Archives de
Catégorie : Actions

CR du 27/01/2017

CR du 27/01/2017

Vœux de la maire et logement pour tou.te.s :

Nous nous sommes rendu.e.s à la maison de quartier de la Madeleine où Johanna Rolland prononçait ses vœux pour la nouvelle année, en venant  « à la rencontre » des habitant.e.s.
La rencontre était sélective car d’emblée, certaines personnes ont été contrôlées et interdites d’entrée par les policiers en civil présents. Sans que jamais soit délivré un motif explicite, ni aux concerné.e.s, ni aux autres.
Dans le prolongement du collage, nous avons distribué un tract informatif et revendicatif pour réclamer un logement pour tou.te.s sans condition. Aux informations du collage, nous avons ajouté quelques pistes de solution qui sont forcément connues des pouvoirs publics… puisque l’on peut les trouver sur des sites du gouvernement.

Liens du tract :

Le programme « Un chez soi d’abord« est une expérimentation en France du mouvement Housing First dont le principe de base est d’inverser la logique usuelle appliquée aux personnes sans abri : là où l’on considère qu’il faut être soigné, propre, sobre pour accéder à un hébergement ou un logement, Housing First c’est loger d’abord, sans condition.

Mais cette démarche pose aussi une question intéressante, surtout pour nos élu.e.s qui peuvent choisir entre loger les sans logis et les laisser à la rue : qu’est-ce qui coûte le plus, d’un point de vue humain et d’un point de vue économique ?

D’un point de vue humain, nous ne pouvons que perdre à ne rien faire : en laissant mourir des êtres humains et en perdant ainsi de notre humanité.

D’un point de vue économique ? Aussi, et pas qu’un peu.

Les premières études ont porté sur des groupes de personnes sans abri souffrant de graves troubles mentaux ou d’alcoolisme, des personnes nécessitant des soins importants et réguliers… c’est-à-dire, en termes bassement économiques, des gens qu’il coûte cher de « prendre en charge ». Le principe : proposer à des volontaires un logement, sans condition, en particulier sans exiger qu’illes cessent de boire, et leur donner un suivi médical et social.

Voici par exemple une étude parue en 2009 dans une revue internationale de médecine, sur une expérience menée aux Etats-Unis. Le texte est anglais mais cet article est cité dans les références… des expériences françaises comme Un chez soi d’abord.

L’analyse de coût conclut toujours à une économie tournant autour de 5000$ par personne et par an : il coûte des milliers de dollars ou d’euros de plus de laisser à la rue une personne, que de mettre à sa disposition un logement et un.e travailleur.se social.e.

Il y a même le potentiel pour créer des emplois.

Et cette démarche peut être étendue avec un certain profit à l’ensemble des personnes sans abri volontaires.

Les résultats de l’expérience française, menée dans quatre villes, seront publiés dans le courant de l’année 2017 s’il n’y a pas de retard mais les premiers aperçus sont encourageants.

En comparaison, la question du logement aura occupé environ 10 secondes du discours de la maire,

  • qui nous a rappelé qu’il y avait 2000 logements sociaux à Nantes ; toutefois une famille a quitté la salle en protestant énergiquement, qu’on faisait dégager les pauvres dans cette ville…
  • n’a pas dit un mot du plan grand froid mais peut-être était-ce parce que ce même jour, les personnes sans abris étaient bien dans les rues de la ville. Il est vrai que ce plan est d’une efficacité très relative : annonce du plan grand froid le 16/01, vidéos de Taranis News à Paris du 18/01 ,  du 23/01,
  • ni du traitement qui est infligé aux mineur.e.s isolé.e.s en violation directe avec des conventions internationales signées par la France et les lois françaises elles-mêmes.

Si certaines actions relèvent du préfet comme le plan grand froid, les maires ont des moyens d’action non négligeables et une responsabilité envers les personnes qui se trouvent dans leur ville. Rien n’interdit à un.e maire de mettre des logements vides à disposition des sans logis, par exemple.

Deux personnes ont été expulsées de la salle sans ménagement pendant le buffet.

A l’abordage et quelques membres de Nuit Debout avaient apporté des pancartes qui faisaient curieusement écho à cet incident. Elles ont suscité quelques photos et discussions avec des habitant.e.s du quartier et un vigile.


Marqueurs sur pancartes, auteur.e.s inconnu.e.s, 2017∼

La dernière pancarte fait référence à une conférence raciste qui se tiendra le 3 février à Nantes, dans des locaux mis à disposition par la mairie. Plus d’informations au paragraphe « Faire sauter le Zénith » plus bas !

Pétition et banderole à venir !

