, UHU, ou ADOMA). Les différences de recours entre les deux groupes sont statistiquement significatives (p<0,05). Ce résultat est important pour l’analyse des coûts ».
  • Structures médico-sociales : les effets se compensent entre les différentes structures mais une remarque intéressante : « Grâce au logement (et donc à une adresse), les participants du groupe expérimental reçoivent davantage de colis alimentaires; à l’inverse, ils recourent moins au 115 ou à une équipe mobile précarité que les participants du groupe témoin. »

 

Analyse des coûts :

  • Systèmes de soins : l’entrée dans le groupe expérimental produit une baisse du recours, et donc des coûts, de systèmes de soins. « On observe une nette diminution des coûts liés au système de soins à M6 dans le groupe UCS, suivi d’un lissage entre M12 et M24. La baisse des coûts entre l’inclusion et M24 est notable (-57%) dans le groupe UCS. Dans le groupe OH, la baisse est continue mais moins marquée sur les deux ans de suivi (-18%). A tous les suivis, l’écart se creuse dans les coûts de recours aux services d’hébergement entre les deux groupes; les coûts diminuent dans le groupe expérimental alors qu’ils sont en augmentation dans le groupe témoin. »
  • Coûts globaux : les coûts ont diminué dans les deux groupes mais une baisse considérable du coût des services hors programme UCS a été observée dans le groupe expérimental : -17500€. Elle est liée au fait d’avoir un logement personnel et de bénéficier d’un suivi intense et adapté.
  • L’intervention Un Chez Soi d’Abord coûte en moyenne 14000 euros par participant par an. Ce coût annuel englobe les salaires des intervenants, des coordinateurs de sites, les dépenses en loyers, les frais annexes de la sous-location.
  • Le coût global annuel dans le groupe UCS est de 25000€ ; il inclut le coût du programme (14000€) et la somme des coûts des services fréquentés sur les deux ans du programme (services sanitaires, hébergement, judiciaires, et sociales : 11000€).
  • Dans le groupe témoin, ce coût global annuel est plus élevé alors qu’il inclut uniquement la somme des coûts des services utilisés (28500€ auxquels a été ajouté l’intermédiation locative –IML pour les personnes accédant à un logement).
  • L’intervention UCS a permis aux participants de réduire les coûts annuels de recours aux différents services de manière significative au regard des coûts de recours aux différents services dans le groupe témoin (11 000 euros versus 28500 euros; p<0,0001).
  • Cette différence annuelle de 17500 euros entre les deux groupes (coûts évités de recours aux services dans le groupe expérimental) vient compenser la totalité du coût annuel du programme Un Chez Soi d’Abord. »

L’étude inclut une analyse de sensibilité qui montre le rôle de chaque facteur (type de service et taux de recours) dans l’évolution des coûts. « Le facteur qui impacte le plus la différence de coûts moyens annualisés entre les deux groupes est le coût unitaire d’une journée d’hospitalisation en hôpital psychiatrique.» (~1300€)

« La totalité du coût du programme Un Chez Soi d’Abord est compensée par les économies réalisées par le système de soins [la diminution du recours aux hospitalisations psychiatriques (représentant 70% des coûts évités)] et, dans une moindre mesure, par le système (médico-)social [Les «économies» réalisées par un moindre recours aux structures d’hébergement permettent de compenser 30% du coût annuel du programme].

Cette intervention montrerait un réel bénéfice pour les personnes logées et suivies par le programme Un Chez Soi d’Abord, mais également pour la société civile avec un retour sur investissement maitrisé. »

 

Remarques :

« Ces résultats intermédiaires devront être consolidés dans les prochains mois par l’analyse des données complètes sur l’ensemble des participants inclus dans le programme et ayant atteint pour tous les 2 ans de suivi.

De même, ces résultats en termes de bénéfices et de coûts compensés du programme devront être complétés par une analyse d’impact budgétaire afin de modéliser au-delà des 2 ans du programme, la diffusion du programme à la population cible et son impact sur les finances publiques.

L’ensemble de ces résultats seront disponibles à l’automne 2017. »

Dès sa conception et tout au long de sa réalisation, le programme suscite des polémiques nombreuses autour du rôle inhabituel de certain.e.s acteur.trice.s, des logiques inhabituelles de fonctionnement proposées et  de sa coexistence avec les solutions existantes.

Il est toutefois lancé et mené à terme grâce à la forte mobilisation de nombreux.ses acteur.trice.s et à la rigueur perçue de la méthode de recherche. Les personnes qui en sont à l’origine ont su jouer d’un contexte politique d’élections à venir et de soutiens internes aux institutions.

presentationduprogramme-un-chez-soi-dabord

ucsdb_fiches_sites_octobre_2014_fr  =>dans ce document vous trouverez les noms des associations et institutions partenaires ainsi qu’un contact référent pour chaque site.

2016rapport_interm_recherche_quanti_mai_2016_ucsdb =>les résultats chiffrés de l’intervention expérimentale comparée à l’intervention classique.

2016abrege_du_rapport_final_volet_qualitatif_de_recherche =>ce document détaille les relations entre les différentes composantes du programme, les critiques rencontrées, les crises et comment elles ont été surmontées ou gérées.

2016avis_et_recommandations_du_comite_devaluation_du_programme_un_chez_soi_dabord   =>le comité d’évaluation conclut à l’intérêt humain et économique de pérenniser et étendre le programme.

Note : un quart des personnes sans abri a un emploi. Une partie est composée de familles avec enfants. L’extension pourrait peut-être être envisagée à toute personne sans abri, comme cela se fait dans certaines villes nord-américaines, et pas seulement aux sans abri souffrant de graves troubles psychiques ou d’addictions.

CR des 25 et 26/02/2017

CR des 25 et 26/02/2017

Après une semaine de débats aussi intéressants qu’instructifs, la semaine de résistances s’achevait par un week-end très attendu !