 

Présentation de Ma Voix,

expérimentation d’une méthode de représentation apartisane et sans programme. Le principe est de faire élire des personnes qui s’engagent à consulter la population avant chaque vote et de voter en respectant les proportions des différentes réponses issues de la consultation : par exemple 13% de oui, 34 de non, 20 d’opinion différente. L’objectif ? Hacker l’Assemblée nationale en juin 2017.
www.mavoix.info
wiki.mavoix.info
forum.mavoix.info

 

Rencontres avec Bernard Friot sur le thème revenu de base contre salaire à vie :

Bernard Friot défend contre le revenu de base le salaire à vie. Comme expliqué dans cette vidéo d’Usul, le revenu de base est pour lui « une roue de secours du capitalisme » tandis que le salaire à vie a le mérite de réinterroger notre rapport au travail et les tâches que nous valorisons dans la société. Le simple fait que la notion de revenu de base fasse partie des thèmes introduits dans cette campagne présidentielle, avec le féminisme, comme autant de hochets politiques de dernière minute, invite à la méfiance. Le débat prévu au LU était donc très attendu. Il a cependant été annulé mais la projection au Katorza avec le Réseau Salariat a fait salle comble.

Le lendemain, une autre rencontre très informelle a eu lieu avec Friot à B17 dont voici un petit compte-rendu :

Un retour sur la rencontre avec Bernard Friot du samedi 21.
Apéro-débat organisé par le Réseau salariat.

Déjà un petit aperçu de l’ambiance : B17, ses posters anars, son absence de chauffage. Sur les tables, des plats apportés par les participants, des cubis et des packs de bière. Autour une petite trentaine de participants bien couverts, parmi eux un Bernard et trois Nuitdeboutistes, en pourcentage nous étions donc bien représentés (ND Nantes en force !) C., qui n’a pu rester jusqu’au bout, F. et moi-même, Camille. Bref, c’est détendu et bon enfant : au départ ça circule un peu et ça papote beaucoup, on échange avec l’invité de façon informelle.
Pas beaucoup de monde c’est assez surprenant, l’annulation au dernier moment de la conférence prévue la veille a peut être joué, et il y a eu dans l’après-midi une projection au Concorde du film la Sociale en présence de Bernard Friot, qui a elle fait salle comble, nous informent des camarades du Réseau salariat.
On est donc loin de l’ambiance un peu austère d’une vraie conférence débat, quand tout le monde a bien grignoté on amène des chaises et on forme un cercle. On passe aux choses sérieuses mais l’ambiance reste « à la cool ».
A vrai dire tellement à la cool que ce n’est qu’au bout d’une bonne heure qu’un copain se dévoue pour distribuer les tours de paroles parce que c’était vraiment trop le bazar.
La plupart d’entre étions familiers avec le projet défendu par Bernard Friot, donc on a attaqué tout de suite dans le vif du sujet. J’invite tous ceux qui n’ont qu’une vague idée de ce dont il s’agit à regarder l’excellente vidéo d’Usul sur le sujet.
Mais avant de rentrer dans le détail il faut que je précise deux choses.
La première c’est que l’idée de Bernard Friot n’est pas une solution clé en main. Ceux qui s’attendent à un guide qu’il suffirait de suivre en seront pour leur compte. Non, beaucoup de choses restent à penser, à prévoir, à imaginer. Bernard Friot est lui-même quelqu’un de très humble, quand il ne sait pas, il dit tout simplement qu’il ne sait pas. Et nous l’avons souvent poussé hors de son champ d’expertise, et là il était comme nous : simplement quelqu’un qui cherche et qui espère.
La deuxième c’est que son projet est profondément radical, pas juste une mesurette comme le revenu de base. Non là c’est du lourd : un projet pour sortir du capitalisme. Suppression de la propriété lucrative, réappropriation des outils de travail par les travailleurs, organisation coopérative des entreprises… Pour atteindre un tel objectif les délais s’imaginent en décennies.
C’est F. qui inaugure en questionnant Bernard sur les écarts de salaires de son projet (de 1 à 4, donc avec un salaire minimal à 1500€ le maximum est de 6000). Pourquoi tous les salaires ne seraient-ils pas égaux ?
Bernard nous explique que ce facteur 4 est extrapolé de ce qui avait été mis en place au lancement de la sécurité sociale et qui lui semblait donc un écart réaliste (oui c’est vague, je ne me souviens plus du détail). Pour le minimum de 1500€ le chiffre vient tout simplement des revendications de ses amis syndicalistes.
S’ensuit un long débat sur la nécessité de la récompense par le salaire, avec beaucoup de thèmes abordés : le cas des études longues, des travaux pénibles, l’importance de l’intérêt personnel pour le métier qu’on occupe. Quelqu’un relève le fait qu’un système de ce type avantage forcément les plus âgés, qui seraient systématiquement mieux payés que les jeunes qui débutent.
Le débat évolue ensuite sur la question du logement. Dans le projet, la location disparaît, plusieurs pistes sont envisagées : de la gratuité totale des logements jusqu’à l’idée d’un fond de départ (le chiffre de 150 000 € est avancé) qui serait attribué à chacun indistinctement pour acquérir son logement. Mais la question des inégalités entre ville et campagne et entre régions se pose toujours. Un autre obstacle évoqué est le cas des petits propriétaires dont la location de leur bien constitue un revenu vital.
L’idée est que si la propriété lucrative disparaît (il est illégitime de tirer un revenu de quelque chose que l’on ne fait que posséder) la propriété d’usage existe toujours (on est propriétaire du logement que l’on occupe).
On enchaîne ensuite sur un petit aparté : pour Bernard il y a deux types de militants.
Les militants « classiques », qui pensent changer la société au niveau « macro » en transformant les institutions, catégorie à laquelle il dit appartenir. Et les militants de « l’ici et maintenant » : ceux qui se lancent avec les moyens du bord et testent de nouvelles solutions, sans attendre de pouvoir agir sur toute la société (genre nous quoi ^^).
Pour lui les deux démarches se complètent et sont tout aussi importantes, il aimerait que les deux types de militants puissent mieux se comprendre et agir ensembles.
On reprend le débat sur les monnaies locales, pour le coup qui sont clairement un exemple d’action de type « ici et maintenant ». L’objectif serait de s’affranchir de la financiarisation, un problème demeure cependant : s’il est possible de créer de nouvelles monnaies elles sont illégales si elles ne sont pas indexées à l’euro. En l’état elles ne permettent donc qu’un petit protectionnisme local qui repose uniquement sur la bonne volonté des populations.
Mais ne pourrait-on pas se passer totalement d’argent ? Bernard Friot ne penche pas pour ce type de solution : pour lui l’argent est un moyen de normaliser les rapports sociaux, il a donc un effet d’atténuation de la violence. Pour lui dans les sociétés sans argent la violence sociale est beaucoup plus importante, le poids des religions et des traditions empêche presque toute possibilité d’évolution de la société.
Le thème suivant abordé est complexe, on y parle de l’échelle sur laquelle agir : une réforme seulement en France ne constituerait elle pas une forme de repli nationaliste ? Pourrait-elle servir d’exemple et entraîner les autres peuples ? Que penser de l’internationalisme ? Frédéric Lordon est cité à plusieurs reprises.
Ça parle de commerce international, de ressources naturelles rares, au bout d’un moment cela devient philosophique, des expressions comme « production endogène » sont utilisées. Moi je bois ma bière.
La conversation évolue vers la propriété intellectuelle, les brevets, la musique.
On cite en exemple les logiciels libres et l’idée de la licence globale. Puis on aborde le sujet des intermittents du spectacle.
Le statut particulier des intermittents est intéressant, en fait le point qui émerge c’est la possibilité de transformer la société par petits bouts : par métiers ou par secteurs. Pour certains cela peut sembler plus facile ou allant de soi : les journalistes, l’éducation (par exemple les étudiants pourraient devenir fonctionnaire stagiaire dès la première année de thèse).
Enfin on aborde la question des syndicats, pour Bernard, les travailleurs savent souvent mieux que leurs dirigeants comment faire marcher l’entreprise. Et c’est même particulièrement flagrant dans le cas des groupes, les syndicats ont maintenant acquis des connaissances étendues sur leur propres fonctionnement.
Donc c’est simple, c’est aux travailleurs de s’organiser afin de réclamer la propriété de leur entreprise.

Echange sur le thème de la non/violence :

synthèse d’échanges tenus ces dernières semaines avec des membres de diverses organisations non violentes. Des street medics de Nuit Debout Nantes ont rapporté leurs expériences sur le terrain en manifestation. Il ressort de ces échanges que la violence et la non violence sont toujours définies localement par des groupes différents ; ces définitions ne dépassent pas le cadre de ces différents groupes.
Nous sommes quand même heureux.ses d’avoir amené certain.e.s à réviser leur perception de la violence des autres, particulièrement celle qu’illes perçoivent des soit-disant « casseur.se.s ». Ce qui est violent pour l’un.e, détruire du matériel, ne l’est pas pour un.e autre, qui définit la violence comme l’atteinte physique et/ou morale à une personne. Ce n’est pas une raison suffisante pour se rejeter au moment où la convergence des luttes est plus que jamais nécessaire.
Excellent reportage vidéo c’est qui les casseurs ? dans lequel les motivations des un.e.s et des autres sont expliquées directement par les concerné.e.s minutage des définitions de violence et de motivation. Celles des « casseur.se.s » sont à partir de 22 minutes.

Il est particulièrement instructif aujourd’hui que s’opposent des expressions comme « violences contre matériel » (une pensée pour les familles des vitrines…) et « agression publicitaire« . Ce problème de perception de la violence n’est pas qu’une affaire de manifestant.e.s et de policier.ère.s mais engage l’ensemble de notre société.

Faites sauter le Zénith :
Le week-end prochain, la maire met ses locaux à disposition de Jean-Yves Le Gallou… qui viendra propager des thèses racistes et haineuses en toute impunité.
Toute ? non… une contre-manifestation d’irréductibles anti-racistes et anti-fascistes se prépare !

 

Le 21/01, action contre le CETA avec Stop Tafta 44 et le GIGNV :
Quelques photos ici
et là avec leurs explications.

Une centaine de personnes se sont rassemblées ; il faut savoir que de nombreuses réunions avaient lieu le même jour. Une certaine confusion ou un réflexe navrant de certain.e.s passant.e.s : « ah, c’est encore l’aéroport ».