D’abord, la manifestation du 25 : déclarée (oui, cela arrive encore), rassemblant plus de 3000 personnes et d’une remarquable diversité. Tous les âges, toutes les couleurs de K-way, de drapeaux syndicaux et autres, des bipèdes, des personnes en fauteuil qui pour certaines sont restées après le début des violences, des voyant.e.s, des malvoyant.e.s…

Et tou.te.s sans distinction ni exception ont eu droit au gaz, voire aux coups de matraque et aux grenades désencerclantes, avant la fin du premier tour de manif. Le vent, contraire dans la rue de Strasbourg et sur le miroir d’eau, a porté les gaz très loin, atteignant beaucoup de personnes.

Les affrontements ont été très intenses -et opaques. L’action des forces « de l’ordre » en particulier a été des plus illisibles, avec des tentatives de couper le cortège qui n’allaient jamais jusqu’au bout et le magnifique gazage des prises de parole syndicales. Prises de parole qui devaient signer la dispersion de la manifestation, mais il devait y avoir un.e donneur.se d’ordre très pressé.e d’en finir… nous ne pouvons que lui conseiller une reconversion professionnelle puisque cela n’a servi qu’à rallonger la manifestation.

Toutefois cela nous a offert des moments d’anthologie :

  • une entraide générale très forte, avec beaucoup de medics et de personnes attentives à leurs voisin.e.s même parfaitement inconnu.e.s.
  • les nombreux.ses journalistes présent.e.s ont de très belles images de violences policières enregistrées, tels que des manquements évidents aux règles de sécurité d’emploi des désencerclantes, le gazage du camion des prises de parole, des témoignages…
  • « Merci pour ce moment » d’une des personnes prenant la parole au camion alors que police et BAC gazent copieusement.
  • Un poireau et une plante décorative galopant gaiement avec les êtres humains dans le gaz.
  • Beaucoup de tags très inventifs : notons « Lagherta Présidente », « Or à donner : plus marteau que faucille », « 2017 : urnes en miettes », « President Evil » et « La plus belle jeunesse meurt en prison ».


Les Street Medics ont compté des blessures et dégâts de toutes sortes, par gaz, grenade brûlante, grenade désencerclante, matraque et LBD.

« Au moins une personne a été brûlée au bras par un palet de lacrymogène et orientée au CHU après prise en charge sur place.
[…]

Au total, nous évaluons à une cinquantaine de personnes blessées (hématome, ecchymoses, plaies) et une centaine de personnes prises dans les gaz.

Nous remercions un couple de medics venu de Saint Brieuc et les médics de la ZAD de nous avoir aidé. »

 

Le lendemain se tenait le fameux meeting de Marine Le Pen au Zénith. Entre Nantes et Rennes, des cars de militant.e.s FN ont été repeints gracieusement par des bénévoles.

Notez l’ingratitude crasse des voyageur.se.s qui ne s’intègrent pas à la culture locale.

Et pendant ce temps, au château des ducs de Bretagne…

C’est l’histoire d’une banderole, de militant.e.s facétieux.ses et d’un petit fantôme…

… qui s’affichent durant tout le discours de Marine Le Pen. Comme il a été expliqué dans un communiqué envoyé à la presse :

Alors que la candidate du FN pour les élections présidentielles tenait un meeting au Zénith de Nantes, un groupe d’une vingtaine de militant(e)s de Nuit Debout Nantes, d’organisations non-violentes nantaises et de citoyen(ne)s averti(e)s se sont rassemblé(e)s au château des ducs de Bretagne pour dénoncer le refus de celle-ci d’être entendue par la justice dans le cadre des différentes affaires de fraude qui concerne Mme LE PEN et son parti, le FN. Durant toute l’allocution de Mme LE PEN, les militant(e)s ont déployé une banderole sur laquelle nous pouvions lire « Fraud€ Nazional€ – Stop corruption – Stop FN». L’action s’est déroulée dans le calme et en toute sérénité. Elle a permis d’échanger avec les touristes et les passants qui passaient près du château. Bien que le FN dénonce en permanence les pratiques des partis traditionnels, il est important de rappeler que CE PARTI DETOURNE DES FONDS PUBLICS POUR SE FINANCER! En effet, alors qu’une affaire est ouverte concernant le financement du FN et de Jeanne, micro parti de Mme LE PEN, alors qu’un cadre du FN est actuellement mis en examen pour abus de biens sociaux, alors que le FN a refusé de rembourser 340 000€ pour des emplois fictifs au parlement européen, qu’une enquête est ouverte sur ce dossier en France et alors qu’il existe de nouveaux soupçons d’emplois fictifs au sein du FN, il est intolérable que Mme LE PEN refuse de répondre aux questions de la justice. Par cet acte, ces militant(e)s refusent la « trêve électorale » que Marine Le Pen tente d’imposer. Il faut continuer à dénoncer les idées et les pratiques du Front National qui portent atteinte à l’intégrité de la République française.

Puis, la banderole est allée se promener.

Derrière la préf.

Devant la préf.

Au monument des 50 otages.

Et avec le général.

Vous pouvez également demander le retrait de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen : https://www.change.org/p/european-parliament-pour-lever-l-immunit%C3%A9-diplomatique-de-marine-le-pen

CR du 24/02/2017

CR du 24/02/2017

Stop TAFTA/CETA :

Le jour du vote du traité par le parlement européen, le collectif Stop TAFTA (GIGNV, ATTAC, Alternatiba…) et des membres de Nuit Debout ont défilé à travers la ville jusqu’à la maison de l’Europe. Les participant.e.s ont remis à la Maison de l’Europe, choisie pour son symbole et son rôle de relais institutionnel auprès de l’UE, un cercueil symbolisant la démocratie, bafouée par le vote de ce traité contraire aux intérêts des populations. Le message : vous n’enterrerez pas la démocratie en notre nom.
Des personnes de la Maison de l’Europe se sont montrées intéressées par un débat, qui est depuis en préparation.
Un dossier informatif sur le traité et ses effets sera remis, à l’occasion de ce débat ou d’une exposition pour une forme originale.
Le vote a hélas été favorable au CETA.