Cette  action se prolongeait par une conférence le 24 avec Frédéric Viale, à l’université de Nantes.
On notera une bien belle perle des Républicains qui ont réussi à retweeter une action contre le CETA alors qu’illes sont pour et s’en félicitent

« Quand le parti « les républicains 44 » retweet notre action dénonçant le vote des leurs eurodéputés en faveur du #CETA amenant poulet lavés au chlore, bœufs aux hormones, OGM,… »

 

CR Morts de la rue, collage et voeux du 15/01/2017

CR Morts de la rue, collage et voeux du 15/01/2017

EDIT : Bruno Le Roux annonce lundi 16/01 midi le lancement du plan grand froid, précisant que aucune personne ne sera laissée sans hébergement, sdf ou migrant.e.

Ce plan grand froid était attendu depuis déjà longtemps. Fallait-il vraiment attendre de descendre sous les -10°C pour le lancer ? Fallait-il attendre 9 morts (chiffre officiel en deçà de la réalité) ?

Est-ce qu’on s’en contente ? Non !

La rue tue plus que le froid et elle tue toute l’année !

Il faut réclamer un logement pour tou.te.s, décent et stable, maintenant et sans condition.

Et nous comptons bien le lui rappeler…

CR du 15/01/2017

Nous avions été contacté.e.s par Sébastien, sans abri et membre de la commission SDF de Paris. Il nous avait communiqué des chiffres effrayants sur la mortalité des sans abris. La rue et l’indifférence tuent.

7000 personnes entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2016 d’après l’INSEE.

Plus d’une personne par jour depuis le 1er janvier 2017.

On meurt en moyenne 30 ans plus tôt à la rue, entre 45 et 49 ans contre environ 80 pour le reste de la population.

Ces données sont établies par l’INSEE et par des collectifs indépendants, ici le collectif des morts de la rue, qui recense, identifie quand possible, et organise des cérémonies pour les personnes décédées et un accueil pour leurs proches.

Des initiatives locales existent pour aider et pour informer, mais ces données ne dépassent pas le cercle de celleux qui sont déjà au courant du problème et engagé.e.s pour améliorer la situation. Nous avons donc décidé de suivre la suggestion de Sébastien, et de diffuser, à notre manière, ces données derrière lesquelles se trouvent des personnes que le pays des droits humains a laissé mourir.

Et comme en plus sa Majesté le ministre « retirons les couvertures aux migrant.e.s par -4°C » était de passage à Nantes, nous avons ajouté une petite dédicace…

Le monument aux morts des 50 otages nous a semblé un bon point de départ. Il permet d’envoyer le message à la préfecture et de rappeler que certaines morts sont invisibilisées.

Et de râler un peu. Quand même.

En parlant d’otages, on a trouvé Arnaud !

« Il faut libérer les Fr… »

Chut, Naunaud, tu te fais du mal pour rien…

Le tribunal, lieu de justice paraît-il, était une suite logique. Notez qu’on ne peut pas coller grand-chose par là-bas…

On s’est baladé.e.s…

Le cinéma Gaumont du centre avait une curieuse façade ce jour-là… TOUS ses écrans de séance affichaient le film de Dany Boon sur le RAID.

Heureusement on a trouvé des gens avec des idées sympas.

Et de l’amour !

On s’est un peu attardé.e.s place Royale… juste un peu… le temps de faire tout le tour.

Enfin, la maire ayant fait installer un arbre à voeux, nous sommes allé.e.s déposer les nôtres : que tou.te.s aient droit et accès à un logement (stable et décent bien sûr), sans condition !

200 affiches au total.

Les réactions des passant.e.s nous ont donné beaucoup d’espoir : illes ont montré un intérêt pour ces informations et beaucoup se sont arrêté.e.s pour les lire alors que nous collions.

Une solidarité est là, à réveiller.

Nuit Debout Strasbourg nous avait déjà fait connaître son action via le peuple des oubliés, que nous relayons donc : des cartes postales à imprimer et adresser au maire ! Cette démarche est une tentative de pallier à l’inertie de leur préfecture, normalement responsable de ces questions.

Et ce n’est qu’un début !

Petit CR avec le Forum de la Dignité le 17/01/2017 : https://www.facebook.com/faitesladignite/videos/1642662656036903/?hc_ref=NEWSFEED

CETA walk 07/01/2017

CETA walk 07/01/2017

avec la participation de Stop TAFTA 44, Nuit Debout, Marguerite, et notre aimable playlist : https://www.facebook.com/1762485683993391/videos/1813477958894163/?hc_ref=PAGES_TIMELINE

Manifestation contre le CETA ! Discours du collectif à partir …

Manifestation contre le CETA ! Discours du collectif à partir de la 5ème minute ! 😉

Opublikowany przez Collectif Stop TAFTA 44 – Loire-Atlantique na 7 styczeń 2017

Manifestation contre le CETA ! Discours du collectif à partir …

Manifestation contre le CETA ! Discours du collectif à partir de la 5ème minute ! 😉

Opublikowany przez Collectif Stop TAFTA 44 – Loire-Atlantique na 7 styczeń 2017

« Je me souviens, en 2016 avant que le CETA ET CETERA soit signé, il y avait des gens un peu bizarre qui n’arrêtaient pas de nous faire des problèmes sous prétexte que c’était mauvais, et dangereux…Puis ils râlaient qu’on les avait pas consulté pour ce traité qui les concernait pourtant au premier abord. Ah, évidemment qu’on n’allait pas leur demander leur avis à ces cons, ils auraient été capables de le donner!