Pour rappel, sur le site de Stop TAFTA :

« Le Parlement européen a adopté le traité de libre-échange conclu entre l’UE et le Canada (ou CETA) ce midi. 90 % de ce traité entrera en application provisoire à partir du 1er mars, sans approbation des Parlements des États membres.
La phase des ratifications nationales commence donc à partir d’aujourd’hui, et ce sont 38 parlements nationaux ou régionaux qui vont devoir se prononcer sur le traité pour qu’il soit définitivement valide dans l’ordre juridique européen. »

Prochaine réunion Stop TAFTA le 6 mars à 18h à Manufactures. Le nouvel objectif est de faire échec à la ratification nationale : https://www.collectifstoptafta.org/actu/article/ceta-apres-le-vote-de-strasbourg-faire-echec-a-la-ratification-nationale

Le week-end des Alternatives concrètes

aura lieu à Challain les 18 et 19 mars prochains. Auto-géré, participatif, à prix libre, dans un fort bel éco-lieu classé. Il est demandé de s’inscrire avant le 10 mars pour organiser l’accueil, sur la page de l’événement ; des ressources pour organiser près de chez soi des événements semblables sont aussi présentes sur la page.

Les Robins des villes à Nantes :

Tous les derniers jeudis du mois, au soir, la place du Bouffay devient le terrain de jeu des Robins des villes. Les Robins des villes sont un collectif de médiation urbaine, d’éducation populaire et qui aide à développer l’engagement citoyen. Il existe déjà à Lyon, Marseille et Paris et mène des actions depuis bientôt 20 ans !

En quoi consiste ces rendez-vous mensuels à Nantes ? Occuper et se réapproprier l’espace public… en jouant. On ne peut qu’adorer !

Un dossier logement et sans abri

est en préparation depuis un moment. Le programme de logement expérimental « Un chez soi d’abord » sera présenté cette semaine et au moins un.e membre de Nuit Debout Nantes ira présenter le programme et ses résultats intermédiaires au week-end solidarité logement, qui se tiendra à Paris les 4 et 5 mars prochains.

 

L’écriture des comptes-rendus :

un.e membre a proposé de passer à une écriture collaborative des comptes-rendus, à partir d’un ordre du jour à compléter.

CR du 10/02/2017

CR du 10/02/2017

Manifestations de soutien à Théo L. :

à Nantes, une manifestation était organisée le mercredi 8 février, en soutien à Théo L., survivant d’un viol commis par quatre policiers, et dont les accablantes preuves vidéo et médicales sont honteusement ignorées par l’IGPN qui a l’indécence d’appeler un viol un « accident ». L’attitude des forces de l’ordre est inadmissible depuis le début, s’y ajoute un dangereux seuil franchi lors des tirs à balles réelles à Aulnay sous Bois et le racisme décomplexé du syndicaliste policier Luc Poignant sur un plateau télé, qui trouve les insultes racistes « convenable[s] ».

Des artistes se mobilisent pour réclamer la justice : tou.te.s sont racisé.e.s ou/et ont vécu l’impunité de la police.

Sur une place déjà filtrée par les CRS, un premier rassemblement a eu lieu. Les prises de parole avant le départ en cortège, ont été gracieusement captées et retransmises par le Bruitagène jusqu’à la nasse : http://audioblog.arteradio.com/post/3076358/_21_nantes-aulnay_solidarite__/

CR de Nantes révoltée :

Nantes : la manifestation pour Théo attaquée et nassée par la police
Il y en avait du monde ce mercredi soir, Place Bouffay, en colère contre le viol de Théo à Aulnay-sous-Bois et plus généralement contre la violence d’État. Beaucoup de monde et de courage, malgré le dispositif policier délirant, avec des centaines de policiers ceinturant la place, contrôlant les passants et bloquant l’accès des grands axes de circulation.
500 personnes se retrouvent sur la place à la nuit tombante. Contre les humiliations, le racisme, et l’impunité policières. Alors qu’ont lieu des prises de paroles, on apprend que plusieurs manifestants ont déjà été interpellés. Derrière une banderole « Solidarité avec Aulnay, justice pour Théo », le cortège s’ébranle, dans l’air rougi par les fumigènes. Nous sommes autour de 19H.
Un cri émerge alors de la foule « La police viole, Nantes, debout, soulève toi », ou « Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas ».
Un quart d’heure plus tard, la manifestation est déjà terminée. Place de la Petite Hollande. Encerclée par des dizaines de policiers en armures et d’ombres de la BAC, couvertes de noir des pieds à la tête, braquant le viseur lumineux de leurs armes à hauteur de têtes. Y compris celles de journalistes.
Entretemps, le cortège avait été chargé plusieurs fois, et visé par des salves de grenades lacrymogènes devant l’hôtel Dieu. Un hélicoptère braque son projecteur surpuissant sur la foule prise en étau dans une cellule à ciel ouvert, de casques et de boucliers. Des coups pleuvront sur quelques manifestants encerclés. La police ira jusqu’à gazer au sein de la nasse. Et charger ceux qui, à l’extérieur, protesteront contre la méthode.
Une deuxième manœuvre tentera d’encercler à nouveau un groupe de manifestants fraîchement relâchés. Une quinzaine de personnes sont emmenées au poste.
Nous sommes en France, en 2017. État d’urgence et fin de règne socialiste. Dans une ville où 40 militants d’extrême droite armés et casqués ont pu parader dans les rues vendredi dernier. Dans une ville où 500 personnes défilant contre un crime policier sont attaquées.

Vos répressions ne tariront pas notre seum.

Les Street Medics livrent également leur CR :

19h. Deux lacrymo sont lancées dès le tout début de la manifestation, d’abord au niveau de l’île Feydeau, puis quai Turennes. Une vingtaine de personnes souffrent du gaz à ce moment là.

19h10. Quelques centaines de mètres plus loin, la police nasse plusieurs dizaines de manifestants place de la petite Hollande, dont deux médics. Les premiers coups de matraque sont donnés pour amasser les manifestants : au moins une personne reçoit un coup sur la main, une autre au niveau du cou.
Les gazeuses à main sont également utilisées sur le groupe encerclé. Devant l’intensité du gaz et l’impossibilité de s’en extraire, les décontaminants ont été majoritairement utilisés. La difficulté des médics était de pouvoir se mouvoir dans la nasse serrée au maximum par les CRS, afin d’atteindre les différentes personnes.
Une troisième personne se fait matraquer en étant violemment sorti de la nasse.
A l’extérieur de la nasse, parmi les manifestants solidaires qui sont repoussés, une personne est gazée avec une gazeuse à main.

20h40. Aprés 1h30 de nasse, les 2 médics en question sont contrôlé-e-s et libéré-e-s ; leur matériel de secourisme ne leur a cette fois pas été confisqué.

Les photos sont fournies par Nantes Révoltée, Val Kerleau ainsi que Marin Driguez de Taranis News :

https://www.facebook.com/Nantes.Revoltee/posts/1238719399497564

Nantes : la manifestation pour Théo attaquée et nassée par la policeIl y en avait du monde ce mercredi soir, Place…

Opublikowany przez Nantes Révoltée na 8 lutego 2017

http://taranis.news/2017/02/nantes-manifestation-contre-les-violences-policieres-justicepourtheo/

Photo de O. Lanrivain relayée par Val Kerleau, primée dans la catégorie « oh le joli laser ! » :  https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10212192016984764&set=a.10200948582585931.1073741827.1507003034&type=3&theater

Les médias indépendants prennent de gros risques et la reconnaissance des personnes en lutte ne les nourrit pas beaucoup. C’est pourquoi nous relayons ici la Cagnotte pour soutenir Taranis : https://www.tipeee.com/taranis-news

« Pas d’abonnement, pas de contenus privés, pas de « paywall » : toutes nos publications restent gratuites ! Vous pouvez maintenant nous soutenir à hauteur de de 1€, 2€, 5€, 10€ (ou plus!) chaque mois ! »

Et leurs projets à venir : https://www.facebook.com/notes/taranis-news/soutenez-les-m%C3%A9dias-libres-et-ind%C3%A9pendants-/1825425591004287

Ces manifestations nous auront appris plusieurs choses :

  • le concept de hogra ou la stratégie d’humiliation des populations dominées, reprise par la France coloniale en Algérie.
  • à Rennes il y a eu une étrange coupure du wifi durant la manifestation…
  • à Paris on nasse désormais DANS le métro et on n’en a toujours rien à faire des passant.e.s quand on a un uniforme : https://www.facebook.com/activid/posts/1752243611757386
  • pour le plaisir :

La pratique du non port du matricule s’est en effet généralisée chez les forces de « l’ordre » qui de fait ne peuvent plus être contrôlées.

Une autre manifestation a eu lieu le samedi 11 février à 16h30.

Répression

Délit de solidarité : Cédric Herrou a été condamné à une « amende avec sursis » parce que le procureur « a bien compris que ce n’était pas du tout une action d’aide à des personnes identifiées sur des situations dramatiques » . Une cagnotte a été ouverte pour lui offrir un dictionnaire. Non, ne gâchez pas vos sous.

Quant aux journaux ils ne semblent pas savoir s’il faut payer 3000 ou 30000€. Un détail…

Enfin, entre les amendes avec sursis et les viols accidentels pas volontaires, notre système de justice semble engagé dans une compétition serrée pour la plus grosse ineptie.
A noter encore que même là il n’est pas foutu de jouer franc-jeu et concourt contre lui-même.

Connaître ses droits face à la police :

D’après la Coordination contre la répression et les violences policières d’Île-de-France, lorsque l’on est arrêté.e et réclame son droit à un.e avocat.e, il semblerait qu’on demande désormais l’orthographe exacte du nom de l’avocat.e que l’on demande et le barreau auquel iel est rattaché.e. Ce n’était pas nécessaire avant mais la police semble de plus en plus éloignée de ses missions.

https://www.facebook.com/Coordination-contre-la-r%C3%A9pression-et-les-violences-polici%C3%A8res-Paris-IdF-1005169382915113/photos/?tab=album&album_id=1186432391455477

L’extension de la légitime « défense » des policiers.ères :

Le projet de loi sécurité publique (notez comme ces mots sont positifs) a été adopté en première lecture. Il propose d’aligner les critères de la légitime défense des policiers.ères sur ceux… de la gendarmerie. La différence est de taille car les militaires ne sont pas tenu.e.s de proportionner leur riposte. Cette mesure était réclamée lors des manifestations sauvages (non réprimées) de policiers.ères il y a quelques mois : après leurs 250 millions d’euros d’équipement, illes ont encore été bien entendu.e.s par un gouvernement qui ne tient que par elleux.

Ce projet prévoit aussi leur anonymat -mais illes ont déjà fortement tendance à se masquer et retirer leur matricule.

En d’autres termes, ce projet rendra légal ce qui est aujourd’hui minimisé comme « bavures » : tuer, en toute impunité.

La Ligue des Droits de l’Homme, le Défenseur des droits, le Syndicat de la magistrature et bien d’autres s’en inquiètent. Le projet doit être adopté prochainement, le Sénat l’ayant déjà voté.

http://www.lepoint.fr/justice/legitime-defense-des-policiers-le-projet-de-loi-qui-passe-mal-07-02-2017-2103069_2386.php

Logement pour tou.te.s

Nous préparons une présentation des résultats du programme Un chez soi d’abord qui fera l’objet d’un CR indépendant et de revendications. Il s’agit d’une expérience française scientifique et sociale, de logement et de soin à des personnes sans abri affectées par de lourds troubles psychiatriques ou des addictions, sans aucune autre condition.

Ce type de démarche nous vient des Amériques où il produit des résultats spectaculaires, même si l’amélioration est bien sûr toujours possible.

En attendant, voici un petit aperçu de ce que cela donne :

Présentation succinte par Viral Thread :

https://www.facebook.com/viralthread/videos/666157123556974/

La vidéo est issue d’un montage de cette interview du maire de Medicine Hat, sur la page youtube de BCPovertyReduction. Il explique les bases du projet.

This Canadian city has eradicated homelessness

This Canadian city has eradicated homelessness

Opublikowany przez Viral Thread na 4 lutego 2017

Les deux n’étant pour l’instant sous-titrées qu’en anglais, en voici les grandes idées :

  1. l’idée que loger plutôt que de laisser à la rue est moins cher est contre-intuitive, mais les résultats sont impressionnants.
  2. à partir du moment où vous êtes identifié.e comme étant sans abri, les pouvoirs publiques vous trouvent un logement personnel et permanent en dix jours.
  3. être sans abri est la seule condition d’accès à ce logement.
  4. Le maire qui a une expérience dans le traitement du cancer du poumon insiste : on ne soigne pas en traitant les symptômes mais en traitant la cause (valable pour les maladies des personnes sans abri et pour l’existence des sans abris).
  5. Il coûte 5 fois moins cher de loger des gens et leur procurer des soins médicaux que de « gérer » leur existence à la rue (meilleure santé, facilitation de la recherche d’emploi et de l’insertion, meilleure cohabitation).