Mais bon, vu que la majorité des gens en avaient rien à cirer, on a réussi à faire nos petites affaires tranquille, et voilà, c’est passé. Mais il est pas si mal ce traité, ça nous a permis de développer à fond nos sociétés et de vendre nos produits partout dans le monde, alors qu’avant fallait galérer à mort pour entrer sur le marché européen (oui, ils voulaient qu’on leur prouve que nos trucs étaient pas nocifs avant de nous permettre de les vendre, quelle idée! Comme si on pouvait faire ça, on n’en sait rien nous si c’est nocif, on n’a pas testé, on n’a pas quand même pas que ça à faire). D’ailleurs les autres ils disaient que nos OGM et ajouts chimiques c’était dangereux et que cela allait bousiller la santé des gens, je vois vraiment pas pourquoi.

De toute façon ces gens-là ils passaient leur temps à râler, paraît qu’il y avait trop de gens à la rue, qu’on traitait mal les immigrés, que la démocratie c’était pourri…Bref, des enquiquineurs professionnels. Donc on leur a dit qu’avec le CETA on allait régler tout ça, parce que si nos entreprises se développent, ça fait des emplois et c’est bon pour tout le monde, ça! Alors là ils ont dit que si ça faisait des emplois sous-payés en Roumanie ou en Chine ça allait pas franchement les aider en France, et qu’en plus c’était de l’exploitation de la misère des autres pays..Bref, sont jamais contents ceux-là! En plus pour régler leur problème de démocratie, on avait été sympa nous, on leur avait dit qu’on s’occupait de tout avec les tribunaux d’arbitrage, du coup ils n’avaient plus besoin de s’en préoccuper! Ben non, ils étaient toujours pas contents…Pffff…

Enfin le traité est passé et on a pu ajouter tout ce qu’on voulait à la nourriture pour la rendre moins chère et plus durable (bah oui, on est des bienfaiteurs en fait)…Bon, du coup on a peut-être ajouté un peu trop…Mais c’est pas nous les responsables, nous on vend et les gens ils achètent et puis c’est tout. On a même créé une filière bio (bah oui, c’est notre associé qui décide de l’attribution ou non du label). De toute façon tout ça c’est encore la faute des Zadistes. »

Marguerite n’est pas moche. Elle n’a pas le physique facile.

En même temps elle était censée rester recevoir des injections d’hormones en mangeant du maïs OMG… pas se balader ! Quelle idée !

Déambulations post-mortem sous l’oeil indolent de Marguerite des badauds.

 

 » Quand les multinationales essaient de nous vendre du rêve, ça sent la magouille…On avait décidé de s’opposer à leur traité CETA pleurer, mais bon, ils ont quand même fini par le faire passer, en douce, sans consultation du peuple…Pour occuper les gens ils avaient passé leur temps à parler de terrorisme et des Musulmans sur les chaînes TV, puis quand on avait voulu protester ils avaient sorti l’Etat d’Urgence et nous avaient tous accusé d’éco-terrorisme… j’me souviens qu’on s’était même fait traité de Zadistes antifas anrcho-fachistes altermondialistes islamo-compatibles (on avait rien répondu vu qu’on avait rien compris).

Comme on l’avait prédit, leurs saletés chimiques n’ont pas tardé à envahir les supermarchés et les assiettes, et la santé des gens a commencé à se détériorer en masse. Enfin, ça s’est pas vu tout de suite, du coup les gens ne nous croyaient pas au début, puis quand ils se sont aperçus du problème, c’était déjà trop tard, évidemment…Ils ont essayé de nous avoir avec leur saleté de boeuf aux hormones (ça rend le cerveau complètement abruti en plus des problèmes physique), puis la javel dans le poulet ça a pour effet d’annihiler toute volonté…Mais bon, sont un peu con-con quand même, ce truc ça risque pas de marcher sur des végétaliens…

Alors ils ont décidé de nous avoir en décrétant que toute production agricole faite hors de leurs normes, et hors de leurs circuits était un délit, et ils ont commencé à faire interdire toute agriculture bio indépendante en prétextant du manque à gagner sur les marchés… On leur a dit d’aller se faire voir et on a continué, mais ils nous ont envoyé l’armée et ont fait évacuer les lieux, du coup toute l’agriculture est tombée sous leur coupe, et on n’a plus réussi à échapper aux OGM. La seule résistance qui a eu lieu s’est retrouvée avec un procès et des milliards de milliards d’euros de dédommagements à payer (ils avaient calculé tout le manque à gagner jusqu’à l’an 1 +++ , en fait jusqu’à ce que leurs machines rendent l’âme).

Mais on n’est pas battu! La résistance est toujours là, même s’ils parviennent à aveugler des milliers de gens sur leur vraie nature, nous avons les yeux bien ouverts! Face aux apôtres de la consommation de n’importe quoi, Résistance et lucidité! ZAD partout! « 

 

Enfin, les zombies, dans un élan d’amour pacifique, se sont élancé.e.s professer leur foi dans le MacDo de Feydeau, avant de revenir sans aucun dommage et chargé.e.s de cadeaux pour leur idole.

Marguerite est depuis montée vers de plus hautes sphères.

Paix à ses antibiotiques.

Manifestation contre le CETA ! Discours du collectif à partir …

Manifestation contre le CETA ! Discours du collectif à partir de la 5ème minute ! 😉

Opublikowany przez Collectif Stop TAFTA 44 – Loire-Atlantique na 7 styczeń 2017

17-18/12/2016

17-18/12/2016

Banquet du 17 à Nantes : un succès ! photos à venir.

Le collectif de soutien aux mineur.e.s isolé.e.s, Nuit Debout Nantes, Nuit Debout St Nazaire, Disco Soupe, DLC, des membres d’autres collectifs… ont permis, avec l’aide des mineur.e.s elleux-mêmes, de tenir une bien belle après-midi et une soirée.

Nous avons dépassé les 200 services, en particulier avec le dahl préparé par nos cuisiniers improvisés, trois jeunes venus du Pakistan, qui a eu un beau succès. Ils ont relevé le défi de cuisiner un plat épicé de leur pays d’origine, avec des légumes qu’ils ne connaissaient pas comme le potimarron. A en croire les réactions des personnes servies ce soir-là, c’était une réussite !

Le groupe Calyps’Atlantic a tenu son concert entre 15 et 19h, heure à laquelle le banquet a commencé et Disco Soupe nous a rejoint.

La soirée dansante a été particulièrement enflammée avec des danseur.se.s à fond, qu’il a été difficile d’arrêter à la fin d’ailleurs…

L’atelier maquillage proposait du henné, juste à côté d’un stand de dessin qui a permis à certain.e.s jeunes de s’exprimer sur leur parcours, leurs espoirs, leurs messages… De l’autre côté de la salle, des témoignages sur leur situation étaient affichés, montrant les préjugés des personnes chargé.e.s officiellement d’évaluer l’âge des jeunes, le non respect des obligations de les informer sur les effets des procédures, le jeu de pressions et de flicages via les hôtelier.ière.s.

Le lendemain nous avons établi une connexion avec Paris République où se tenait la Journée de la dignité -malgré quelques soucis techniques :  https://www.facebook.com/NuitDeboutParisOff/videos/303173293411876/

Photos à venir et peut-être d’autres vidéos.

Quelques images du Puy en Velay :

le Sapin de la Dignité

La marche de soutien : environ 200 personnes
Mobilisation marseillaise :

CR du 09/09/2016

CR du 09/09/2016

Effectif : 8 à 12 personnes selon le moment ont participé à l’atelier thématique. Un autre groupe, celui des Street Medics, organisait une réunion pour se préparer à la manifestation du 15/09.
Objectif : présentation de Hacker Citizen, préparation d’affiches d’éducation populaire pour le 15/09.

Hacker Citizen : David, qui possède déjà un exemplaire de l’ouvrage en tant que co-financeur de sa campagne Kickstarter, a réalisé une présentation orientée vers l’action, en feuilletant et expliquant rapidement certains des hacks proposés, avant d’engager la discussion sur leur faisabilité et leur impact. Ces hacks sont rassemblés en thématiques : la surveillance, la culture, le partage, la ville… et de nature très diversifiée, pouvant ainsi répondre aux différentes sensibilités de personnes souhaitant se réapproprier l’espace public. Cette « lecture » rapide a très vite mis le groupe de bonne humeur, certains hacks ayant un potentiel humoristique indéniable qu’il a été choisi de retranscrire ici.
La surveillance : on trouve déjà trois types de hacks, ceux qui visent à rendre visibles les dispositifs de surveillance et susciter l’interrogation sur leur présence, ceux qui envoient concrètement un message à ces dispositifs et ceux qui visent à en protéger les individus.
Dans la première catégorie, on trouve des « caméras festives » de vidéosurveillance, équipées d’un petit chapeau coloré ou de serpentins, ou simplement entourées d’un peu de couleur. Dans la même logique, lorsque des drones ou autres engins volants sont utilisés, dessiner leur ombre au sol aide à visibiliser le passage fugitif de ces grands timides.
Ces actions de visibilisation ont pour mérite de faire prendre conscience de la présence de ces dispositifs et de permettre ainsi une réflexion sur leur utilité.
Dans la deuxième, il s’agit d’envoyer un message : inscrit sur un ballon à hélium ou un panneau fixé dans l’axe de la caméra ou sur des parapluies. Des parapluies avaient déjà fait entendre leur voix lors de la campagne du « référendum » autour de l’aéroport de NDDL. Pas la commission de contrôle des votes, hélas.
Enfin la troisième rassemble quelques initiatives visant à protéger les individus. Pour le téléphone, une toile anti-ondes ou en fil d’argent peut se transformer en une pochette protectrice. Pour la reconnaissance faciale : une bande de maquillage qui coupe le visage (option hommage puissant à David Bowie) ; un t-shirt avec plusieurs visages imprimés dessus (pour lequel nous n’avons pas trouvé de raison esthétique supplémentaire, désolé.e.s) ou encore le port d’une perruque correctement ajustée aux traits du visage. A noter que cette technique est déjà sponsorisée par certains agents de la BAC qui semblent souffrir de la tyrannie du 6mm capillaire.