Les faits divers des tréfonds du pire de l’âme humaine ♥

Calais, ses douches, ses procès : la mairie, soucieuse du respect des personnes, fait littéralement tout ce qu’elle peut pour empêcher les migrant.e.s de maintenir une hygiène de vie décente et le Secours catholique de les y aider. Littéralement tout : un attaché du cabinet de la maire a stationné sa voiture de façon à empêcher l’accès aux locaux, avant que la mairie ne fasse installer… une benne à ordures. https://www.mediapart.fr/journal/france/090217/calais-la-mairie-empeche-les-migrants-de-se-laver?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66
Qu’ont donc tou.te.s ces racistes avec les douches ?

Mineur.e.s isolé.e.s :

Nous relayons le message du collectif Les luttes des exilé.e.s à Nantes :

« [Urgent] Plus d’une trentaine de jeunes mis à la rue en 3 semaines.
Du jamais vu. Et ça continue. Faute de solutions, les jeunes se retrouvent désormais à la rue ou dorment dans la salle d’attente du CHU.
Le collectif de soutien aux MIE a urgemment besoin d’argent pour financer les démarches juridiques, la nourriture, les transports, les frais de scolarité, etc…
Nous avons également besoin de personnes disponibles pour nous rejoindre, ainsi qu’un plombier bénévole très rapidement. »

(Un plombier a été trouvé depuis).

Revoici le lien de la cagnotte de soutien ! https://www.colleo.fr/cagnotte/4483/solidarite-avec-les-jeunes-exile-e-s-a-la-rue-nantes

Et la page du collectif pour prendre contact avec eux : https://www.facebook.com/migrants44/?fref=ts

Pour rappel : un.e mineur.e n’a pas besoin de papiers pour être pris.e en charge par l’Etat quelle que soit son origine. Iel bénéficie légalement d’une présomption de minorité et d’une présomption d’authenticité des documents. C’est enfin aux autorités d’assurer l’établissement loyal de son dossier. Mais elles ne font pas leur travail et ce sont des bénévoles qui s’en chargent à leurs frais.
Ces dispositions sont garanties par la loi française et les conventions internationales sur la protection de l’enfance.
Ce sont l’Etat et les pouvoirs publiques qui sont hors-la-loi, pas ces enfants.

CETA :

Stop TAFTA 44 et le GIGNV ainsi que des membres de Nuit Debout amèneront un cercueil symbolisant la démocratie de la place Graslin à la Maison de l’Europe.

Cette dernière a la mission de faire le lien entre ce que décide l’Union Européenne et le peuple. C’est donc une association qui fait de l’information uniquement.

Celle-ci étant chargé de communiquer les informations entre les institutions européennes et les citoyens, il leur sera demandé de remettre ce cercueil aux institutions. Pourquoi ? Parce qu’en votant le CETA, le parlement européen votera pour enterrer la démocratie. Le but de la remise du cercueil est qu’ils assument de l’enterrer eux-mêmes par leur action, par leur vote.

CR du 27/01/2017

CR du 27/01/2017

Vœux de la maire et logement pour tou.te.s :

Nous nous sommes rendu.e.s à la maison de quartier de la Madeleine où Johanna Rolland prononçait ses vœux pour la nouvelle année, en venant  « à la rencontre » des habitant.e.s.
La rencontre était sélective car d’emblée, certaines personnes ont été contrôlées et interdites d’entrée par les policiers en civil présents. Sans que jamais soit délivré un motif explicite, ni aux concerné.e.s, ni aux autres.
Dans le prolongement du collage, nous avons distribué un tract informatif et revendicatif pour réclamer un logement pour tou.te.s sans condition. Aux informations du collage, nous avons ajouté quelques pistes de solution qui sont forcément connues des pouvoirs publics… puisque l’on peut les trouver sur des sites du gouvernement.

Liens du tract :

Le programme « Un chez soi d’abord« est une expérimentation en France du mouvement Housing First dont le principe de base est d’inverser la logique usuelle appliquée aux personnes sans abri : là où l’on considère qu’il faut être soigné, propre, sobre pour accéder à un hébergement ou un logement, Housing First c’est loger d’abord, sans condition.

Mais cette démarche pose aussi une question intéressante, surtout pour nos élu.e.s qui peuvent choisir entre loger les sans logis et les laisser à la rue : qu’est-ce qui coûte le plus, d’un point de vue humain et d’un point de vue économique ?

D’un point de vue humain, nous ne pouvons que perdre à ne rien faire : en laissant mourir des êtres humains et en perdant ainsi de notre humanité.

D’un point de vue économique ? Aussi, et pas qu’un peu.

Les premières études ont porté sur des groupes de personnes sans abri souffrant de graves troubles mentaux ou d’alcoolisme, des personnes nécessitant des soins importants et réguliers… c’est-à-dire, en termes bassement économiques, des gens qu’il coûte cher de « prendre en charge ». Le principe : proposer à des volontaires un logement, sans condition, en particulier sans exiger qu’illes cessent de boire, et leur donner un suivi médical et social.

Voici par exemple une étude parue en 2009 dans une revue internationale de médecine, sur une expérience menée aux Etats-Unis. Le texte est anglais mais cet article est cité dans les références… des expériences françaises comme Un chez soi d’abord.

L’analyse de coût conclut toujours à une économie tournant autour de 5000$ par personne et par an : il coûte des milliers de dollars ou d’euros de plus de laisser à la rue une personne, que de mettre à sa disposition un logement et un.e travailleur.se social.e.

Il y a même le potentiel pour créer des emplois.

Et cette démarche peut être étendue avec un certain profit à l’ensemble des personnes sans abri volontaires.

Les résultats de l’expérience française, menée dans quatre villes, seront publiés dans le courant de l’année 2017 s’il n’y a pas de retard mais les premiers aperçus sont encourageants.

En comparaison, la question du logement aura occupé environ 10 secondes du discours de la maire,

  • qui nous a rappelé qu’il y avait 2000 logements sociaux à Nantes ; toutefois une famille a quitté la salle en protestant énergiquement, qu’on faisait dégager les pauvres dans cette ville…
  • n’a pas dit un mot du plan grand froid mais peut-être était-ce parce que ce même jour, les personnes sans abris étaient bien dans les rues de la ville. Il est vrai que ce plan est d’une efficacité très relative : annonce du plan grand froid le 16/01, vidéos de Taranis News à Paris du 18/01 ,  du 23/01,
  • ni du traitement qui est infligé aux mineur.e.s isolé.e.s en violation directe avec des conventions internationales signées par la France et les lois françaises elles-mêmes.

Si certaines actions relèvent du préfet comme le plan grand froid, les maires ont des moyens d’action non négligeables et une responsabilité envers les personnes qui se trouvent dans leur ville. Rien n’interdit à un.e maire de mettre des logements vides à disposition des sans logis, par exemple.

Deux personnes ont été expulsées de la salle sans ménagement pendant le buffet.

A l’abordage et quelques membres de Nuit Debout avaient apporté des pancartes qui faisaient curieusement écho à cet incident. Elles ont suscité quelques photos et discussions avec des habitant.e.s du quartier et un vigile.


Marqueurs sur pancartes, auteur.e.s inconnu.e.s, 2017∼

La dernière pancarte fait référence à une conférence raciste qui se tiendra le 3 février à Nantes, dans des locaux mis à disposition par la mairie. Plus d’informations au paragraphe « Faire sauter le Zénith » plus bas !

Pétition et banderole à venir !

 

Présentation de Ma Voix,

expérimentation d’une méthode de représentation apartisane et sans programme. Le principe est de faire élire des personnes qui s’engagent à consulter la population avant chaque vote et de voter en respectant les proportions des différentes réponses issues de la consultation : par exemple 13% de oui, 34 de non, 20 d’opinion différente. L’objectif ? Hacker l’Assemblée nationale en juin 2017.
www.mavoix.info
wiki.mavoix.info
forum.mavoix.info

 

Rencontres avec Bernard Friot sur le thème revenu de base contre salaire à vie :

Bernard Friot défend contre le revenu de base le salaire à vie. Comme expliqué dans cette vidéo d’Usul, le revenu de base est pour lui « une roue de secours du capitalisme » tandis que le salaire à vie a le mérite de réinterroger notre rapport au travail et les tâches que nous valorisons dans la société. Le simple fait que la notion de revenu de base fasse partie des thèmes introduits dans cette campagne présidentielle, avec le féminisme, comme autant de hochets politiques de dernière minute, invite à la méfiance. Le débat prévu au LU était donc très attendu. Il a cependant été annulé mais la projection au Katorza avec le Réseau Salariat a fait salle comble.

Le lendemain, une autre rencontre très informelle a eu lieu avec Friot à B17 dont voici un petit compte-rendu :

Un retour sur la rencontre avec Bernard Friot du samedi 21.
Apéro-débat organisé par le Réseau salariat.