Beaucoup de hacks ont pour objet la publicité, ce qui n’est pas étonnant quand on voit la place qu’elle occupe dans nos vies. Une idée qui a beaucoup plu est celle du pochoir lumineux, qui se présente sous la forme d’une affiche ou d’un carton découpé à la forme choisie et scotché sur le panneau lumineux qui reste ainsi intact, facile à rendre à sa fonction première, mais diffuse un autre message. Dans le même fil d’idées, des bulles de dialogue ou des boutons « ignorer cette publicité » ou « signaler un contenu discriminatoire » sont réalisables avec très peu de moyens. L’ouvrage propose aussi d’éteindre certaines enseignes publicitaires qui possèdent un interrupteur externe à disposition des pompiers : si l’objectif de rendre invisible quelque chose qui est omniprésent est intéressant, la réflexion a été faite que cette action risque de passer pour de simples pannes, sans susciter plus d’interrogation sur la place de la publicité. Des panneaux « pas encore piratés » n’ont pas rencontré beaucoup d’enthousiasme dans la mesure où le message pourrait passer pour de la menace et ne porte pas non plus à réflexion. Le Pixel Art de pub, qui consiste à découper des carrés d’affiche, est intéressant mais semble plus adapté aux affiches de métro parisien. En fait beaucoup de techniques proposées sont modelées sur le mobilier urbain de Paris et demanderaient un peu d’adaptation en province. Il serait toutefois possible de pixeliser des panneaux en pochoir lumineux ou à base de post-its. Des QR codes peuvent être générés facilement et servir à détourner des publicités vers un contenu informatif, humoristique, poétique… Ce détournement peut se faire aussi sous la forme de modes d’emploi alternatifs.
D’autres hacks visent à embellir la ville ou lui donner localement un autre sens. Des compas urbains aux sorties de métro parisien pourraient être adaptés pour les gares et les arrêts de tram ou de bus. Des graffitis sonores ont été évoqués mais demandent beaucoup de moyens et semblent fragiles. D’autres graffitis, végétaux (à base de mousse) ou par nettoyage des surfaces, sont plus intéressants. La fresque inspirée de l’Angélus de Millet sur les murs du CHU montre de plus que la méthode est applicable à des œuvres complexes.

Une série de hacks permet de rendre visible ou créer des ressources disponibles pour les personnes, en particulier celles qui passent dans la rue, sans abris ou simples voyageur.se.s. Par exemple, les wifis gratuits ou sans code peuvent être indiqués, de même que les prises électriques. Des nouvelles indications peuvent apparaître sur les cartes ou plans, informant de la possibilité de récupérer de la nourriture (ou autre chose) gratuitement via les fins de marché, des dépôts… Des œuvres libres de droit peuvent être diffusées à travers des affiches ou ajoutées aux rayons des enseignes vendant de la musique, des films, des livres… Il existe aussi une bibliothèque de rue sur l’île de Nantes. Enfin, des « dead drops », clés usb libres, peuvent être disséminées dans la ville, avec ces mêmes types de contenus.
Le livre propose aussi de créer des abris à partir des bancs pour les personnes vivant dans la rue ; le modèle en question étant un banc parisien, l’idée demande adaptation. Toujours pour ces personnes, des expositions urbaines peuvent détourner les dispositifs qui visent à les chasser comme les très humaines piques anti-SDF. Il y en a quelques-unes à Nantes. Des mini-rampes d’accès pour fauteuils roulants, que l’auteur propose d’imprimer en 3D, semblent réalisables avec moins de moyens. Elles peuvent ensuite être collées, ou rester amovibles (il serait alors utile de les rattacher à un dispositif fixe et de les signaler).
Dans un registre plus simplement esthétique, les bombes à graines sont des petits sachets de graines à lancer pour faire pousser des plantes dans des endroits inaccessibles. Des nids urbains, petites maisons à oiseaux en papier ou carton, peuvent se fixer sur des arbres, grillages et lampadaires. Depuis quelques années, deux artistes britanniques s’en sont même fait une spécialité, dans une démarche de protection des oiseaux, et font fleurir leurs Spontaneous Cities un peu partout. De nuit, les ombres portées du mobilier urbain peuvent servir de base à un dessin au sol qui les transforme.
Et bien d’autres… le livre sortira pour tout le monde le 3 octobre. Non seulement il contient des connaissances inattendues sur l’organisation de l’espace public mais il donne beaucoup d’idées !