Déjà un petit aperçu de l’ambiance : B17, ses posters anars, son absence de chauffage. Sur les tables, des plats apportés par les participants, des cubis et des packs de bière. Autour une petite trentaine de participants bien couverts, parmi eux un Bernard et trois Nuitdeboutistes, en pourcentage nous étions donc bien représentés (ND Nantes en force !) C., qui n’a pu rester jusqu’au bout, F. et moi-même, Camille. Bref, c’est détendu et bon enfant : au départ ça circule un peu et ça papote beaucoup, on échange avec l’invité de façon informelle.
Pas beaucoup de monde c’est assez surprenant, l’annulation au dernier moment de la conférence prévue la veille a peut être joué, et il y a eu dans l’après-midi une projection au Concorde du film la Sociale en présence de Bernard Friot, qui a elle fait salle comble, nous informent des camarades du Réseau salariat.
On est donc loin de l’ambiance un peu austère d’une vraie conférence débat, quand tout le monde a bien grignoté on amène des chaises et on forme un cercle. On passe aux choses sérieuses mais l’ambiance reste « à la cool ».
A vrai dire tellement à la cool que ce n’est qu’au bout d’une bonne heure qu’un copain se dévoue pour distribuer les tours de paroles parce que c’était vraiment trop le bazar.
La plupart d’entre étions familiers avec le projet défendu par Bernard Friot, donc on a attaqué tout de suite dans le vif du sujet. J’invite tous ceux qui n’ont qu’une vague idée de ce dont il s’agit à regarder l’excellente vidéo d’Usul sur le sujet.
Mais avant de rentrer dans le détail il faut que je précise deux choses.
La première c’est que l’idée de Bernard Friot n’est pas une solution clé en main. Ceux qui s’attendent à un guide qu’il suffirait de suivre en seront pour leur compte. Non, beaucoup de choses restent à penser, à prévoir, à imaginer. Bernard Friot est lui-même quelqu’un de très humble, quand il ne sait pas, il dit tout simplement qu’il ne sait pas. Et nous l’avons souvent poussé hors de son champ d’expertise, et là il était comme nous : simplement quelqu’un qui cherche et qui espère.
La deuxième c’est que son projet est profondément radical, pas juste une mesurette comme le revenu de base. Non là c’est du lourd : un projet pour sortir du capitalisme. Suppression de la propriété lucrative, réappropriation des outils de travail par les travailleurs, organisation coopérative des entreprises… Pour atteindre un tel objectif les délais s’imaginent en décennies.
C’est F. qui inaugure en questionnant Bernard sur les écarts de salaires de son projet (de 1 à 4, donc avec un salaire minimal à 1500€ le maximum est de 6000). Pourquoi tous les salaires ne seraient-ils pas égaux ?
Bernard nous explique que ce facteur 4 est extrapolé de ce qui avait été mis en place au lancement de la sécurité sociale et qui lui semblait donc un écart réaliste (oui c’est vague, je ne me souviens plus du détail). Pour le minimum de 1500€ le chiffre vient tout simplement des revendications de ses amis syndicalistes.
S’ensuit un long débat sur la nécessité de la récompense par le salaire, avec beaucoup de thèmes abordés : le cas des études longues, des travaux pénibles, l’importance de l’intérêt personnel pour le métier qu’on occupe. Quelqu’un relève le fait qu’un système de ce type avantage forcément les plus âgés, qui seraient systématiquement mieux payés que les jeunes qui débutent.
Le débat évolue ensuite sur la question du logement. Dans le projet, la location disparaît, plusieurs pistes sont envisagées : de la gratuité totale des logements jusqu’à l’idée d’un fond de départ (le chiffre de 150 000 € est avancé) qui serait attribué à chacun indistinctement pour acquérir son logement. Mais la question des inégalités entre ville et campagne et entre régions se pose toujours. Un autre obstacle évoqué est le cas des petits propriétaires dont la location de leur bien constitue un revenu vital.
L’idée est que si la propriété lucrative disparaît (il est illégitime de tirer un revenu de quelque chose que l’on ne fait que posséder) la propriété d’usage existe toujours (on est propriétaire du logement que l’on occupe).
On enchaîne ensuite sur un petit aparté : pour Bernard il y a deux types de militants.
Les militants « classiques », qui pensent changer la société au niveau « macro » en transformant les institutions, catégorie à laquelle il dit appartenir. Et les militants de « l’ici et maintenant » : ceux qui se lancent avec les moyens du bord et testent de nouvelles solutions, sans attendre de pouvoir agir sur toute la société (genre nous quoi ^^).
Pour lui les deux démarches se complètent et sont tout aussi importantes, il aimerait que les deux types de militants puissent mieux se comprendre et agir ensembles.
On reprend le débat sur les monnaies locales, pour le coup qui sont clairement un exemple d’action de type « ici et maintenant ». L’objectif serait de s’affranchir de la financiarisation, un problème demeure cependant : s’il est possible de créer de nouvelles monnaies elles sont illégales si elles ne sont pas indexées à l’euro. En l’état elles ne permettent donc qu’un petit protectionnisme local qui repose uniquement sur la bonne volonté des populations.
Mais ne pourrait-on pas se passer totalement d’argent ? Bernard Friot ne penche pas pour ce type de solution : pour lui l’argent est un moyen de normaliser les rapports sociaux, il a donc un effet d’atténuation de la violence. Pour lui dans les sociétés sans argent la violence sociale est beaucoup plus importante, le poids des religions et des traditions empêche presque toute possibilité d’évolution de la société.
Le thème suivant abordé est complexe, on y parle de l’échelle sur laquelle agir : une réforme seulement en France ne constituerait elle pas une forme de repli nationaliste ? Pourrait-elle servir d’exemple et entraîner les autres peuples ? Que penser de l’internationalisme ? Frédéric Lordon est cité à plusieurs reprises.
Ça parle de commerce international, de ressources naturelles rares, au bout d’un moment cela devient philosophique, des expressions comme « production endogène » sont utilisées. Moi je bois ma bière.
La conversation évolue vers la propriété intellectuelle, les brevets, la musique.
On cite en exemple les logiciels libres et l’idée de la licence globale. Puis on aborde le sujet des intermittents du spectacle.
Le statut particulier des intermittents est intéressant, en fait le point qui émerge c’est la possibilité de transformer la société par petits bouts : par métiers ou par secteurs. Pour certains cela peut sembler plus facile ou allant de soi : les journalistes, l’éducation (par exemple les étudiants pourraient devenir fonctionnaire stagiaire dès la première année de thèse).
Enfin on aborde la question des syndicats, pour Bernard, les travailleurs savent souvent mieux que leurs dirigeants comment faire marcher l’entreprise. Et c’est même particulièrement flagrant dans le cas des groupes, les syndicats ont maintenant acquis des connaissances étendues sur leur propres fonctionnement.
Donc c’est simple, c’est aux travailleurs de s’organiser afin de réclamer la propriété de leur entreprise.

Echange sur le thème de la non/violence :

synthèse d’échanges tenus ces dernières semaines avec des membres de diverses organisations non violentes. Des street medics de Nuit Debout Nantes ont rapporté leurs expériences sur le terrain en manifestation. Il ressort de ces échanges que la violence et la non violence sont toujours définies localement par des groupes différents ; ces définitions ne dépassent pas le cadre de ces différents groupes.
Nous sommes quand même heureux.ses d’avoir amené certain.e.s à réviser leur perception de la violence des autres, particulièrement celle qu’illes perçoivent des soit-disant « casseur.se.s ». Ce qui est violent pour l’un.e, détruire du matériel, ne l’est pas pour un.e autre, qui définit la violence comme l’atteinte physique et/ou morale à une personne. Ce n’est pas une raison suffisante pour se rejeter au moment où la convergence des luttes est plus que jamais nécessaire.
Excellent reportage vidéo c’est qui les casseurs ? dans lequel les motivations des un.e.s et des autres sont expliquées directement par les concerné.e.s minutage des définitions de violence et de motivation. Celles des « casseur.se.s » sont à partir de 22 minutes.

Il est particulièrement instructif aujourd’hui que s’opposent des expressions comme « violences contre matériel » (une pensée pour les familles des vitrines…) et « agression publicitaire« . Ce problème de perception de la violence n’est pas qu’une affaire de manifestant.e.s et de policier.ère.s mais engage l’ensemble de notre société.

Faites sauter le Zénith :
Le week-end prochain, la maire met ses locaux à disposition de Jean-Yves Le Gallou… qui viendra propager des thèses racistes et haineuses en toute impunité.
Toute ? non… une contre-manifestation d’irréductibles anti-racistes et anti-fascistes se prépare !

 

Le 21/01, action contre le CETA avec Stop Tafta 44 et le GIGNV :
Quelques photos ici
et là avec leurs explications.

Une centaine de personnes se sont rassemblées ; il faut savoir que de nombreuses réunions avaient lieu le même jour. Une certaine confusion ou un réflexe navrant de certain.e.s passant.e.s : « ah, c’est encore l’aéroport ».

Cette  action se prolongeait par une conférence le 24 avec Frédéric Viale, à l’université de Nantes.
On notera une bien belle perle des Républicains qui ont réussi à retweeter une action contre le CETA alors qu’illes sont pour et s’en félicitent

« Quand le parti « les républicains 44 » retweet notre action dénonçant le vote des leurs eurodéputés en faveur du #CETA amenant poulet lavés au chlore, bœufs aux hormones, OGM,… »

 

CR Morts de la rue, collage et voeux du 15/01/2017

CR Morts de la rue, collage et voeux du 15/01/2017

EDIT : Bruno Le Roux annonce lundi 16/01 midi le lancement du plan grand froid, précisant que aucune personne ne sera laissée sans hébergement, sdf ou migrant.e.

Ce plan grand froid était attendu depuis déjà longtemps. Fallait-il vraiment attendre de descendre sous les -10°C pour le lancer ? Fallait-il attendre 9 morts (chiffre officiel en deçà de la réalité) ?

Est-ce qu’on s’en contente ? Non !

La rue tue plus que le froid et elle tue toute l’année !

Il faut réclamer un logement pour tou.te.s, décent et stable, maintenant et sans condition.

Et nous comptons bien le lui rappeler…

CR du 15/01/2017

Nous avions été contacté.e.s par Sébastien, sans abri et membre de la commission SDF de Paris. Il nous avait communiqué des chiffres effrayants sur la mortalité des sans abris. La rue et l’indifférence tuent.

7000 personnes entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2016 d’après l’INSEE.

Plus d’une personne par jour depuis le 1er janvier 2017.

On meurt en moyenne 30 ans plus tôt à la rue, entre 45 et 49 ans contre environ 80 pour le reste de la population.

Ces données sont établies par l’INSEE et par des collectifs indépendants, ici le collectif des morts de la rue, qui recense, identifie quand possible, et organise des cérémonies pour les personnes décédées et un accueil pour leurs proches.

Des initiatives locales existent pour aider et pour informer, mais ces données ne dépassent pas le cercle de celleux qui sont déjà au courant du problème et engagé.e.s pour améliorer la situation. Nous avons donc décidé de suivre la suggestion de Sébastien, et de diffuser, à notre manière, ces données derrière lesquelles se trouvent des personnes que le pays des droits humains a laissé mourir.

Et comme en plus sa Majesté le ministre « retirons les couvertures aux migrant.e.s par -4°C » était de passage à Nantes, nous avons ajouté une petite dédicace…

Le monument aux morts des 50 otages nous a semblé un bon point de départ. Il permet d’envoyer le message à la préfecture et de rappeler que certaines morts sont invisibilisées.

Et de râler un peu. Quand même.

En parlant d’otages, on a trouvé Arnaud !

« Il faut libérer les Fr… »

Chut, Naunaud, tu te fais du mal pour rien…

Le tribunal, lieu de justice paraît-il, était une suite logique. Notez qu’on ne peut pas coller grand-chose par là-bas…

On s’est baladé.e.s…

Le cinéma Gaumont du centre avait une curieuse façade ce jour-là… TOUS ses écrans de séance affichaient le film de Dany Boon sur le RAID.

Heureusement on a trouvé des gens avec des idées sympas.

Et de l’amour !

On s’est un peu attardé.e.s place Royale… juste un peu… le temps de faire tout le tour.

Enfin, la maire ayant fait installer un arbre à voeux, nous sommes allé.e.s déposer les nôtres : que tou.te.s aient droit et accès à un logement (stable et décent bien sûr), sans condition !

200 affiches au total.

Les réactions des passant.e.s nous ont donné beaucoup d’espoir : illes ont montré un intérêt pour ces informations et beaucoup se sont arrêté.e.s pour les lire alors que nous collions.

Une solidarité est là, à réveiller.

Nuit Debout Strasbourg nous avait déjà fait connaître son action via le peuple des oubliés, que nous relayons donc : des cartes postales à imprimer et adresser au maire ! Cette démarche est une tentative de pallier à l’inertie de leur préfecture, normalement responsable de ces questions.

Et ce n’est qu’un début !

Petit CR avec le Forum de la Dignité le 17/01/2017 : https://www.facebook.com/faitesladignite/videos/1642662656036903/?hc_ref=NEWSFEED

30/12/2016

30/12/2016

Cette année s’achève, avec de gentils mots que nous adressent indirectement Ouest-France. Nous souhaitons aux intéressé.e.s beaucoup d’amour, l’épanouissement professionnel et surtout une bonne santé oculaire et psychologique pour 2017 !

Nous préférerons partager avec vous deux informations, autrement plus importantes :

  • la première est le décompte des morts de la rue sur les deux dernières années par l’INSEE, que nous a transmis la Commission SDF de Nuit Debout Paris République. Malheureusement les chiffres sont en hausse : 7000 personnes décédées, environ 1500 de plus que sur la période 2008-2010.

 

  • la seconde est plus joyeuse : un petit mot nous est parvenu des mineur.e.s isolé.e.s et de leurs soutiens à propos de la journée du samedi 17/12.

Bonjour à toutes et tous,

Nous voulons vous remercier toutes et tous pour la journée de samedi passé.
Grâce à votre aide, nous avons gagné environ 4000 euros qui vont nous aider à financer les papiers (passeports, actes de naissances, transports pour aller aux ambassades…) dont nous avons besoin pour pouvoir être repris-e-s en charge par la protection de l’enfance.
Nous sommes très touché-e-s par votre investissement et nous espérons pouvoir recommencer très vite. Nous nous sommes beaucoup amusé-e-s !
Nous vous souhaitons un très joyeux noël et de bonnes fêtes !
MERCI MERCI MERCI !

Les jeunes exilé-e-s nantais-e-s du collectif MIE.

et un grand merci de la part de tout le collectif, c’était une très belle journée qui restera dans les mémoires 😉

La cuisine de Pol’N et un roulement de cuisinier.ère.s de la soirée, avec la caisse du prix libre

Les galettes, contribution particulièrement appréciée de Nantes en Résistance

Le père Noël de Disco Soupe et ses aides culinaires

Curry de légumes, riz, salade d’endives et pain étaient au menu.

C’est fou tout ce que l’on peut récupérer en fin de marché !

Salade de fruits au dessert

« Quelques » restes ont profité à d’autres personnes, grâce à des bénévoles dévoué.e.s 🙂

Une très bonne année à tou.te.s !