Les affiches d’éducation populaire pour la manifestation du 15/09 : l’objectif était de préparer de quoi retapisser des publicités ou vitrines de banques, sans dégât, tout en communiquant sur les arrangements auxquelles elles se prêtent pour maximiser les profits. Initialement, il s’agissait de pointer des pratiques illégales, mais après recherches, et constat d’une législation excessivement souple pour les banques, il paraît nécessaire de réorienter la communication. Tout ce qui est légal est-il normal ?

De nouvelles affiches pour Nuit Debout ou Radio Cayenne sont en cours de réalisation.

Le projet Mumble progresse petit à petit… les conditions techniques d’un test pour la semaine prochaine sont désormais réunies !

Des réflexions ont aussi été menées sur l’installation de nouveaux abris et sources d’énergie autonomes. Un format ultra léger est pour le moment privilégié, à base de bâches et de cordes, et l’on rêve de s’alimenter avec un générateur type dynamo relié à un vélo. Affaire à suivre…

Gazette Debout lance un appel à publications ouvert à toutes les villes.

Si vous souhaitez rejoindre ou proposer une action, vous pouvez prendre contact via le FB, les commentaires du site, ou en nous rejoignant le vendredi soir à partir de 19h sur la place du Bouffay. Les bonnes volontés et les propositions sont plus que bienvenues !

Commission Action du 04/05/2016

Commission Action du 04/05/2016

Étiquette :

  • graphisme type « élu produit de l’année » ?
  • visuel commun à toutes les étiquettes afin de pouvoir les identifier et les reconnaître.
  • faire apparaître le nom de la marque visée.
  • faire apparaître la raison (« Monsanto », « Israël »…)
  • faire apparaître des alternatives s’il y en a, ou juste faire réfléchir à d’autres possibilités.
  • mettre un lien qui redirige vers un site ou une page présentant le détail des informations concernant la marque controversée, des sources…
  • chaque personne ayant envie d’agir choisi sa lutte et ce qui la touche particulièrement, ainsi que ses objets de travail, et partage le fruit de ses recherches sur le Framapad créé pour cela, afin de le mettre à disposition des autres.
  • création d’une adresse mail « commune » afin de pouvoir administrer collectivement le Framapad.
  • sur le site ou la page, trier les fichiers types pour les étiqueter par thématiques (« Environnement », « Soutien à des systèmes d’oppression »…), puis par marques avec les différentes planches existantes.
  • chacun-e est libre d’imprimer les planches d’étiquettes qu’il-elle souhaite utiliser selon les thématiques qu’il-elle choisit.

 

Outils :

  • Framapad
    • « The change book » (à voir si besoin par la suite)

 

Autres :

  • idée de travailler en alternant grand groupe/petits groupes au sein de la commission afin de se répartir les tâches et les objets de travail plus efficacement, ainsi que de permettre à chacun-e de trouver sa place dans la commission et de prendre la parole plus facilement.
  • idée d’action « débloquez tout » à mettre au travail au sein de la commission.
  • idée d’instaurer un rdv régulier pour la commission : tous les mercredis ?
Commission Actions du 27/04/2016

Commission Actions du 27/04/2016

Préambule : Les membres de la commission s’interrogent sur le sens à donner au mouvement. Certains souhaitent agir, au-delà des échanges en AG et mettre en place des actions concrètes pour se faire entendre. Ces actions sont envisagées pour inciter d’autres personnes à rejoindre Nuit Debout. Le principe retenu est de trouver des actions qui aient du sens, de cibler un objectif commun sans se disperser et de s’assurer que ce ne soit pas mal interprété par le grand public. L’idée est que ces actions soient concrètes et s’inscrivent dans la stratégie « du grain de sable qui s’invite un peu partout pour faire dérailler le cours normal des choses ».

Après discussions, plusieurs actions sont retenues :

  • une représentation massive du mouvement dans les instances du pouvoir (Conseils Municipaux, Assemblée Nationale) afin de manifester par sa présence son opposition à certains projets.
  • réaliser des autocollants en grand nombre pour informer les consommateurs sur entreprises qui ne payent pas leurs impôts en France ou qui pratiquent l’évasion fiscale. Ces autocollants pourraient être déposés de façon récurrente sur certains produits ou dans certains établissements préalablement listés. Le message rédigé sur ces autocollants pourrait contenir une alternative (ex : une information sur une autre façon de consommer, une réorientation vers d’autres lieux de consommation « écocitoyens », vers un site internet…). Coût prévisionnel de l’action : 8€ pour 2 500 autocollants. Certains membres de la commission relèvent que le message inscrit sur les autocollants ne devra pas stigmatiser les gens qui travaillent dans ces entreprises. Lieux de distribution des autocollants : Place du Bouffay pendant les AG.

Exemple :

Capture

 

  • informer et développer la création d’épiceries associatives, autogérées, locales et solidaires. Ces GASE (Groupement d’Achat à Service Épicerie) existent déjà à Rezé et à Chantenay, l’objectif serait de communiquer sur cette alternative à la consommation. Une personne nous a parlé des « yes men » et de leurs actions, et un jeune homme nous a parlé d’un film : « 8 Wonderland« . Les membres de la commission envisagent de se réunir en petits groupes de travail pour travailler sur ces actions avant de les soumettre au vote à l’AG.